Tout savoir sur le brevet, et comment bien s’y préparer 

Article mis à jour le 13 mars 2020
Toutes les infos utiles et nos conseils pour aborder sereinement ce tout premier examen de la scolarité sont dans cet article ! 

Votre enfant va bientôt passer le DNB (diplôme national du brevet) et vous ne savez pas ou plus en quoi il consiste exactement ou vous aimeriez savoir quels conseils lui donner pour l’aider à s’y préparer au mieux ? Toutes les infos utiles et nos conseils pour aborder sereinement ce tout premier examen de la scolarité sont dans cet article ! 

Tout savoir sur le brevet : le DNB en 4 questions  

Que prend-on en compte dans l’examen du brevet ?

Le DNB (diplôme national du brevet) évalue l’ensemble des connaissances et des compétences acquises tout au long de la scolarité au collège. Pour l’attribution du brevet, sont pris en compte :  

  • Un examen écrit qui comprend quatre épreuves, portant respectivement sur le français, les mathématiques, l’histoire-géographie enseignement moral et civique et les sciences ; 
  • Une épreuve orale, qui consiste en la présentation d’un projet conduit dans le cadre de l’histoire des arts, des EPI ou des parcours « avenir », « citoyen » et « culture » ; 
  • L’évaluation de la maîtrise des huit champs d’apprentissage du socle commun ; 
  • Les points accordés dans le cadre des enseignements facultatifs. 

Pour obtenir le diplôme national du brevet, il faut la moyenne sur l’ensemble des notes et la validation du socle commun. Les mentions « bien » et « très bien » permettent, sous certaines conditions, de bénéficier de bourses au mérite. 

Faut-il avoir le brevet pour passer en seconde ?

L’obtention du diplôme ne conditionne pas le passage en seconde : c’est un jury départemental qui décide de l’attribution du DNB, et c’est le conseil de classe qui décide de l’orientation. Il est donc en théorie possible dêtre admis au lycée sans avoir son brevet.  

Si on n’a pas besoin du brevet pour passer en seconde, faut-il vraiment s’en soucier ?

Oui, et pour plusieurs raisons ! Tout d’abord, réviser pour le brevet remet en tête des connaissances utiles pour la suite, les programmes du lycée s’inscrivant dans la continuité de ceux du collège. Ensuite, faire de son mieux est une bonne façon d’évaluer son « vrai » niveau : les examens écrits sont anonymes, identiques pour tous les élèves de France ; en outre, réussir au brevet est de bon augure, car les élèves qui ont de (très) bonnes notes à l’examen ont moins à redouter le fréquent « trou d’air » du début de seconde. Enfin, le brevet est une première occasion d’apprendre à s’organiser, à gagner en endurance, à gérer le stress : autant d’atouts pour bien passer le cap du lycée. 

Comment se déroulent les épreuves écrites du brevet ?

L’épreuve de français dure trois heures et se compose de trois parties : la première porte sur un texte littéraire assorti d’un document iconographique, à propos desquels sont posées des questions de compréhension et de langue ; suivent une dictée et une rédaction. 

L’épreuve de maths dure deux heures et se compose d’une série d’exercices, dont certains peuvent comporter tableaux ou schémas, et d’un exercice d’informatique.  

L’épreuve d’histoire-géographie et d’EMC dure également deux heures. Elle se compose de trois parties : la première porte sur l’analyse et la compréhension de documents en histoire ou en géographie ; dans la seconde, les élèves doivent rédiger un développement construit sur une notion de cours et réaliser un exercice de cartographie. La dernière partie porte sur le programme d’enseignement moral et civique. 

Enfin, l’épreuve de sciences expérimentales et de technologie dure une heure. Seules deux disciplines, parmi la physique-chimie, les SVT et la technologie, sont présentes dans le sujet et font chacune l’objet d’un exercice de 30 minutes. Les deux matières sont déterminées par un tirage au sort dont le résultat est annoncé en avril.   

Toutes les étapes pour bien se préparer pour le brevet

Quels conseils pour l’aider à organiser ses révisions ?

Pour y parvenir, votre enfant aurait tout intérêt à suivre le mode d’emploi ci-dessous :  

  • Commencer par évaluer l’ampleur de la tâche en établissant une check-list ; c’est-à-dire, dans chaque matière, faire la liste de tous les chapitres, notions et savoir-faire à maîtriser pour l’examen. Il peut pour cela se servir de ses manuels ou d’ouvrages parascolaires 
  • Concevoir un planning de révisions en prévoyant des plages horaires de travail précises et impératives. Pour chacune des plages horaires du planning, décider des matières et chapitres à réviser. Il est préférable de commencer la journée par ce qu’on estime le plus pénible à réviser et de la finir par ce qui semble le plus agréable. 
  • Appliquer la « technique de l’arrosage » : pour un résultat optimal, mieux vaut arroser une pelouse 3 x 30 min par semaine qu’une fois par semaine pendant 90 min. C’est pareil pour retenir un cours : des séances courtes et espacées sont bien plus profitables que de longues séances intensives. 

Quels conseils pour lui permettre de réviser efficacement ?

Sur ce sujet, vous pouvez lui prodiguer les conseils suivants : 

  • Au début de la période de révisions, choisir un lieu de travail unique et propice à la concentration. Pendant les séances, bannir les tentations en mettant au besoin le smartphone hors de portée et sur silencieux.  
  • Travailler autant que possible à heures fixes, car « ritualiser » ses horaires facilite la mise au travail. Faire des pauses de 10 minutes toutes les 40 à 50 minutes environ, et s’accorder une pause plus longue au moment où le cerveau est moins performant, soit en début d’après-midi. 
  • Prévoir de changer régulièrement de matière et de chapitre afin de ne pas passer trop de temps sur un même sujet. Ne pas s’obstiner sur un chapitre si on ne peut s’empêcher de rêvasser, et passer à autre chose pour ne pas perdre de temps. 
  • Faire un bilan chaque soir (de ce qu’on a appris, fait, des points sur lesquels on a avancé, des objectifs à venir, etc.), cela entretient la motivation. 
  • Varier ses méthodes de révisions pour éviter la lassitude et surtout utiliser les stratégies d’apprentissage qui fonctionnent (voir notre article sur ce thème)  
  • Relire ses contrôles, surtout les moins réussis : revoir les énoncés des exercices, ses réponses et les commentaires de l’enseignant. Lister les erreurs commises afin de ne plus les reproduire. 
  • Multiplier les exercices d’application, en augmentant peu à peu la difficulté. Refaire ensuite les exercices des devoirs sur table qui avaient posé problème. 
  • S’entraîner sur des sujets d’annales dans les deux semaines qui précèdent l’épreuve. C’est un excellent moyen pour arriver confiant(e) le jour J. Faire au moins un entraînement en temps réel, dans les conditions de l’examen. 
  • Utiliser Internet. Certains sites, très bien faits, proposent de nombreuses ressources pour apprendre et réviser autrement. Acadomia 365 propose des cours, des synthèses sous forme de schéma en version audio, des exercices vidéo, des annales, etc. et aussi de l’aide en tchat avec un professeur en français, en mathématiques et en sciences via le tutorat. 
  • Et bien sûr, ne pas négliger son hygiène de vie : manger équilibré, dormir suffisamment (on ne révise pas tard le soir et encore moins la nuit), pratiquer une activité physique au moins une demi-heure par jour. Prendre soin de soi est bon pour le moral et la mémoire. 

Comment l’aider à se préparer à l’épreuve orale du brevet ?

Les élèves préparant un examen ont tendance à se focaliser sur les épreuves écrites et à négliger l’oral, souvent parce qu’ils ne savent pas quoi réviser ou comment se préparer pour ce type d’épreuve, mais aussi parce que passer un oral fait peur ; aussi l’inquiétante perspective est ignorée le plus longtemps possible. Or, arriver mal préparé à un oral augmente le risque de rater sa performance, et donc de redouter encore plus cet exercice à l’avenir ! 

La première recommandation à donner à votre enfant est donc, tout simplement, de ne pas oublier de se préparer Ensuite, en ce qui concerne :  

  • Lexposé : qu’il veille surtout à soigner son introduction – pour accrocher d’emblée l’attention de l’auditoire – à mettre en évidence le plan, qui permet de suivre la logique et la progression de la pensée, et à clore son intervention de façon claire et habile(et non par un piètre « voilà, j’ai fini… »). Il lui faudra connaître cet exposé sur le bout des ongles, afin de pouvoir, le jour J, se détacher facilement de ses notes. 
  • L’entretien : cette partie de l’oral est souvent laissée au hasard ; les élèves préparent leur exposé sans (suffisamment) songer qu’il sera suivi de questions de la part du jury. Il faut, dans la mesure du possible, anticiper celles qui pourraient être posées et réfléchir aux réponses possibles.  

Enfin, et surtout, dites-lui bien que pour être à l’aise à l’oral, il n’y a pas de secret : il faut s’entraîner. Vous pouvez, le cas échéant, lui expliquer comment vous-même préparez vos présentations professionnelles, ou encore comment vous surmontez le trac que tout un chacun ressent en prenant la parole en public.  

Faites-lui répéter son oral comme pour une répétition générale de théâtre : s’il ne veut pas de vous comme public, proposez-lui de présenter son intervention face à un miroir ou une caméra afin de pouvoir faire son autocritique ; le mieux reste de se produire devant un ou des tiers, par exemple des camarades qui pourront tour à tour jouer le rôle du candidat et du jury. 

Si votre enfant redoute beaucoup les situations d’oral, encouragez-le à ne surtout pas les éviter :  il lui sera peu à peu moins difficile de s’exprimer s’il saisit les occasions d’intervenir spontanément en classe, de débattre au sein d’un groupe, etc. 

L'auteur
Laëtitia Leroy est coordinatrice pédagogique chez Acadomia. Chargée de veille dans le domaine de l’actualité éducative (enquêtes et études, réformes, nouvelles méthodes et technologies de l’enseignement) elle élabore des outils et des ressources pour accompagner et développer l’ensemble de l’offre pédagogique.
Avez-vous apprécié cet article ?
Please wait...
Merci de noter l'article afin de nous permettre d'améliorer le blog
Laisser un commentaire
Commentaires
*
*

L'auteur
Laëtitia Leroy est coordinatrice pédagogique chez Acadomia. Chargée de veille dans le domaine de l’actualité éducative (enquêtes et études, réformes, nouvelles méthodes et technologies de l’enseignement) elle élabore des outils et des ressources pour accompagner et développer l’ensemble de l’offre pédagogique.

Tags

Articles