Comment aider mon enfant à être heureux pour s’épanouir à l’école ?

Article mis à jour le 10 juin 2022
Le 20 mars c’est la journée mondiale du bonheur. Une initiative engagée par l’ONU, basée sur une action menée au Bhoutan depuis les années 70’s. Le Bhoutan privilégiant le résultat de l’indice du bonheur à celui de son PIB. Au palmarès du World Happiness Report, la Finlande demeure championne du bonheur depuis de nombreuses années et médaille d’or du meilleur système éducatif depuis 2000.

Mais mesurer ou évaluer le bonheur est une gageure, le bonheur des uns n’étant pas forcément celui des autres. Si l’on s’intéresse aux élèves français, à nos enfants et à leur rapport à l’école, quid de leur bonheur ? Sont-ils heureux d’apprendre à l’école ? Comment faire, nous parents, pour les aider à s’épanouir dans leurs apprentissages ?  

Aux racines du mot bonheur, l’adjectif bon et le substantif heur, (pour augurium en latin). L’augure étant initialement et historiquement le résultat d’un présage issu de l’observation des signes de la nature, comme le vol des oiseaux, la façon dont ils mangent ou chantent. Le sens a glissé depuis mais des restes sémantiques subsistent malgré tout.  

Le bonheur reste, de fait, conditionné par un environnement humain, architectural, géographique, scolaire, familial nécessairement favorable au développement personnel ; et la relation de l’école avec la famille est à prendre en compte dans l’équation.  

Quel programme pour une notion philosophique vaste ! Les élèves passant la majeure partie de leur temps à l’école, l’aptitude à « bien être » à l’école est cruciale et déterminante pour leur réussite scolaire.  

Pourtant, 64 % des filles et 47 % des garçons français se disent angoissés avant un contrôle, même en ayant sérieusement révisé, stressés d’aller à l’école et redoutant trop souvent la sanction. Le manque de confiance en soi et d’autonomie faisant défaut, le sens donné aux apprentissages s’épuise et délaisse l’élève épanoui, bien dans sa classe, pour créer un élève angoissé, limité par ses résultats. 

7 façons d’aider votre enfant à s’épanouir

  1. Faites-lui confiance : prouvez-lui qu’il est capable de s’adapter à chaque situation. Le sentiment de compétence gonfle l’ego. Le cercle vertueux est enclenché, plus votre enfant se sent capable, plus il réussit. 
  2. Développez son autonomie et donnez-lui des responsabilités en le laissant agir, aidez-le à « faire seul ». 
  3. Intéressez-vous (vraiment) à ce qu’il fait et aime. 
  4. Ne lui mettez pas la pression et respectez son rythme d’apprentissage. Le stress, ennemi numéro 1 des élèves ne fait pas aimer l’école. Des élèves stressés ne comprennent pas ce qu’on attend d’eux, aveuglés par leur émotion nuisible. 
  5. Restez à votre place de parent, vous n’êtes pas enseignant, gardez la bonne distance. 
  6. Acceptez ses erreurs et montrez-lui que les résultats sont toujours perfectibles en travaillant. Une situation scolaire n’est jamais figée, heureusement. 
  7. L’enquête PISA 2017 insiste sur l’importance du sport pour une vie d’élève épanouie. Faire de l’exercice, c’est prouvé c’est bon pour le moral. 

Et ailleurs ?

  • En Allemagne : une heure de cours par semaine a été instaurée pour parler du bonheur à l’école. L’objectif étant de dédier un temps scolaire à cette notion tout au long de sa scolarité. Une pratique cousine de la philosophie somme toute qui invite à réfléchir à son propre bonheur, mettre des mots sur ses émotions et partager en groupe : une matière à part entière, intégrée au programme scolaire allemand. 
  • Aux Pays-Bas, classé en 6e position dans le classement des pays où il fait bon vivre et étudier, les élèves expérimentent en autonomie avec des règles, clairement définies en amont. L’importance de l’obéissance des enfants étant supplantée très largement par leur capacité à devenir autonomes.  
  • Sur le web : et si pour réfléchir à la notion du bonheur, vous révisiez les classiques, Aristote et Platon, Zénon de Citium ou Kant ? La plateforme Schoolmouv vous permet de penser et repenser le bonheur, existe-t-il vraiment ou n’est-il qu’imagination ? Telle est la question… 

La corrélation entre les performances scolaires et le bien être à l’école est évidente, et si la question du bonheur de votre enfant, à aller et être à l’école, devenait une priorité ?  

L'auteur
Claire Saulou est chargée de mission au sein du service pédagogie d’Acadomia.  Elle participe à la veille pédagogique et à l’animation du blog pour toutes les problématiques liées au scolaire ou au parascolaire.
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Claire Saulou est chargée de mission au sein du service pédagogie d’Acadomia.  Elle participe à la veille pédagogique et à l’animation du blog pour toutes les problématiques liées au scolaire ou au parascolaire.

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