Orientation : Aucun parcours n’est définitif, il est toujours possible de changer de voie

Article mis à jour le 10 novembre 2020
Entre 17 et 20 ans, un jeune n’est pas le même, passé de la fin de l’adolescence au début de l’âge adulte.

DEUG de droit Assas, École du Louvre, Master de droit Assas, MBA Management de l’art ICART, Aujourd’hui chargée de la vente et l’exposition de planches de BD dans une galerie,

Licence de biologie université Descartes, Master finances SKEMA, Aujourd’hui consultant Business Analyst dans une start-up pour des entreprises médicales,

Bachelor informatique EPITECH, Master journalisme CELSA, Aujourd’hui journaliste spécialisé en nouvelles technologies,

Si ces parcours semblent atypiques, déraisonnables, voire inquiétants pour les parents, ils sont le reflet de parcours de plus en plus couramment suivis par les jeunes étudiants qui, ayant construit leur projet professionnel tôt, ont évolué au fur et à mesure de leurs études et de leur construction personnelle.

Entre 17 et 20 ans, un jeune n’est pas le même, passé de la fin de l’adolescence au début de l’âge adulte.

Entre une orientation choisie avec la connaissance de soi et les parcours d’orientation de 1re et terminale, via le prisme de Parcoursup, et le vécu des premières années d’études supérieures, il est logique, normal que la construction du projet s’affine, se différencie, pour atteindre un objectif professionnel plus clair et argumenté. L’engouement pour de nouvelles matières, la découverte d’un secteur d’activité, un premier stage en entreprise, un semestre en université à l’étranger… tous ces événements en cours d’études supérieures vont forcément entraîner des réflexions de la part des jeunes, et leur permettre de se poser la question « Qu’est-ce que j’ai envie de faire ?» de façon plus mature et concrète.

De plus, les passerelles créées entre de très nombreuses formations, notamment en fin de cycle licence, ouvrent les portes de nombreuses admissions dans des filières différentes ou complémentaires. On parle aujourd’hui d’ingénieur manager, d’informaticien chef de projet, de pharmacien gestionnaire de son entreprise, de RH-RSE… autant de doubles parcours menés par de nombreux étudiants qui trouvent ainsi la voie de leur premier métier et de leur insertion professionnelle.

Et que dire des entreprises qui cherchent des jeunes polyvalents, capables de s’adapter, de travailler sur des projets, en équipes transversales, et qui incitent donc les jeunes à élargir leur champ de compétences ?

Les modalités de ces « admissions parallèles » dans les grandes écoles, notamment de commerce-gestion, sont variées et ont lieu après validation d’un diplôme bac+2, +3 ou +4 : sélectives, elles sélectionnent les candidats sur étude du dossier (admission sur titre) ou sur concours (AST, Passerelle, Tremplin, concours propre aux écoles …). Les titulaires d’un BTS, d’une licence, d’un Bachelor ou d’un master 1 peuvent ainsi rejoindre les cycles licence ou master d’écoles prestigieuses, des mastères spécialisés, des MBA …

Alors, simple élargissement de parcours pour acquérir une double compétence ou changement de chemin en cours de route, le jeune qui a construit posément son parcours trouvera sa voie et entrera sur le marché du travail avec l’enthousiasme de la passion ! Sa carrière, longue, sera jalonnée de surprises, d’opportunités, de métiers et de secteurs d’activité sans doute différents ; la capacité qu’il aura démontré à rebondir et construire brique après brique son parcours ne pourra que le conforter dans sa capacité, ensuite, à saisir les chances, trouver sa voie, prendre des risques pour atteindre son objectif, son rêve, et être épanoui dans son métier.

Accompagnons donc nos enfants vers ce chemin parfois linéaire, peut-être sinueux, des études supérieures, en n’oubliant jamais que leur satisfaction professionnelle influera sur leur statut de femmes et hommes heureux et épanouis dans leur vie d’adulte.

L'auteur
Elisabeth Laurent est responsable des partenariats et coordinatrice internationale chez Acadomia. Elle met en place des solutions éducatives pour les villes, bailleurs sociaux, grandes écoles et entreprises, et pour les familles expatriées à l’étranger.
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Elisabeth Laurent est responsable des partenariats et coordinatrice internationale chez Acadomia. Elle met en place des solutions éducatives pour les villes, bailleurs sociaux, grandes écoles et entreprises, et pour les familles expatriées à l’étranger.

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