Comment progresser en anglais au lycée ?

3 juin 2021
Voici quelques conseils et idées pour que votre ado fasse mentir les statistiques et acquière un bon niveau en anglais !

Alors qu’une bonne maîtrise de l’anglais fait plus en plus partie des compétences exigées dans l’enseignement supérieur puis par les employeurs, le niveau moyen des jeunes Français reste médiocre. Il n’est pourtant pas impossible d’être bon en anglais à l’issue de sa scolarité au lycée.

  1. Évaluer son niveau réel

Avant d’envisager de prendre des cours particuliers, il peut être utile de faire un petit « check-up » pour situer approximativement son niveau sur l’échelle de compétences linguistiques européenne élaborée par le CECRL (Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues).  Cette échelle comporte 6 niveaux : A1 et A2 (élémentaire) , B1 et B2  (indépendant), C1 et C2(expérimenté). En fin de terminale, s’il s’agit de sa première langue vivante, un lycéen est censé avoir atteint le niveau B2. Pour une estimation rapide, on pourra faire un test gratuit en ligne, par exemple celui du site cambridgeenglish.org.  Le test « for schools » destinés aux adolescents comprend 25 questions et indique quel test de qualification – officiel et payant celui-ci – le répondant serait susceptible de préparer : cette perspective peut constituer un objectif motivant, d’autant que faire valider son niveau d’anglais est un plus, notamment sur Parcoursup.

  1. Échapper au fatalisme et à la peur de se tromper.

En dépit de quelques progrès récents, pour ce qui est de la maîtrise de la langue anglaise, la France demeure en queue du peloton des pays européens non anglophones. Les raisons de cette désolante stagnation sont, à chaque publication de classement, scrutées par les médias. Une certaine tendance au fatalisme (sensible même chez les plus jeunes) est une des explications fréquemment avancées : les Français seraient persuadés d’être nuls en anglais, et qu’il n’y aurait rien à y faire. C’est ce défaitisme qu’il faut commencer par repousser, car il ne se fonde sur rien de réel. La peur de se tromper est également un frein préoccupant chez les élèves français : c’est d’ailleurs un élément d’explication pour leurs performances en anglais mais aussi pour leurs résultats dans PISA. Apprendre l’anglais, c’est accepter de faire des fautes de vocabulaire et de grammaire et, bien sûr, de prononciation. Pour apprendre, il faut commencer par se tromper.

  1. Augmenter son temps de parole

Moins d’une minute par heure : c’est le temps de parole moyen pour un lycéen en cours d’anglais. Outre le nombre souvent élevé d’élèves par classe, qui explique la faible part de la pratique orale, l’enseignement de l’anglais en France est encore largement fondé sur la pratique de l’écrit : il n’y a pas si longtemps que l’anglais est évalué aussi à l’oral à l’examen du baccalauréat. Rien d’étonnant à ce que les lycéens soient si mal à l’aise lorsqu’il s’agit de prendre la parole en anglais. Si en outre votre ado cherche surtout à se fait oublier en cours et ne répond jamais spontanément aux questions du prof, il faudra sans doute en passer par d’autres biais pour le faire progresser : les cours particuliers sont bien sûr une solution, mais il existe d’autres options.

  1. En finir avec le doublage

Alors que la majorité des pays scandinaves préfèrent regarder les films et les séries en version originale sous-titrée, la France, comme une bonne partie de l’Europe du Sud, opte pour un doublage systématique. Les Français, réfractaires à l’anglais au cinéma ou à la télé, un peu par habitude, un peu par fierté nationale, entretiennent ainsi un cercle vicieux : ils sont mauvais en anglais, donc ils n’aiment pas la V.O, et inversement. Pourtant, il est aujourd’hui très facile de regarder des programmes en anglais : la version multilingue (ou VM), disponible sur pratiquement toutes les chaînes, permet de regarder des séries et des films dans la langue et avec les sous-titres de son choix. Alors faites tout pour que votre ado oublie la VF et qu’il en vienne à vous expliquer que « non, il ne traîne pas devant Netflix, il bosse son anglais ! ». Avec de la pratique, il pourra même relever les jeux de mots et allusions pas toujours bien retranscrits par les sous-titres, passer aux sous-titres en anglais, voire s’en passer complètement.

  1. Pratiquer tous les jours

Quel que soit le domaine d’apprentissage dans lequel on souhaite progresser, la règle de base tient en deux mots :  régularité et répétition. Pour apprendre une langue, c’est d’autant plus vrai : il faut y être exposé le plus possible, et pas seulement par le biais de films, de séries, ou même d’émission de radio. Bien sûr, vous ne pourrez pas imposer ou financer une leçon d’anglais quotidienne à votre ado. Le web peut représenter un complément efficace des cours en face à face ou à distance  : il existe des dizaines de sites gratuits qui se proposent de faire de quiconque un angliciste accompli, en exerçant l’oral, côté compréhension ou production : parmi ceux-ci on peut citer BBC learning english, Anglissime, English Central, Gymglish ou encore Cambridge English, qui propose de nombreuses ressources interactives gratuites. Lire régulièrement à voix haute des textes en anglais, tout simplement, est aussi un bon moyen pour perfectionner sa prononciation.

  1. Utiliser les podcasts et les applications

Très adaptés à une pratique autonome (au lycée, pour préparer le bac…) les podcasts sont à rechercher directement sur Itunes ou Android ou sur des sites de téléchargement : Eslpod.com destiné aux non-natifs, met à disposition des dizaines d’exercices afin d’apprendre l’anglais de façon ludique. Sur Voanews.com, un podcast quotidien d’une durée de 30 minutes, en anglais américain ralenti et simplifié, présente les dernières nouvelles et des reportages variés.

Les applications sont quant à elles très commodes pour travailler la langue chaque jour, n’importe où, grâce à de petits exercices réguliers. En accès gratuit sur Twitter, @voca_anglais propose un mot de vocabulaire à apprendre par jour. MemoCoach, gratuit également, est consacré à l’apprentissage des verbes irréguliers. Du côté des applications payantes, Duolingo, Semper, Mosalingua font partie des plus abouties.

  1. Pratiquer l’anglais l’été

Bien sûr les voyages à l’étranger et particulièrement les séjours linguistiques, qui permettent d’apprendre la langue tout en découvrant un pays, une culture et en se faisant des amis, sont le meilleur moyen pour progresser rapidement.  Pour les jeunes qui n’ont pas l’occasion, les moyens ou l’audace de partir, il existe d’autres façons de profiter de l’été pour améliorer son anglais : le correspondant avec lequel votre ado aurait des affinités, ou bien le séjour linguistique en France, formule qui connaît de plus en plus de succès. Il s’agit de centres de vacances avec cours et activités en anglais, animés le plus souvent par des Français. Enfin, Acadomia propose un « english summer » pour parler et apprendre l’anglais sans voyager : stages en ligne ou stages de vacances duo (cours d’anglais associés à la pratique d’une activité sportive, culturelle ou artistique) sont au programme pour les lycéens.

 

L'auteur
Laëtitia Leroy est responsable du service pédagogie Acadomia . Elle conçoit et supervise les solutions d’accompagnement proposées à nos élèves pour la réussite de leur scolarité dans le secondaire, dans le champ disciplinaire comme dans le cadre parascolaire (méthodologie et stratégies d’apprentissages, développement personnel…).
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L'auteur
Laëtitia Leroy est responsable du service pédagogie Acadomia . Elle conçoit et supervise les solutions d’accompagnement proposées à nos élèves pour la réussite de leur scolarité dans le secondaire, dans le champ disciplinaire comme dans le cadre parascolaire (méthodologie et stratégies d’apprentissages, développement personnel…).

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