Toutes les questions que vous vous posez (sans doute) sur la réforme du bac

Article mis à jour le 14 février 2020
Notre foire aux questions de la réforme devrait vous aider à dissiper ces zones d’ombre  ! 

La réforme du Bac 2021 est venue bouleverser l’organisation de la scolarité au lycée et l’examen du baccalauréat. Comme beaucoup de parents et d’élèves, sans doute peinez-vous à y voir clair au sujet du déroulement, de la teneur et surtout des implications de cette réforme. Notre foire aux questions de la réforme devrait vous aider à dissiper ces zones d’ombre !

Tout savoir sur les objectifs et les contenus de la réforme.

Quels sont les motifs et les objectifs de cette réforme ?

Le ministère de l’Éducation nationale avance 3 raisons principales pour motiver cette réforme :

  • L’insuffisante préparation des lycéens aux exigences du supérieur, alors même que le baccalauréat est une condition d’accès aux études universitaires : en 2017, seuls un peu plus de 40 % des bacheliers avaient réussi leur première année de licence, soit un taux d’échec de 60 %.
  • Le trop grand nombre de disciplines évaluées, alors que tous les examens équivalents en Europe reposent sur un nombre bien plus réduit d’épreuves terminales.
  • Le calendrier trop resserré du baccalauréat : la concentration d’un grand nombre d’épreuves sur un temps très court pose des problèmes d’organisation et ne permet pas d’évaluer les efforts et la progression des candidats.

Simplifier l’examen du baccalauréat, en faire un « véritable tremplin vers la réussite dans l’enseignement supérieur » et mieux prendre en compte le travail réalisé sur l’année sont donc les objectifs de cette réforme du baccalauréat.

En quoi le nouveau bac prépare-t-il mieux aux études supérieures ?

La nouvelle organisation de la scolarité au lycée vise donc à mieux accompagner les élèves tout au long de leur parcours, pour les préparer progressivement aux exigences du supérieur et les aider à faire les bons choix d’orientation.

En seconde, les élèves passent en début d’année des tests de positionnement en français et en mathématiques. Le but est d’identifier les acquis et les besoins de chacun et de proposer un accompagnement personnalisé adapté pour remédier aux difficultés éventuelles. Ces heures de soutien et de renforcement scolaire sont proposées de la seconde à la terminale, le volume horaire étant déterminé en fonction des besoins des élèves.

L’introduction des spécialités en classe de première invite les élèves à réfléchir dès la seconde à leurs aspirations et à leurs goûts. Leur étude leur permet d’acquérir des connaissances approfondies dans des enseignements-clés pour leur parcours et leur réussite dans le supérieur.

Pour faciliter notamment le choix des spécialités, l’aide à l’orientation est renforcée : 54 h annuelles sont consacrées de la seconde à la terminale à la découverte du monde professionnel, des formations et des débouchés de l’enseignement supérieur. Plusieurs manifestations sont organisées chaque année : semaines de l’orientation, forum des métiers, période d’observation en milieu professionnel, etc.

Quel est le calendrier de la réforme ?

L’entrée en vigueur de la réforme, entamée en septembre 2018 avec la classe de seconde, se poursuivra jusqu’à la rentrée 2020.

En 2019-2020, c’est la classe de première qui a été impactée par la réforme, avec l’application de nouveaux horaires et de nouveaux programmes et l’organisation des nouvelles épreuves du baccalauréat (les épreuves communes du contrôle continu et les épreuves anticipées de français).

À la rentrée 2020, la réforme sera mise en œuvre pour la classe de terminale et la première session du nouveau baccalauréat sera organisée en juin 2021.

Quels sont les principaux changements apportés par cette réforme ?

Les principaux changements engendrés par la réforme du bac sont les suivants :

  • Les séries générales (ES, S, L) disparaissent. Cette disparition sera achevée à la rentrée 2020, avec l’entrée en terminale de de la première cohorte d’élèves concernés par la réforme.
  • En fin de 2de, les élèves s’orientant vers la voie générale doivent choisir 3 spécialités pour l’année de 1re, qui s’ajoutent aux enseignements de tronc commun.
  • L’introduction du contrôle continu, qui comptera pour 40 % dans la note finale du baccalauréat.
  • La moindre importance de l’examen final, qui ne comptera donc plus que pour 60 % de la note.
  • La réduction du nombre d’épreuves finales à l’examen : 5 épreuves seulement (1 en première et 4 en terminale), pour tous les candidats, en voie générale comme en séries technologiques.
  • La mise en place d’un « grand oral », qui fera partie des 4 épreuves passées en terminale.

Tout savoir sur les nouveautés en seconde, première et terminale.

Qu’est-ce qui a changé en seconde ?

Le principal changement est bien sûr lié au choix, en fin d’année, des 3 enseignements de spécialité qui seront étudiés en classe de première, dans le cas d’une orientation en première générale.

Du côté des matières enseignées, les évolutions concernent la disparition des enseignements d’exploration – les SES font désormais partie des enseignements de tronc commun – et l’apparition de la matière : « sciences numériques et technologie ».

La vocation de cette année scolaire reste cependant la même : la 2de est à la fois classe de consolidation – d’où l’introduction des tests de positionnement en début d’année – et de détermination, avec les choix d’orientation pour la classe de 1re.

Qu’est-ce qui a changé en première générale ?

Depuis la rentrée 2019, tous les élèves de première générale suivent 3 enseignements de spécialité choisis en fin de seconde. Le volume horaire de chacune de ces spécialités est de 4 h. S’y ajoutent des cours communs en français (4 h), histoire-géo et (3 h), langues vivantes 1 et 2 (4 h30), enseignement scientifique (2 h), sport (2h).

À l’exception du français, tous ces enseignements communs font l’objet d’épreuves communes de contrôle continu, organisées au cours des deuxième trimestre et au troisième trimestre. La spécialité qui ne sera pas poursuivie en terminale est également évaluée par une épreuve commune organisée au mois de mai.

Le français est toujours évalué par une épreuve anticipée portant sur l’écrit et sur l’oral et organisée au mois de juin.

Qu’est-ce qui va changer en terminale générale ?

À partir de la rentrée 2020, tous les élèves de terminale générale poursuivront l’étude des 2 enseignements de spécialité qu’ils auront choisi de conserver. Le volume horaire de chacune de ces spécialités passera de 4 h à 6 h. S’y ajouteront des cours communs en philosophie (4 h), histoire-géo et (3 h), langues vivantes 1 et 2 (4 h), enseignement scientifique (2 h), sport (2h).

À l’exception de la philosophie, tous ces enseignements communs font l’objet d’épreuves communes de contrôle continu, organisées au troisième trimestre.

Quels changements pour les séries technologiques ?

Si les 8 séries technologiques sont maintenues (STMG, ST2S, STHR, STI2D, S2TMD, STL, ST2A, STAV), la réforme du bac concerne également la voie technologique, selon le même calendrier. Ce qui change :

  • Les enseignements se partagent entre enseignements communs et disciplines de spécialité* (3 en première, 2 en terminale). Les cours communs concernent le français, la philo, l’histoire-géo-EMC, les mathématiques, les langues vivantes et l’EPS.
  • L’examen du baccalauréat est modifié de la même façon qu’en voie générale :
  • Il repose à 40 % sur du contrôle continu et à 60 % sur des épreuves terminales.
  • Le contrôle continu comprend 3 sessions d’épreuves communes organisées en 1re et en terminale et les bulletins scolaires de 1re et de terminale.
  • En terminale, les élèves passent 4 épreuves terminales : la philosophie, le grand oral et 2 épreuves de spécialité.

*En voie technologique, c’est le choix de la série qui détermine les spécialités qui seront suivies en première et en terminale.

 Tout savoir sur le choix des spécialités.

Quelles sont les spécialités proposées en voie générale ?

Depuis l’année scolaire 2018-2019, les élèves optant pour une première générale doivent choisir 3 enseignements de spécialité chacun parmi un choix de 12. En terminale, seules 2 des 3 spécialités choisies pourront être conservées. Il est bien sûr recommandé de se renseigner sur le contenu et les objectifs des différentes spécialités avant de faire son choix !

Les spécialités en arts, lettres et sciences humaines :

  • Arts (se décline en 7 sous-spécialités, l’élève ne pouvant en choisir qu’une : cinéma-audiovisuel, histoire des arts, théâtre, musique, arts du cirque, danse, arts plastiques)
  • Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques
  • Humanités, littérature et philosophie
  • Langues, littératures et cultures étrangères
  • Littérature, langues et cultures de l’Antiquité
  • Sciences économiques et sociales

Les spécialités en sciences et technologies :

  • Biologie-écologie
  • Mathématiques
  • Numérique et sciences informatiques
  • Physique-chimie
  • Sciences de la vie et de la Terre
  • Sciences de l’ingénieur

Tous les lycées proposent-ils l’intégralité des enseignements de spécialité ?

Non, les 12 spécialités existantes ne sont pas proposées dans chaque lycée.

L’accès aux 7 spécialités les plus courantes – mathématiques ; physique-chimie ; SVT ; SES histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ; humanités, littérature et philosophie ; langues, littératures et cultures étrangères – ne pose pas de problème, on les trouve normalement dans chaque établissement.

Les cinq autres spécialités – soit arts, LLCA (langues, littérature et cultures de l’Antiquité), numérique et sciences informatiques, sciences de l’ingénieur – font l’objet d’une offre académique voire nationale, par exemple pour les sous-spécialités artistiques les plus rares. Selon le projet envisagé, il peut donc être nécessaire de changer de lycée, d’académie ou d’étudier par le biais du CNED

La spécialité biologie-écologie n’est proposée que dans les lycées agricoles.

Pour connaître l’offre d’un établissement, on peut consulter ce site 

Y a-t-il des spécialités obligatoires pour accéder à certaines formations ?

Le ministère de l’Éducation nationale est formel : « aucune formation ne peut exiger de la part d’un élève une combinaison d’enseignements de spécialité en particulier ou exclure l’examen du dossier d’un lycéen qui aurait choisi tel ou tel enseignement de spécialité. Pour chaque formation supérieure, plusieurs combinaisons d’enseignement de spécialités sont possibles ».

Cependant, si plusieurs combinaisons sont toujours possibles pour une même formation, la présence d’une spécialité précise dans ce duo peut être fortement conseillée voire obligatoire.

Par exemple, si le projet d’orientation concerne :

  • Une CPGE scientifique MPSI ou MPI, une école d’ingénieur postbac (notamment via les concours Advance, Avenir, Geipi-Polytech, Puissance Alpha) = spécialité mathématiques obligatoire + 1 autre spécialité scientifique (physique-chimie ou sciences de l’ingénieur)
  • Une CPGE scientifique PCSI ou PTSI = spécialité physique-chimie obligatoire + 1 autre spécialité scientifique (mathématiques ou sciences de l’ingénieur).
  • Une CPGE économique et commerciale, une école de commerce post bac ou une CPGE lettres et sciences sociales = mathématiques (spécialité ou option) obligatoires.
  • Le parcours spécifique santé PASS (ex PACES) = spécialité physique-chimie fortement conseillée.

Comment choisir ses spécialités de première ?

Il faut bien sûr prendre en compte les résultats obtenus en seconde dans les matières correspondantes, son goût personnel pour telle ou telle spécialité, et éventuellement l’offre proposée par son établissement.

Il est surtout indispensable d’avoir suffisamment réfléchi à son projet d’orientation, le choix des spécialités devant aussi se faire en fonction des compétences exigées par les formations post bac en lien avec ce projet.

Si cette réflexion n’est pas encore très avancée, on peut commencer par consulter le site Horizon 2021, mis en ligne par le ministère de l’Éducation nationale.  Il permet de tester des combinaisons de spécialités afin de savoir à quelles formations ou métiers elles peuvent mener. La plateforme Parcoursup communique également les connaissances et compétences attendues chez les candidats pour chacune des formations proposées.

Comment choisir ses spécialités de terminale ?

La spécialité abandonnée en fin de première générale fait l’objet, au mois de mai, d’une épreuve commune de contrôle continu. Chaque élève est donc invité à communiquer les spécialités qu’il souhaite conserver en terminale en amont du conseil de classe du deuxième trimestre.

Pour faire ce choix, il faut avant tout avoir à l’esprit que les épreuves finales des deux spécialités pèseront lourd à l’examen, puisque chacune sera dotée d’un coefficient de 16 : mieux vaut donc, si possible, abandonner la spécialité dans laquelle on a le moins réussi en première.

Le choix des spécialités se fera aussi en fonction des compétences exigées par les formations postbac en lien avec le projet d’orientation. La plateforme Parcoursup communique les connaissances et compétences attendues chez les candidats pour chacune des formations proposées : les consulter peut être utile pour affiner son choix.

Le goût personnel est également à prendre en compte : le volume horaire hebdomadaire de chaque enseignement de spécialité est de 6 heures en terminale, sans compter le travail personnel. Consacrer une grande partie de son temps à une matière qu’on n’apprécie que modérément peut devenir rapidement pesant.

Peut-on changer de spécialité entre la première et la terminale ?

Non, ou de façon très exceptionnelle. Une telle demande devrait être motivée par des raisons impératives (liées à une poursuite d’études bien précise) et serait soumise à l’approbation du conseil de classe.  Rattraper tout le programme de l’année de première demanderait par ailleurs un travail et des efforts conséquents à l’élève qui ferait ce choix.

Le conseil de classe peut-il s’opposer au choix de spécialités de la famille ?

Non. La décision d’orientation définitive prise par le conseil de classe du 3e trimestre porte uniquement sur la voie d’orientation demandée par la famille (passage en 1re générale, en 1re technologique ou réorientation). Le choix des spécialités pour la 1re générale, quant à lui, ne peut faire l’objet que de simples recommandations de la part du conseil de classe.

Toutefois, si le conseil de classe émet de fortes réserves quant à la capacité de l’élève à réussir dans l’enseignement de spécialité demandé, mieux vaut en tenir compte et envisager une autre option ; et si cette spécialité est décidément indispensable au regard du projet postbac, une remise à niveau ou un accompagnement sont à prévoir pour garantir des résultats suffisants.

Tout savoir sur les mathématiques en première et terminale.

Peut-on se passer des mathématiques en première ?

La spécialité mathématiques a de loin été la plus choisie par la première cohorte d’élèves concernés par la réforme : 64 % d’entre eux l’ont demandée, la physique-chimie arrivant deuxième avec 43,5 % des demandes. L’absence des mathématiques dans le tronc commun a donc conduit une large majorité d’élèves à les choisir en spécialité, sans doute par crainte de se fermer des portes au moment de l’orientation dans le supérieur.

Le niveau relevé de l’enseignement a fait regretter leur choix à beaucoup : le programme s’inspire largement de celui de la feue première S et les élèves qui avaient des résultats déjà moyens en seconde ont vu leurs notes plonger en première.

Opter pour la spécialité mathématiques en fin de 2de doit donc correspondre à un vrai choix – motivé par le goût pour la matière ou un projet d’études qui la rende incontournable – et justifié par un niveau suffisant.  Si cette spécialité s’avère indispensable en dépit de notes moyennes voire fragiles en 2de, un soutien scolaire sera à envisager.

Peut-on se passer des mathématiques en terminale ?

Les élèves ayant suivi la spécialité mathématiques en première se trouvent face aux choix suivants pour leur année de terminale en fonction de leur projet :

  • Abandonner la spécialité mathématiques et choisir l’option « mathématiques complémentaires ». Cette option de 3 heures hebdomadaires est destinée aux élèves qui ont besoin de bases suffisantes en mathématiques au regard des études envisagées. C’est le cas en particulier des lycéens visant un parcours en médecine, en économie ou en sciences sociales.
  • Conserver la spécialité mathématiques.
  • Conserver la spécialité mathématiques et y ajouter l’option « mathématiques expertes ». Comme son nom l’indique, cette option de 3 heures qui vient s’ajouter aux 6 heures d’enseignement de spécialité est destinée aux élèves qui veulent s’assurer un niveau très solide en mathématiques. Elle est recommandée aux lycéens qui visent une prépa scientifique ou économique.

Il est bien sûr possible d’abandonner tout bonnement la spécialité, sans plus faire de mathématiques en terminale, si cela est cohérent avec les études envisagées.

Le choix quel qu’il soit doit être mûrement réfléchi, motivé par un niveau adéquat et un projet d’études suffisamment éclairci.

Peut-on choisir l’option « mathématiques complémentaires » en terminale si on n’a pas suivi la spécialité mathématiques en première ?

Oui, à condition de suivre une remise à niveau, car le programme de cette option se place dans la continuité de l’enseignement de première. Ce choix, qui impliquera donc beaucoup d’efforts et de travail de la part de l’élève, doit être bien réfléchi.

Tout savoir sur le nouvel examen du bac.

En quoi consiste le contrôle continu du nouveau bac ?

Le contrôle continu représente 40 % de la note finale, dont :

  • 10 % pour la prise en compte des bulletins de 1re et de terminale
  • 30 % pour les épreuves communes de contrôle continu organisées en 1re et en terminale.

Les épreuves communes de contrôle continu portent sur les disciplines qui ne font pas l’objet d’un examen final, sauf pour l’EPS, évaluée en CCF (contrôle en cours de formation).

Quand et comment sont organisées les épreuves communes ?

Trois séries épreuves communes de contrôle continu (ou EC3) se succèdent en première et en terminale. Elles sont organisées au sein de chaque établissement.

  • La première se déroule entre janvier et la mi-marset porte sur l’histoire-géo, les deux langues vivantes étudiées et les mathématiques (pour les séries technologiques)
  • La deuxième est organisée au troisième trimestre de l’année de première, entre avril et mi-juin. Les mêmes disciplines sont concernées, auxquelles s’ajoute l’enseignement scientifique (pour la voie générale) et la spécialité non suivie en terminale.
  • La troisième et dernière série d’épreuves est organisée au 3e trimestre de l’année de terminale, entre mai et juin. Sont concernés l’histoire-géographie, les deux langues vivantes, l’enseignement scientifique (voie générale) ou les mathématiques (voie technologique).

Toutes les épreuves durent 2 heures, à l’exception des épreuves de langue. Les sujets sont choisis par l’établissement organisateur dans une banque nationale numérique. La correction des copies est faite par un autre enseignant que celui de l’élève.  Des commissions d’harmonisation seront réunies, dans chaque académie, à l’issue de chaque période de contrôle continu. Les candidats ont ensuite accès à leurs copies.

Quelles sont les épreuves finales du nouveau baccalauréat ?

L’examen final du nouveau baccalauréat ne comporte plus que 5 épreuves. Elles portent sur les enseignements qui ne font pas l’objet d’épreuves communes de contrôle continu :

  • En fin de première (première session en juin 2020), les élèves passent l’épreuve anticipée de français (écrit + oral)
  • En terminale (première session en juin 2021), ils présentent les 4 épreuves suivantes :

–  2 épreuves de spécialités suivies en terminale.

–  1 épreuve écrite de philosophie.

–  1 « grand oral »

Quels sont les coefficients du nouveau baccalauréat ?

En voie générale :

  • Les épreuves communes de contrôle continu : 5 pour chaque matière concernée (enseignement scientifique, histoire-géographie, LV1, LV2, EPS, enseignement de spécialité suivi uniquement en première).
  • Les bulletins de première et de terminale : coef 10.
  • Les épreuves terminales :
  • Français (écrit + oral) : coef. 10.
  • Philosophie : coef. 8.
  • Grand oral : coef. 10.
  • Enseignement de spécialité 1 : coef. 16.
  • Enseignement de spécialité 2 : coef. 16.

En voie technologique :

  • Les épreuves communes de contrôle continu : 5 pour chaque matière concernée (mathématiques, histoire-géographie, LV1, LV2, EPS, enseignement de spécialité suivi uniquement en première).
  • Les bulletins de première et de terminale : coef 10.
  • Les épreuves terminales :
  • Français (écrit + oral) : coef. 10.
  • Philosophie : coef. 4.
  • Grand oral : coef. 14.
  • Enseignement de spécialité 1 : coef. 16.
  • Enseignement de spécialité 2 : coef. 16.

Comment est calculée la note des épreuves communes ?

Chaque matière concernée est dotée d’un coefficient de 5.  Pour les matières faisant l’objet de 2 ou 3 épreuves successives, la moyenne des notes obtenues est retenue comme note finale.

Le rattrapage est-il maintenu ?

Oui. Comme auparavant, les candidats ayant obtenu une note entre 8 et 10 sur 20 au bac pourront « repasser » deux épreuves à l’oral parmi celles ayant fait l’objet d’une épreuve terminale écrite (soit la philo, le français et les deux spécialités de terminale).

Que se passera-t-il pour les élèves échouant au bac en 2020 ?

Des aménagements transitoires sont prévus pour les élèves recalés à la session du bac 2020 et qui devront donc repasser le bac sous sa nouvelle formule en juin 2021.

Les redoublants issus de terminale générale devront tout d’abord choisir deux spécialités en lien avec leur série d’origine (S, L ou ES).  Les spécialités des séries technologiques sont imposées par le programme.

En ce qui concerne le calcul des notes de contrôle continu, seules les notes obtenues de terminale seront prises en compte, qu’il s’agisse des épreuves communes ou des bulletins scolaires. L’épreuve portant sur l’enseignement de spécialité suivi en classe de première fera l’objet d’une dispense.

Les candidats redoublants auront en outre la possibilité de conserver les notes supérieures à 10 obtenues lors des épreuves terminales de la session précédente. Ils n’auront alors pas à repasser l’épreuve correspondante, qu’elle soit organisée au titre du contrôle continu ou de l’examen final.

Que se passera-t-il pour les élèves échouant au bac en 2021 ?

Les élèves redoublants pourront conserver pendant un an leurs notes de contrôle continu obtenues en première (épreuves communes et bulletins scolaires), mais non celles de terminale : les notes de contrôle continu prises en compte pour l’année de terminale seront celles obtenues lors du redoublement. Quant aux épreuves terminales, les candidats redoublants auront la possibilité de conserver leurs notes supérieures à 10 et de ne pas repasser l’épreuve correspondante (soit en français, philo, enseignements de spécialité et grand oral).

Tout savoir sur le lien entre nouveau bac et admissions dans le supérieur.

Quel est le poids du dossier scolaire dans les admissions post bac ?

Le souci d’une meilleure continuité entre lycée et supérieur, au cœur de la réforme, a impliqué qu’une place plus importante soit désormais donnée au dossier scolaire.

En outre, les formations sélectives qui ont intégré massivement la procédure Parcoursup ont dû se conformer au calendrier de la plateforme (notamment concernant la publication des résultats d’admission). Pour ce faire, certaines ont choisi de restreindre voire de supprimer leur concours, organisé jusqu’alors assez tard dans l’année. Sciences Po Paris a ainsi créé la surprise en annonçant à la rentrée 2019 la fin de son concours historique pour 2020, renforçant ainsi la portée du dossier scolaire dans la sélection.

Qu’on se le dise, désormais, la quasi-totalité des formations seront très regardantes sur les résultats et appréciations obtenus par l’élève durant les années de première et de terminale. Ceux-ci devront donc être optimaux pour augmenter ses chances d’obtenir son vœu d’orientation préférentiel.

Quel rôle joue le conseil de classe et l’équipe pédagogique dans les procédures d’orientation ? Quelle est son importance pour l’admission dans le supérieur ?

Le conseil de classe et l’équipe pédagogique se prononcent à plusieurs reprises sur les intentions d’orientation de chaque élève :

  • En seconde, au cours du deuxième trimestre, une « fiche dialogue » est adressée aux familles. Celles-ci y inscrivent leurs vœux d’orientation provisoires et, si une 1ere générale est demandée, choisissent 4 spécialités parmi celles proposées dans l’établissement. Au 3e trimestre, l’élève et sa famille formulent des vœux définitifs, dont les 3 spécialités demandées le cas échéant. La décision d’orientation définitive prise lors du dernier conseil de classe porte uniquement sur la voie d’orientation demandée (passage en 1re générale, en 1re technologique ou réorientation). Le choix des spécialités, quant à lui, ne peut faire l’objet que de simples recommandations.
  • En première, chaque élève est invité à communiquer les spécialités qu’il souhaite conserver en terminale par le biais d’une fiche dialogue, en amont du conseil de classe du deuxième trimestre. Là encore, le choix des spécialités conservées ne peut faire l’objet que de simples recommandations de la part du conseil de classe, par exemple si les résultats obtenus dans une spécialité ne semblent pas plaider en faveur d’une poursuite en terminale.
  • En terminale, avant le conseil de classe du premier trimestre, chaque lycéen est invité à renseigner une fiche dialogue pour faire état de l’avancée de son projet et de ses intentions d’orientation. Le conseil de classe en prend connaissance et formule des conseils et des recommandations.

Lors du conseil de classe du deuxième trimestre, chacun des vœux formulés sur la plateforme Parcoursup fait l’objet d’une fiche Avenir ; elle comprend les moyennes et les appréciations des enseignants pour chaque discipline, une appréciation sur le profil de l’élève et, fondé sur ces éléments, l’avis du chef d’établissement sur la capacité de l’élève à réussir dans la formation demandée. Chaque fiche est transférée aux établissements concernés.

Ainsi, pour résumer, si le conseil de classe et l’équipe pédagogique ne peuvent s’opposer aux choix de l’élève, les appréciations et avis qu’ils formulent sur les fiches Avenir pèseront de façon certaine lors de l’admission : ils sont en effet étudiés avec soin par les comités d’admission des formations supérieures.

Quelles spécialités choisir pour une orientation en droit ?

Les études de droit réclament de bonnes compétences en expression écrite et orale, des capacités d’analyse et de réflexion ainsi qu’une culture générale et une curiosité au monde développées. Afin d’être à l’aise dans cette filière, il est par conséquent recommandé de suivre les enseignements de spécialité suivants :

  • Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques
  • Sciences économiques et sociales
  • Humanités, littérature et philosophie. Cette spécialité est à abandonner préférentiellement en terminale.

En terminale, suivre l’enseignement optionnel « droits et grands enjeux du monde contemporain » est vivement conseillé car il amorce des problématiques qui seront au programme de la première année de licence.

Quelles spécialités choisir pour une orientation en médecine ?

Afin de disposer de bases scientifiques solides nécessaires pour réussir dans les études de santé, il faudra privilégier le trio qui faisait la feue série S :

  • Physique-chimie en premier lieu car ces deux matières sont transversales et très présentes en première année de médecine.
  • Mathématiques
  • Sciences et vie de la Terre

En terminale, la spécialité abandonnée devra être choisie entre mathématiques et SVT, l’élève ayant tout intérêt à conserver la matière dans laquelle il obtient les meilleurs résultats. En cas d’abandon des mathématiques, nous conseillons de suivre l’option « mathématiques complémentaires » pour conserver des réflexes qui seront indispensables en médecine.

Quelles spécialités choisir pour une orientation en CPGE (classe prépa) scientifique ou en école d’ingénieurs post bac ?

En ce qui concerne les prépas scientifiques MPSI, PCSI, PTSI et MPI, les enseignements de spécialité incontournables en première sont les mathématiques et la physique-chimie. En terminale, l’enseignement de mathématiques est à conserver, associé à un autre des enseignements scientifiques suivants : physique-chimie, sciences de l’ingénieur ou numérique et sciences informatiques.

Pour la prépa BCPST, les enseignements à choisir en priorité en première concernent les mathématiques, la physique-chimie et les SVT ou biologie écologie. En terminale, le duo physique-chimie et SVT peut être envisagé, à condition de suivre l’option mathématiques complémentaires.

Quant aux grands concours qui permettent de tenter l’admission dans plusieurs écoles d’ingénieurs post bac (Avenir, Advance, Geipi Polytech, Puissance Alpha), ils comportent tous des épreuves de mathématiques et de physique. Ces deux spécialités sont donc à choisir en premier lieu. En première, la troisième spécialité dépendra du projet professionnel ou de l’école visée : on peut par exemple choisir « sciences de l’ingénieur » pour une spécialisation en mécanique ou en électronique ; « sciences de la vie et de la Terre » pour intégrer une école d’agronomie ; et « numérique et sciences informatiques » pour travailler dans l’informatique.

Quelles spécialités choisir pour une orientation en CPGE (classe prépa) éco ou une école de commerce post bac ?

Pour une admission en CPGE économique et sociale, un enseignement de mathématiques (spécialité en première, spécialité ou option en terminale) est indispensable. Le ou les autres enseignements sont à choisir parmi ceux-ci :

  • Sciences économiques et sociales ;
  • Histoire- géographie, géopolitique et sciences politiques ;
  • Humanités, littérature et philosophie ;
  • Langues, littératures et cultures étrangères ;
  • Littérature, langues et cultures de l’Antiquité.

Les écoles de commerce post bac recrutant sur concours commun sélectionnent le plus souvent leurs candidats via des épreuves de culture générale, de langues, de raisonnement logique et de calcul, de note de synthèse. Les spécialités à choisir en priorité sont donc celles-ci :

  • Mathématiques,
  • Sciences économiques et sociales,
  • Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques,
  • Langues, littératures et culture étrangère,
  • Humanités, littérature et philosophie.

Quelles matières privilégier au lycée pour réussir les concours post bac ?

Toutes les matières sont bien évidemment importantes et aucune ne doit être négligée si l’on veut se constituer un bon dossier scolaire et se préparer aux exigences du supérieur. Certaines disciplines, qu’il s’agisse de l’intérêt qu’on y porte ou des résultats qu’on y obtient, sont toutefois un bon indicateur de ses chances d’admission et de réussite dans telle ou telle filière sélective. Elles méritent par ailleurs d’être étudiées avec soin car certaines épreuves des concours post bac se fondent sur les notions ou compétences au programme du lycée.

Pour briller aux concours des IEP, sont particulièrement utiles :

  • Les SES, pour la culture générale et la compréhension des institutions qui seront mises à profit dans l’épreuve de questions contemporaines.
  • L’histoire, car le programme de l’épreuve d’histoire porte sur des notions travaillées en première et terminale.
  • L’anglais, où un excellent niveau est requis au concours.

Pour réussir les concours des écoles de commerce, les matières fondamentales sont :

  • Les mathématiques, afin de réussir l’épreuve logico-mathématiques qui est généralement dotée du plus fort coefficient au concours.
  • L’histoire, la philo et les SES pour les épreuves de culture générale.
  • L’anglais, souvent évalué par une épreuve écrite puis orale.

Pour les concours des écoles d’ingénieurs, on fera porter ses efforts sur :

  • Les mathématiques et la physique-chimie, les épreuves portant sur le programme de terminale pour ces matières.
  • Le français, car certains concours comme Avenir et Advance font plancher sur des épreuves de compréhension de texte, de grammaire et d’orthographe.
  • L’anglais, pour les concours qui comprennent une épreuve de langue.

 

L'auteur
Laëtitia Leroy est responsable du service pédagogie Acadomia . Elle conçoit et supervise les solutions d’accompagnement proposées à nos élèves pour la réussite de leur scolarité dans le secondaire, dans le champ disciplinaire comme dans le cadre parascolaire (méthodologie et stratégies d’apprentissages, développement personnel…).
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Laëtitia Leroy est responsable du service pédagogie Acadomia . Elle conçoit et supervise les solutions d’accompagnement proposées à nos élèves pour la réussite de leur scolarité dans le secondaire, dans le champ disciplinaire comme dans le cadre parascolaire (méthodologie et stratégies d’apprentissages, développement personnel…).

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