Comment favoriser la réussite scolaire de votre enfant ?

18 octobre 2021
Tous les enfants ont, dès le plus jeune âge, le désir de découvrir et d’apprendre. L’un des premiers rôles des parents est de favoriser cette curiosité naturelle et de cultiver le plaisir d’apprendre, ingrédient indispensable dans la réussite scolaire.

Voici quelques conseils pour faire de votre enfant un élève motivé et épanoui.

Trouvez la bonne distance

Peut-être en avez-vous eu l’amère expérience lors du premier confinement : vous êtes parent, pas prof ! Une fois passés les premiers apprentissages et l’entrée en école primaire, il est important de distinguer suffisamment les rôles du parent et de l’enseignant. Il s’agit d’accepter de ne pas être le seul acteur de l’instruction de son enfant… et d’éviter notamment de transformer toute sortie familiale en excursion pédagogique ! L’enfant doit devenir peu à peu le principal acteur de sa scolarité ; le parent est celui qui le soutient dans son évolution et dans les moments délicats, et qui donne du sens aux efforts tout en complimentant les réussites, car celles-ci passent également par la témérité et l’obstination.

Accompagnez (joyeusement) les apprentissages

Sans vous substituer à l’enseignant, vous pouvez stimuler le plaisir d’apprendre. Aidez tout d’abord votre enfant à ne pas considérer le moment des devoirs comme une corvée, en abordant vous-même la situation avec enthousiasme et créativité : présentez-lui les problèmes à résoudre comme des jeux, faites-lui réciter ses tables comme une chanson, inventez des quiz comme à la télé… Les moyens de rendre amusante cette obligation quotidienne sont nombreux !

La vie quotidienne fournit par ailleurs bien des occasions d’apprendre des choses à votre enfant sans qu’il s’en rende compte : faites-lui travailler les mathématiques en lui demandant de rendre la monnaie, l’écriture en lui confiant la rédaction de la liste des courses, les langues en l’impliquant dans les communications lors de vacances à l’étranger… Responsabiliser son enfant au sein du foyer permet de développer sa confiance mais a aussi un effet bénéfique avéré sur les résultats scolaires.

Laissez-le résoudre ses problèmes

L’autonomie dans la scolarité suppose que l’élève sache travailler seul. À vous de soutenir votre enfant dans ce processus. Résistez tout d’abord à la tentation de faire les devoirs à sa place pour gagner du temps ou par souci de perfection. Vous mineriez sa confiance en ses capacités à progresser et l’empêcheriez de tirer les conséquences de ses erreurs. Pour apprendre, votre enfant doit prendre des risques, se tromper et surtout accepter de se tromper.

Aussi, lorsqu’il vous demande de l’aide, essayez de ne pas mettre immédiatement en évidence les erreurs : posez-lui des questions sur les consignes, intéressez-vous réellement à ce qu’il a compris. Instillez un sentiment de confiance en le laissant faire et ne vérifiez le travail fini qu’à sa demande.

Aidez-le à adopter de bonnes habitudes de travail

Pour que votre enfant apprenne à travailler quand il le faut et le temps qu’il faut, instaurez un rythme de travail adapté le plus tôt possible. Lors des premières années d’école, prêtez attention au moment où il semble le plus disponible pour faire ses devoirs : dès son arrivée, après le goûter, après s’être un peu dépensé physiquement ? Déterminez avec lui un temps et un horaire réguliers pour les devoirs en prenant en compte ses préférences et les contraintes familiales. Vous créerez ainsi l’indispensable routine des devoirs, une discipline fort précieuse pour votre enfant… et pour vous : en « institutionnalisant » le temps du travail scolaire, vous facilitez la mise au travail et diminuez le risque d’interminables négociations, voire de conflits à ce sujet… Vous pouvez même espérer que votre enfant conserve cette discipline durant toutes ses années d’études !

Fixez des objectifs clairs, concrets et atteignables

Réussir, c’est éprouver la satisfaction d’avoir atteint un objectif, quel qu’il soit. C’est pourquoi la réussite scolaire de votre enfant doit avant tout se fonder sur la définition d’objectifs simples, précis et accessibles : finir un travail à telle heure, progresser de tant de points dans telle matière avant la fin du trimestre, etc. Bien sûr, il est important que ces objectifs soient avant tout les siens, qu’ils ne lui soient pas imposés. Vous pouvez cependant établir ensemble une stratégie pour les atteindre (quelles étapes, quels délais, quels moyens ?), puis encourager et suivre ses progrès.

En incitant votre enfant à se focaliser sur ses propres objectifs, vous l’aiderez à prendre confiance en sa capacité à progresser, à ne pas se comparer inutilement à ses camarades, et surtout à intégrer l’idée que sa réussite dépend avant tout de lui, de son désir et de ses efforts.

Aidez-le à tirer parti de ses échecs

Réussir, on l’a dit, c’est accepter de prendre des risques… y compris celui d’échouer. Mais un échec est avant tout l’occasion d’apprendre. Si votre enfant se retrouve en difficulté et découragé face à une situation, rappelez-lui ce droit à l’échec et aidez-le à identifier ce qui n’a pas fonctionné. Préférez les questions constructives (« Qu’est-ce que tu n’as pas compris ? », « Où vois-tu des erreurs ? », « Comment faire pour ne pas renouveler ces erreurs ? ») aux constats, qui tendent à décourager (« Tu n’as pas compris », « Tu t’es trompé ici et là », « Tu aurais pu mieux faire »).

De nombreuses études ont montré que les élèves croient davantage en leur capacité à progresser et à réussir s’ils se représentent l’intelligence – et ceci même inconsciemment –, non pas comme une donnée fixe, innée, mais comme une capacité qui peut se travailler, se développer. Puisqu’ils estiment qu’il est possible de surmonter des difficultés grâce à des exercices réguliers, ils font preuve de plus de persévérance et augmentent ainsi leurs chances de réussite. En somme, croire en sa capacité à réussir aide à réussir : un cercle vertueux à encourager absolument !

Donnez un sens à sa scolarité

Pour se motiver et se responsabiliser, l’enfant doit peu à peu comprendre qu’il travaille pour lui, et pas pour vous. Pour cela, il faut d’abord qu’il ait l’assurance que l’attachement de ses parents ne dépend pas de ses bons ou mauvais résultats : les récompenses et les punitions attachées aux notes obtenues sont à cet égard assez improductives… Il faut en somme qu’il puisse tirer de sa scolarité un intérêt tout personnel.

Dès le collège − et les questions liées à l’orientation l’y inviteront de toute façon −, votre enfant doit commencer à envisager un projet, une envie de métier ou d’avenir qui lui est propre, même si celui-ci est encore peu précis ou semble manquer de réalisme. Aidez-le alors à réfléchir à la manière dont son investissement dans sa scolarité pourra servir ce projet : doit-il travailler davantage dans une matière ? se montrer plus actif à l’oral ? envisager le choix d’un établissement précis ? Il est plus facile de fournir des efforts aujourd’hui si on est convaincu qu’ils servent les rêves de demain.

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