Comment se préparer au bac de français ?

Article mis à jour le 12 avril 2022
Contrairement à ce que beaucoup imaginent, être bon ou pas en français n’est pas une question de talent (ou de fatalité). Comme dans les autres matières, il s’agit avant tout de motivation, de régularité et de méthode. Découvrez tous nos conseils pour briller le jour J !
  1. Ne pas sous-estimer l’importance de l’épreuve

Pourquoi consacrer tout ce temps à une matière qu’on n’étudiera plus dès la terminale, quand en plus on ne se destine absolument pas à des études de lettres ? Pour deux raisons : le bac de français est doté d’un fort coefficient (5 à l’écrit, 5 à l’oral) ; et surtout, lors des demandes d’admission en filières sélectives, les notes obtenues servent à départager les dossiers de candidature. Oui, même pour entrer en école d’ingénieurs ! Une bonne raison pour se motiver, même quand on n’aime pas le français…

  1. Savoir ce qu’il faut savoir… et savoir faire

Souvent, en français, les élèves ne savent pas bien quoi travailler et ne sont pas loin de penser qu’en fait, il n’y a rien de précis à savoir ou à réviser… Erreur ! L’écrit et l’oral reposent sur des connaissances et des méthodes précises : il faut pouvoir les identifier afin de bien évaluer son niveau pour chacune d’entre elles. Elles concernent notamment :

  • Les œuvres et les textes au programme ainsi que les principaux mouvements littéraires.
  • Les notions liées à l’analyse de textes : genres littéraires et types de textes, registres, figures de style, grammaire… Une boîte à outils indispensable en particulier pour le commentaire.
  • La méthodologie des exercices de l’écrit (commentaire et dissertation pour la voie générale, commentaire et contraction de texte/essai pour la voie technologique).
  • Les notions de grammaire au programme, évaluées à l’oral.
  • La maîtrise de la syntaxe et de l’orthographe, pour convaincre à l’écrit comme à l’oral.

Pour avoir une vue d’ensemble de ces savoirs et savoir-faire : les lister sur une fiche puis cocher, à mesure de l’avancée dans le programme, ce qui est vu, à revoir ou maîtrisé.

Découvrez nos solutions

  1. Connaître la courbe d’Ebbinghaus

Non, il ne s’agit pas d’un roman un peu obscur du XIXe mais d’une technique permettant d’améliorer la rétention des informations. Le principe est simple : pour mémoriser un cours, il faut y revenir à intervalles réguliers, à savoir :

  • Le soir même : ce premier rappel permettra d’imprimer plus facilement ce qui a été vu en cours ;
  • Chaque week-end : pour revoir tous les cours de la semaine, réactiver les apprentissages et éventuellement concevoir des fiches synthétiques ;
  • Avant chaque devoir important et pendant les petites vacances : pour procéder à des révisions générales et s’exercer sur de petits exercices d’application.

Cette méthode d’apprentissage progressif est bien sûr utile dès lors qu’il faut, pour un examen, retenir le programme de toute une année.

  1. Ne faire aucune impasse

Pour l’écrit tout d’abord, il peut être tentant de se préparer uniquement au commentaire au cours de l’année, l’exercice étant souvent jugé plus abordable. C’est un pari risqué, car le texte proposé le jour de l’examen peut opposer plus de résistance que prévu. Mieux vaut donc se laisser la possibilité du choix et pour cela s’entraîner sérieusement aux deux exercices proposés à l’écrit.

Cela implique bien sûr de lire entièrement les œuvres au programme, et pas seulement les textes étudiés en classe. Cet effort sera payant à l’oral : lors de l’entretien, l’examinateur verra très vite si le candidat s’est contenté ou non du minimum.

Pour l’oral, il faut maîtriser sur le bout des doigts tout ce qui figure sur sa liste, y compris les textes complémentaires ; ils sont utiles pour nourrir la réflexion à l’écrit (plus on a de références, plus il est facile d’argumenter) et le jury pose souvent des questions à leur sujet, pour vérifier l’implication de l’élève.

  1. Faire des entraînements ciblés

Pour l’écrit, surtout à l’approche de l’examen, il est indispensable de s’exercer sur des annales. Pas pour faire un commentaire ou une dissertation en entier – perspective peu engageante –, mais pour travailler les points clés de ces exercices et affûter ses réflexes.

  • Pour s’entraîner à la dissertation ou à l’essai, on peut se focaliser sur l’analyse du sujet, la mise au point de la problématique, la construction du plan et la rédaction de l’introduction. Et, en voie générale, se tester de cette façon sur les quatre œuvres au programme.
  • Pour s’entraîner au commentaire, il faut s’exercer à se poser les bonnes questions : c’est ce qui permet de bien cerner les enjeux et la singularité du texte et donc de proposer une analyse pertinente. Ces questions dépendent du genre concerné. Par exemple, face à un récit, il faut notamment se questionner sur le choix de la focalisation, l’importance du cadre spatio-temporel, la conduite du récit, le traitement des personnages. Face à une scène de théâtre, il faut s’interroger sur la situation d’énonciation, le type de répliques et leur organisation, les choix de mise en scène et les effets recherchés sur le public…
  • Pour s’entraîner à l’oral, le plus efficace est de se mettre en scène, seul(e), ou mieux, en binôme. Les points à travailler : lire à voix haute de façon expressive (en respectant la métrique pour les poésies), mener une explication linéaire de façon dynamique sans trop regarder ses notes, s’entraîner à la question de grammaire, anticiper les questions posées lors de l’entretien.

Au-delà des notions et des problématiques proprement littéraires, c’est en fait la capacité à argumenter de façon efficace qu’il faut tâcher de développer pour le bac de français. Cette compétence, décisive lors de cet examen, sera également cruciale pour la réussite des études supérieures, quelles qu’elles soient.

Découvrez nos solutions

Laisser un commentaire
Commentaires
*
*

Tags

Articles