Toutes les questions que vous vous posez (sans doute) sur la réforme du bac

23 août 2021
Notre foire aux questions de la réforme devrait vous aider à dissiper ces zones d’ombre  ! 

La réforme du Bac 2021 est venue bouleverser l’organisation de la scolarité au lycée et l’examen du baccalauréat. Comme beaucoup de parents et d’élèves, sans doute peinez-vous à y voir clair au sujet du déroulement, de la teneur et surtout des implications de cette réforme. Notre foire aux questions de la réforme devrait vous aider à dissiper ces zones d’ombre !

Tout savoir sur l’organisation de la scolarité au lycée, de la seconde à la terminale.

Comment est organisée la classe de seconde ?

La vocation de cette année scolaire est d’être une classe de consolidation : les tests de positionnement en français et en mathématiques, passés en tout début d’année, ont pour but de faire émerger les lacunes éventuelles des élèves afin d’y remédier dans le cadre de l’accompagnement personnalisé. Il s’agit d’avoir un niveau suffisamment solide dans ces matières fondamentales avant d’aborder la spécialisation des enseignements.

Il s’agit aussi d’une classe de détermination : en fin d’année, les élèves souhaitant s’orienter en première générale doivent choisir les 3 enseignements de spécialité qu’ils souhaitent étudier l’année suivante. Les élèves souhaitent s’orienter en première technologique font eux le choix d’une série (STMG, STL, ST2S, STD2A ou STI2D principalement). Ces choix faits dès la seconde déterminent en grande partie les orientations possibles après le baccalauréat, et il est indispensable d’avoir suffisamment réfléchi en amont à son projet d’études.

Comment est organisée la classe de première  ?

Depuis 2019, tous les élèves de première suivent 3 enseignements de spécialité (choisis en fin de seconde pour la première générale, ou induits par la série choisie pour la première technologique). S’y ajoutent des cours communs en français , histoire-géo et EMC, langues vivantes 1 et 2, enseignement scientifique (en 1re générale) ou mathématiques (en 1re technologique), EPS.

Les notes obtenues tout au long de l’année comptent pour le baccalauréat, mais aussi pour l’admission dans le supérieur : les bulletins de première apparaissent sur le dossier Parcoursup de chaque élève au moment des vœux auprès des formations postbac, quelles qu’elles soient.

À l’exception du français, toutes les disciplines sont évaluées dans le cadre du contrôle continu pour le baccalauréat. La spécialité qui ne sera pas poursuivie en terminale est également évaluée dans ce cadre.

Le français fait l’objet d’une épreuve anticipée portant sur l’écrit et sur l’oral et organisée au mois de juin.

Comment est organisée la classe de terminale générale ?

Depuis la rentrée 2020, les élèves de terminale générale poursuivent l’étude des 2 enseignements de spécialité qu’ils ont choisi de conserver en fin de première. Le volume horaire de chacune de ces spécialités passe de 4 h à 6 h. S’y ajoutent des cours communs en philosophie (4 h), histoire-géo et (3 h), langues vivantes 1 et 2 (4 h), enseignement scientifique (2 h), sport (2h).

À l’exception de la philosophie, toutes les enseignements communs sont évalués dans le cadre du contrôle continu, qui compte pour 40 % à l’examen du baccalauréat.

Les élèves passent 4 épreuves en terminale : les deux épreuves de spécialité – en mars – et les épreuves de philosophie et du Grand oral au mois de juin. Les résultats obtenus s’ajoutent à celui de l’épreuve de français de première, et représentent 60 % de la note finale du baccalauréat.

Comment est organisée la classe de terminale technologique ?

Comme en terminale générale, les enseignements se partagent entre enseignements communs et disciplines de spécialité (3 en première, 2 en terminale). En voie technologique, c’est le choix de la série qui détermine les spécialités suivies en première puis en terminale.

Les cours communs concernent la philo, l’histoire-géo-EMC, les mathématiques, les langues vivantes et l’EPS. Comme en première, ils sont évalués dans le cadre du contrôle continu, qui représente 40 % de la note finale du baccalauréat.

Les élèves passent 4 épreuves en terminale : les deux épreuves de spécialité – en mars – et les épreuves de philosophie et du Grand oral au mois de juin. Les résultats obtenus s’ajoutent à celui de l’épreuve de français de première, et représentent 60 % de la note finale du baccalauréat.

 Tout savoir sur le choix des spécialités.

Quelles sont les spécialités proposées en voie générale ?

Depuis l’année scolaire 2018-2019, les élèves optant pour une première générale doivent choisir 3 enseignements de spécialité. En terminale, ils ne peuvent poursuivre que 2 de ces spécialités. Il est bien sûr recommandé de se renseigner sur le contenu et les objectifs des différentes spécialités avant de faire son choix !

Les spécialités proposées aux élèves (dans le cadre de l’académie, et non de chaque établissement) sont les suivantes :

  • Arts (se décline en 7 sous-spécialités, l’élève ne pouvant en choisir qu’une : cinéma-audiovisuel, histoire des arts, théâtre, musique, arts du cirque, danse, arts plastiques)
  • Biologie-écologie
  • Éducation physique, pratiques et culture sportives
  • Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques
  • Humanités, littérature et philosophie
  • Langues, littératures et cultures étrangères et régionales
  • Littératures et langues et cultures de l’Antiquité
  • Mathématiques
  • Numérique et sciences informatiques
  • Physique-chimie
  • Sciences de la vie et de la Terre
  • Sciences de l’ingénieur
  • Sciences économiques et sociales

Tous les lycées proposent-ils l’intégralité des enseignements de spécialité ?

Non, les 13 spécialités existantes ne sont pas proposées dans chaque lycée.

L’accès aux 7 spécialités les plus courantes – mathématiques ; physique-chimie ; SVT ; SES histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ; humanités, littérature et philosophie ; langues, littératures et cultures étrangères – ne pose pas de problème, on les trouve normalement dans chaque établissement.

Les autres spécialités – soit arts, LLCA (langues, littérature et cultures de l’Antiquité), numérique et sciences informatiques, sciences de l’ingénieur ; éducation physique, pratiques et culture sportives – font l’objet d’une offre académique voire nationale, par exemple pour les sous-spécialités artistiques les plus rares. Selon le projet envisagé, il peut donc être nécessaire de changer de lycée, d’académie ou d’étudier par le biais du CNED. La spécialité biologie-écologie n’est proposée que dans les lycées agricoles.

N’hésitez pas à consulter le site de votre académie pour connaître les spécialités proposées dans les lycées de votre secteur.

Y a-t-il des spécialités obligatoires pour accéder à certaines formations ?

Le ministère de l’Éducation nationale est formel : « aucune formation ne peut exiger de la part d’un élève une combinaison d’enseignements de spécialité en particulier ou exclure l’examen du dossier d’un lycéen qui aurait choisi tel ou tel enseignement de spécialité. Pour chaque formation supérieure, plusieurs combinaisons d’enseignement de spécialités sont possibles ».

Cependant, si plusieurs combinaisons sont toujours possibles pour une même formation, la présence d’une spécialité précise dans ce duo peut être fortement conseillée voire obligatoire.

Par exemple, si le projet d’orientation concerne :

  • Une CPGE scientifique MPSI ou MPI, une école d’ingénieur postbac (notamment via les concours Advance, Avenir, Geipi-Polytech, Puissance Alpha) = spécialité mathématiques obligatoire + 1 autre spécialité scientifique (physique-chimie ou sciences de l’ingénieur)
  • Une CPGE scientifique PCSI ou PTSI = spécialité physique-chimie obligatoire + 1 autre spécialité scientifique (mathématiques ou sciences de l’ingénieur).
  • Une CPGE économique et commerciale, une école de commerce post bac ou une CPGE lettres et sciences sociales = mathématiques (spécialité ou option) obligatoires.
  • Le parcours spécifique santé PASS (ex PACES) = spécialité physique-chimie fortement conseillée.

Comment choisir ses spécialités de première ?

Il faut bien sûr prendre en compte les résultats obtenus en seconde dans les matières correspondantes, son goût personnel pour telle ou telle spécialité, et éventuellement l’offre proposée par son établissement.

Il est surtout indispensable d’avoir suffisamment réfléchi à son projet d’orientation, le choix des spécialités devant aussi se faire en fonction des compétences exigées par les formations post bac en lien avec ce projet.

Si cette réflexion n’est pas encore très avancée, on peut commencer par consulter le site Horizon 2021, mis en ligne par le ministère de l’Éducation nationale.  Il permet de tester des combinaisons de spécialités afin de savoir à quelles formations ou métiers elles peuvent mener. La plateforme Parcoursup communique également les connaissances et compétences attendues chez les candidats pour chacune des formations proposées.

Comment choisir ses spécialités de terminale générale ?

Chaque élève de première générale est invité à communiquer les spécialités qu’il souhaite conserver en terminale en amont du conseil de classe du deuxième trimestre.

Pour faire ce choix, il faut avant tout avoir à l’esprit que les épreuves finales des deux spécialités pèseront lourd à l’examen, puisque chacune sera dotée d’un coefficient de 16 : mieux vaut donc, si possible, abandonner la spécialité dans laquelle on a le moins réussi en première.

Le choix des spécialités se fera aussi en fonction des compétences exigées par les formations postbac en lien avec le projet d’orientation. La plateforme Parcoursup communique les connaissances et compétences attendues chez les candidats pour chacune des formations proposées : les consulter peut être utile pour affiner son choix.

Le goût personnel est également à prendre en compte : le volume horaire hebdomadaire de chaque enseignement de spécialité est de 6 heures en terminale, sans compter le travail personnel. Consacrer une grande partie de son temps à une matière qu’on n’apprécie que modérément peut devenir rapidement pesant.

Peut-on changer de spécialité entre la première et la terminale ?

Non, ou de façon très exceptionnelle. Une telle demande doit être motivée par des raisons impératives (liées à une poursuite d’études bien précise) et sera soumise à l’approbation du conseil de classe.  Rattraper tout le programme de l’année de première demande par ailleurs un travail et des efforts conséquents.

Le conseil de classe peut-il s’opposer au choix de spécialités de la famille ?

Non. La décision d’orientation définitive prise par le conseil de classe du 3e trimestre porte uniquement sur la voie d’orientation demandée par la famille (passage en 1re générale, en 1re technologique ou réorientation). Le choix des spécialités pour la 1re générale, quant à lui, ne peut faire l’objet que de simples recommandations de la part du conseil de classe.

Toutefois, si le conseil de classe émet de fortes réserves quant à la capacité de l’élève à réussir dans l’enseignement de spécialité demandé, mieux vaut en tenir compte et envisager une autre option ; et si cette spécialité est décidément indispensable au regard du projet postbac, une remise à niveau ou un accompagnement sont à prévoir pour garantir des résultats suffisants.

Tout savoir sur les mathématiques en première et terminale.

Peut-on se passer des mathématiques en première générale?

L’absence des mathématiques dans le tronc commun conduit de nombreux élèves à les choisir en spécialité, sans doute par crainte de se fermer des portes au moment de l’orientation dans le supérieur. Mais le niveau relevé de cet enseignement doit faire réfléchir : les élèves qui ont des résultats déjà moyens en seconde risquent fort de voir leurs notes plonger en première.

Opter pour la spécialité mathématiques doit correspondre à un vrai choix – motivé par le goût pour la matière ou un projet d’études qui la rende incontournable – et justifié par un niveau suffisant.  Si cette spécialité s’avère indispensable en dépit de notes moyennes voire fragiles en 2de, un soutien scolaire sera à envisager.

Peut-on se passer des mathématiques en terminale générale?

Les élèves ayant suivi la spécialité mathématiques en première se trouvent face aux choix suivants pour leur année de terminale en fonction de leur projet :

  • Abandonner la spécialité mathématiques et choisir l’option « mathématiques complémentaires ». Cette option de 3 heures hebdomadaires est destinée aux élèves qui ont besoin de bases suffisantes en mathématiques au regard des études envisagées. C’est le cas en particulier des lycéens visant un parcours en médecine, en économie ou en sciences sociales.
  • Conserver la spécialité mathématiques.
  • Conserver la spécialité mathématiques et y ajouter l’option « mathématiques expertes ». Comme son nom l’indique, cette option de 3 heures qui vient s’ajouter aux 6 heures d’enseignement de spécialité est destinée aux élèves qui veulent s’assurer un niveau très solide en mathématiques. Elle est recommandée aux lycéens qui visent une prépa scientifique ou économique.

Il est bien sûr possible d’abandonner tout bonnement la spécialité, sans plus faire de mathématiques en terminale, si cela est cohérent avec les études envisagées.

Le choix quel qu’il soit doit être mûrement réfléchi, motivé par un niveau adéquat et un projet d’études suffisamment éclairci.

Peut-on choisir l’option « mathématiques complémentaires » en terminale générale si on n’a pas suivi la spécialité mathématiques en première ?

Oui, à condition de suivre une remise à niveau, car le programme de cette option se place dans la continuité de l’enseignement de première. Ce choix, qui impliquera donc beaucoup d’efforts et de travail de la part de l’élève, doit être bien réfléchi.

Tout savoir sur l’examen du bac.

En quoi consiste le contrôle continu du nouveau bac ?

Le contrôle continu représente 40 % de la note finale. Il prend en compte des bulletins de 1re et de terminale, et concernent les enseignements suivants :

  • L’enseignement de spécialité suivi uniquement en classe de première (coefficient 8)  ;
  • L’histoire-géographie, l’enseignement scientifique dans la voie générale, les mathématiques dans la voie technologique, la langue vivante A, la langue vivante B et l’éducation physique et sportive (coefficient 6 pour chacune des matières) ;
  • L’enseignement moral et civique (coefficient 2).

Quelles sont les épreuves finales du baccalauréat ?

L’examen final du baccalauréat, qui représente 60 % de la note finale, comporte 5 épreuves. Elles portent sur les enseignements qui ne font pas l’objet d’une évaluation dans le cadre du contrôle continu:

  • En fin de première, les élèves passent l’épreuve anticipée de français (écrit + oral)
  • En terminale , ils présentent les 4 épreuves suivantes :

–  2 épreuves de spécialités suivies en terminale.

–  1 épreuve écrite de philosophie.

–  1 « grand oral »

Quels sont les coefficients du baccalauréat général ?

Le contrôle continu représente 40 % de la note finale. Il prend en compte des bulletins de 1re et de terminale, et concernent les enseignements suivants :

  • L’enseignement de spécialité suivi uniquement en classe de première : coefficient 8  ;
  • L’histoire-géographie, l’enseignement scientifique dans la voie générale, les mathématiques dans la voie technologique, la langue vivante A, la langue vivante B et l’éducation physique et sportive : coefficient 6 pour chacune des matières ;
  • L’enseignement moral et civique : coefficient 2.

L’examen final du baccalauréat, qui représente 60 % de la note finale, comporte 5 épreuves.

  • L’épreuve anticipée de français (écrit + oral) : coefficient 10 ;
  • Les 2 épreuves de spécialités suivies en terminale : coefficient 16 pour chacune des spécialités ;
  • L’épreuve écrite de philosophie : coefficient 8 ;
  • L’épreuve du Grand oral : coefficient 10.

Quels sont les coefficients du baccalauréat technologique ?

Le contrôle continu représente 40 % de la note finale. Il prend en compte des bulletins de 1re et de terminale, et concernent les enseignements suivants :

  • L’enseignement de spécialité suivi uniquement en classe de première : coefficient 8  ;
  • L’histoire-géographie, l’enseignement scientifique dans la voie générale, les mathématiques dans la voie technologique, la langue vivante A, la langue vivante B et l’éducation physique et sportive : coefficient 6 pour chacune des matières ;
  • L’enseignement moral et civique : coefficient 2.

L’examen final du baccalauréat, qui représente 60 % de la note finale, comporte 5 épreuves.

  • L’épreuve anticipée de français (écrit + oral) : coefficient 10 ;
  • Les 2 épreuves de spécialités suivies en terminale : coefficient 16 pour chacune des spécialités ;
  • L’épreuve écrite de philosophie : coefficient 4 ;
  • L’épreuve du Grand oral : coefficient 14.

Quel est le poids du dossier scolaire dans les admissions post bac ?

Le souci d’une meilleure continuité entre lycée et supérieur, au cœur de la réforme, a impliqué qu’une place plus importante soit désormais donnée au dossier scolaire.

En outre, les formations sélectives qui ont intégré massivement la procédure Parcoursup ont dû se conformer au calendrier de la plateforme (notamment concernant la publication des résultats d’admission). Pour ce faire, certaines ont choisi de restreindre voire de supprimer leur concours, organisé jusqu’alors assez tard dans l’année.

Qu’on se le dise, désormais, la quasi-totalité des formations seront très regardantes sur les résultats et appréciations obtenus par l’élève durant les années de première et de terminale. Ceux-ci devront donc être optimaux pour augmenter ses chances d’obtenir son vœu d’orientation préférentiel.

Quel rôle joue le conseil de classe et l’équipe pédagogique dans les procédures d’orientation ? Quelle est son importance pour l’admission dans le supérieur ?

Le conseil de classe et l’équipe pédagogique se prononcent à plusieurs reprises sur les intentions d’orientation de chaque élève :

  • En seconde, au cours du deuxième trimestre, une « fiche dialogue » est adressée aux familles. Celles-ci y inscrivent leurs vœux d’orientation provisoires et, si une 1ere générale est demandée, choisissent 4 spécialités parmi celles proposées dans l’établissement. Au 3e trimestre, l’élève et sa famille formulent des vœux définitifs, dont les 3 spécialités demandées le cas échéant. La décision d’orientation définitive prise lors du dernier conseil de classe porte uniquement sur la voie d’orientation demandée (passage en 1regénérale, en 1re technologique ou réorientation). Le choix des spécialités, quant à lui, ne peut faire l’objet que de simples recommandations.
  • En première, chaque élève est invité à communiquer les spécialités qu’il souhaite conserver en terminale par le biais d’une fiche dialogue, en amont du conseil de classe du deuxième trimestre. Là encore, le choix des spécialités conservées ne peut faire l’objet que de simples recommandations de la part du conseil de classe, par exemple si les résultats obtenus dans une spécialité ne semblent pas plaider en faveur d’une poursuite en terminale.
  • En terminale, avant le conseil de classe du premier trimestre, chaque lycéen est invité à renseigner une fiche dialogue pour faire état de l’avancée de son projet et de ses intentions d’orientation. Le conseil de classe en prend connaissance et formule des conseils et des recommandations.

Lors du conseil de classe du deuxième trimestre, chacun des vœux formulés sur la plateforme Parcoursup fait l’objet d’une fiche Avenir ; elle comprend les moyennes et les appréciations des enseignants pour chaque discipline, une appréciation sur le profil de l’élève et, fondé sur ces éléments, l’avis du chef d’établissement sur la capacité de l’élève à réussir dans la formation demandée. Chaque fiche est transférée aux établissements concernés.

Ainsi, pour résumer, si le conseil de classe et l’équipe pédagogique ne peuvent s’opposer aux choix de l’élève, les appréciations et avis qu’ils formulent sur les fiches Avenir pèseront de façon certaine lors de l’admission : ils sont en effet étudiés avec soin par les comités d’admission des formations supérieures.

Quelles spécialités choisir pour une orientation en droit ?

Les études de droit réclament de bonnes compétences en expression écrite et orale, des capacités d’analyse et de réflexion ainsi qu’une culture générale et une curiosité au monde développées. Afin d’être à l’aise dans cette filière, il est par conséquent recommandé de suivre les enseignements de spécialité suivants :

  • Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques
  • Sciences économiques et sociales
  • Humanités, littérature et philosophie. Cette spécialité est à abandonner préférentiellement en terminale.

En terminale, suivre l’enseignement optionnel « droits et grands enjeux du monde contemporain » est vivement conseillé car il amorce des problématiques qui seront au programme de la première année de licence.

Quelles spécialités choisir pour une orientation en médecine ?

Afin de disposer de bases scientifiques solides nécessaires pour réussir dans les études de santé, il faudra privilégier le trio suivant :

  • Physique-chimie en premier lieu car ces deux matières sont transversales et très présentes en première année de médecine.
  • Mathématiques
  • Sciences et vie de la Terre

En terminale, la spécialité abandonnée devra être choisie entre mathématiques et SVT, l’élève ayant tout intérêt à conserver la matière dans laquelle il obtient les meilleurs résultats. En cas d’abandon des mathématiques, nous conseillons de suivre l’option « mathématiques complémentaires » pour conserver des réflexes qui seront indispensables en médecine.

Quelles spécialités choisir pour une orientation en CPGE (classe prépa) scientifique ou en école d’ingénieurs post bac ?

En ce qui concerne les prépas scientifiques MPSI, PCSI, PTSI et MPI, les enseignements de spécialité incontournables en première sont les mathématiques et la physique-chimie. En terminale, l’enseignement de mathématiques est à conserver, associé à un autre des enseignements scientifiques suivants : physique-chimie, sciences de l’ingénieur ou numérique et sciences informatiques.

Pour la prépa BCPST, les enseignements à choisir en priorité en première concernent les mathématiques, la physique-chimie et les SVT ou biologie écologie. En terminale, le duo physique-chimie et SVT peut être envisagé, à condition de suivre l’option mathématiques complémentaires.

Quant aux grands concours qui permettent de tenter l’admission dans plusieurs écoles d’ingénieurs post bac (Avenir, Advance, Geipi Polytech, Puissance Alpha), ils comportent tous des épreuves de mathématiques et de physique. Ces deux spécialités sont donc à choisir en premier lieu. En première, la troisième spécialité dépendra du projet professionnel ou de l’école visée : on peut par exemple choisir « sciences de l’ingénieur » pour une spécialisation en mécanique ou en électronique ; « sciences de la vie et de la Terre » pour intégrer une école d’agronomie ; et « numérique et sciences informatiques » pour travailler dans l’informatique.

Comment choisir quoi faire après le bac ?

Réfléchir à son projet post bac est indispensable, et ce dès la seconde, puisque le choix des spécialités va conditionner en grande partie les possibilités d’orientation dans le supérieur : ce choix doit donc être étroitement lié à la construction du projet d’études. Plusieurs dispositifs peuvent faciliter cette réflexion, notamment :

  • Le site Horizon 2021, qui permet aux élèves de seconde et de première de tester les combinaisons de spécialités envisageables en première et en terminale, afin de savoir à quelles formations ou métiers elles peuvent mener.
  • La plateforme Parcoursup, qui permet de prendre notamment connaissance des attendus et des débouchés professionnels des formations envisagées.
  • Le site de l’Onisep, qui comporte de nombreuses rubriques destinées à faciliter les choix d’orientation.

Bien sûr, il existe des solutions en dehors d’Internet : on peut demander conseil à un enseignant, à un conseiller d’orientation-psychologue de l’Éducation nationale, ou se rendre au CIO local. Enfin, on peut faire appel à un organisme privé pour faire un bilan d’orientation individualisé. C’est la solution la plus personnalisée et la plus complète pour aboutir à un projet personnel motivant.

Quelles spécialités choisir pour une orientation en CPGE (classe prépa) éco ou une école de commerce post bac ?

Pour une admission en CPGE économique et sociale, un enseignement de mathématiques (spécialité en première, spécialité ou option en terminale) est indispensable. Le ou les autres enseignements sont à choisir parmi ceux-ci :

  • Sciences économiques et sociales ;
  • Histoire- géographie, géopolitique et sciences politiques ;
  • Humanités, littérature et philosophie ;
  • Langues, littératures et cultures étrangères ;
  • Littérature, langues et cultures de l’Antiquité.

Les écoles de commerce post bac recrutant sur concours commun sélectionnent le plus souvent leurs candidats via des épreuves de culture générale, de langues, de raisonnement logique et de calcul, de note de synthèse. Les spécialités à choisir en priorité sont donc celles-ci :

  • Mathématiques,
  • Sciences économiques et sociales,
  • Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques,
  • Langues, littératures et culture étrangère,
  • Humanités, littérature et philosophie.

Quelles matières privilégier au lycée pour réussir les concours post bac ?

Toutes les matières sont bien évidemment importantes et aucune ne doit être négligée si l’on veut se constituer un bon dossier scolaire et se préparer aux exigences du supérieur. Certaines disciplines, qu’il s’agisse de l’intérêt qu’on y porte ou des résultats qu’on y obtient, sont toutefois un bon indicateur de ses chances d’admission et de réussite dans telle ou telle filière sélective. Elles méritent par ailleurs d’être étudiées avec soin car certaines épreuves des concours post bac se fondent sur les notions ou compétences au programme du lycée.

Pour briller aux concours des IEP, sont particulièrement utiles :

  • Les SES, pour la culture générale et la compréhension des institutions qui seront mises à profit dans l’épreuve de questions contemporaines.
  • L’histoire, car le programme de l’épreuve d’histoire porte sur des notions travaillées en première et terminale.
  • L’anglais, où un excellent niveau est requis au concours.

Pour réussir les concours des écoles de commerce, les matières fondamentales sont :

  • Les mathématiques, afin de réussir l’épreuve logico-mathématiques qui est généralement dotée du plus fort coefficient au concours.
  • L’histoire, la philo et les SES pour les épreuves de culture générale.
  • L’anglais, souvent évalué par une épreuve écrite puis orale.

Pour les concours des écoles d’ingénieurs, on fera porter ses efforts sur :

  • Les mathématiques et la physique-chimie, les épreuves portant sur le programme de terminale pour ces matières.
  • Le français, car certains concours comme Avenir et Advance font plancher sur des épreuves de compréhension de texte, de grammaire et d’orthographe.
  • L’anglais, pour les concours qui comprennent une épreuve de langue.
L'auteur
Laëtitia Leroy est responsable du service pédagogie Acadomia . Elle conçoit et supervise les solutions d’accompagnement proposées à nos élèves pour la réussite de leur scolarité dans le secondaire, dans le champ disciplinaire comme dans le cadre parascolaire (méthodologie et stratégies d’apprentissages, développement personnel…).
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Laëtitia Leroy est responsable du service pédagogie Acadomia . Elle conçoit et supervise les solutions d’accompagnement proposées à nos élèves pour la réussite de leur scolarité dans le secondaire, dans le champ disciplinaire comme dans le cadre parascolaire (méthodologie et stratégies d’apprentissages, développement personnel…).

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