Comment repartir du bon pied en début d’année ?

Article mis à jour le 13 janvier 2022
Une fois les vacances de fin d’année et leurs traditionnelles réjouissances passées, reprendre le chemin de l’école peut s’avérer laborieux : fatigue, morosité hivernale, interminable épidémie… Pour ne pas céder au découragement dès le mois de janvier, le mieux est de commencer par faire le point. L’objectif : évacuer d’éventuelles tensions, tracer des perspectives et attaquer la rentrée sereinement et plein d’envie. Voici nos conseils pour y parvenir !

Listez ensemble ses réussites

La première étape d’un bilan est d’amener votre enfant à se souvenir des petites et grandes victoires rencontrées depuis la rentrée de septembre.

Demandez-lui : « Quelles sont tes réussites depuis le début de l’année ? De quoi es-tu fier(e) ? Parmi tes objectifs ou bonnes résolutions de la rentrée, qu’as-tu déjà accompli ? »

Si votre enfant a du mal à lister ses réussites, vous pouvez l’aider à s’en souvenir grâce à une revue chronologique retraçant mois par mois les événements marquants (devoirs surveillés, travaux pratiques…). Vous pouvez aussi dresser un inventaire illustrant chaque victoire par matière. L’idée est de récapituler l’ensemble des réussites de cette première partie de l’année pour renforcer sa confiance en lui. De plus, en cas de démotivation, vous pourrez ressortir cette liste pour lui rappeler ses capacités.

Identifiez ses points forts et faites le point sur son bien-être

Une fois les succès identifiés, attardez-vous sur les stratégies d’apprentissage mises en œuvre en lui demandant : Qu’est-ce qui a bien fonctionné ? Moins bien fonctionné ? Pourquoi ? Quelles sont les actions ou les pensées qui t’ont permis de surmonter les obstacles rencontrés ? L’idée n’est pas de pointer les faiblesses mais de progresser. En ce qui concerne les échecs éventuels, amenez votre enfant à prendre du recul et à avoir un regard constructif en réfléchissant aux moyens de mieux faire la prochaine fois.

N’oubliez pas, lors de ce bilan, de le questionner sur son bien-être : « Comment t’es-tu senti(e) durant cette période ? Comment te sens-tu, maintenant ? Comment abordes-tu le reste de l’année ? Et comment puis-je t’aider ? »

Cernez les enjeux pour la suite de l’année

Les enjeux seront certainement divers : combler rapidement des lacunes dans une matière, augmenter la moyenne générale, réfléchir à son orientation ou anticiper le passage dans la classe supérieure, se préparer pour un examen… Quels que soient ceux de votre enfant, prenez le temps de bien les cerner afin d’apporter une réponse adaptée à chacun.

Si l’année scolaire est divisée en trimestres, le deuxième trimestre est particulièrement important. Le premier trimestre débutant souvent avec des révisions et le troisième étant écourté par les vacances et les jours fériés, le deuxième est donc celui où les enseignants évaluent la progression des élèves ; il est ainsi déterminant pour la décision de passage en classe supérieure ou l’admission dans une formation supérieure. En terminale, le bulletin du deuxième trimestre est le dernier figurant dans le dossier d’inscription Parcoursup.

Enfin, bien sûr, si votre enfant est dans une classe à examen (brevet de 3e, épreuves anticipées de 1re, épreuves du bac de mars et juin en terminale), rappelez-lui le temps restant avant le jour J. L’objectif n’est pas de le stresser, mais de l’amener à se saisir de ces échéances pour réinvestir sa motivation dans sa scolarité.

Fixez avec lui des objectifs clairs et précis et clarifiez les priorités pour la rentrée

Aidez-le à se choisir des objectifs clairs et précis, mesurables, assez ambitieux mais réalistes, à atteindre d’ici la fin de l’année. Pour être utiles, ces objectifs devront être vécus comme autant de leviers de motivation successifs. En discuter est l’occasion pour votre enfant de sonder ses désirs personnels et de se prendre en charge.

Attention à être raisonnable : si les objectifs sont trop nombreux, il sera difficile de tout mener de front ; s’ils sont trop écrasants ou lointains, votre enfant risque de se décourager et de ne rien faire du tout. Il est donc indispensable de les prioriser en fonction de leur degré d’urgence et d’importance.

Demandez-lui : « Pour cette rentrée, par quoi veux-tu commencer ? Quelles sont tes priorités ? Qu’est-ce qui te semble urgent et qu’est-ce que tu pourrais planifier à court, moyen et long terme ? Quels sont les défis que tu souhaites relever ? »

Réajustez le plan d’action

Une fois les objectifs fixés et priorisés pour la suite de l’année, il reste à préciser les moyens concrets de les mettre en œuvre.

« Comment vas-tu t’y prendre ? De quoi as-tu besoin pour atteindre tes objectifs ? Sur quoi peux-tu travailler pour les atteindre ? La méthodologie, l’organisation… ? »

Vous pouvez lui conseiller de noter sur trois colonnes ce qu’il doit « arrêter », « commencer » ou « continuer » à faire pour se rapprocher de ses objectifs. Il est aussi possible de lister dans deux colonnes ce qu’il souhaite faire « plus » ou « moins ». Nul besoin de faire un plan d’action détaillé, il suffit que votre enfant ait en tête quelques grandes lignes et les premières étapes pour se mettre en action. Lorsqu’il s’agit d’objectifs concernant une matière, n’hésitez pas à consulter un référent en lien avec ce domaine, comme un proche, un enseignant, un coach…

Découvrez nos solutions de coaching scolaire

Passez à l’action

Le bilan réalisé pourra être synthétisé sur un support visuel : ardoise, carte mentale ou tout support susceptible d’aider à la réflexion. De même, on pourra afficher un « tableau des objectifs » pour la fin de l’année dans un lieu adapté afin de ne pas les perdre de vue. De plus, il est possible que, quelques jours après avoir accompli cet exercice, d’autres idées surviennent. Il suffira de compléter le tableau au fur et à mesure.

Donner à votre enfant l’habitude de faire le point, de réfléchir aux actions passées et à venir, est toujours bienvenu, quelle que soit la période de l’année. C’est à chaque fois l’occasion de comprendre – ou de se rappeler – que la réussite scolaire dépend véritablement de soi et de ses actions, et de maximiser ainsi ses chances de progresser.

L'auteur
Il œuvre comme coach scolaire au sein d’Acadomia. Il accompagne des collégiens, lycéens et étudiants dans leur scolarité en les aidant à forger les outils motivationnels, organisationnels et méthodologiques nécessaires à leur réussite.
Laisser un commentaire
Commentaires
*
*

L'auteur
Il œuvre comme coach scolaire au sein d’Acadomia. Il accompagne des collégiens, lycéens et étudiants dans leur scolarité en les aidant à forger les outils motivationnels, organisationnels et méthodologiques nécessaires à leur réussite.

Tags

Articles