Chercher sa voie, trouver sa voie, être sur la bonne voie…

Article mis à jour le 19 août 2021
Une expression qui peut se décliner à l’infini. Presque une injonction. Il y aurait donc une voie, une seule, et ce serait la mienne ?

Une expression qui peut se décliner à l’infini. Presque une injonction. Il y aurait donc une voie, une seule, et ce serait la mienne ? Un peu comme ce mythe de la moitié d’orange et du partenaire qui nous serait destiné, qui nous conviendrait parfaitement et que nous devons impérativement trouver pour être heureux ! Quelle mission !Je crois que je n’aime pas cette vision, cette façon de dire, cette consigne à exécuter. Je crois que tout est multiple dans la vie, dans nos vies. Je crois que ce qui compte vraiment,profondément est de se sentir, se sentir, au fond de son cœur, de chair et d’âme, sur un chemin qui nous convient. Là, maintenant. Un chemin parmi d’autres.

 

Peut-être, sûrement,aurions-nous été aussi bien autrement, ailleurs. L’idée de la voie unique est une pensée qui nous restreint et qui parfois nous fait peur. Suscitant mille questions, qui nous troublent.Nous le savons tous que choisir, c’est renoncer. Alors oui, moi par exemple, j’aurai adoré être chanteuse, chanteuse de variété, j’assume. Mais je n’ai aucune voix, une lettre change tout !, cette voie était exclue de mon parcours … Aujourd’hui j’en suis si heureuse. J’aime ce que la vie a fait de moi, ce que je suis « devenue ». Encore un drôle de mot ! I am what i am,diraient les anglo-saxons. Et c’est bien ! Même si, dans le fond, on ne s’arrête jamais de «devenir ». La vie est mouvement.

Alors, oui, bien sûr. Certains se fourvoient. Se retrouvent dans des circuits à tourner en rond sur un parcours qu’ils n’ont jamais vraiment choisi. Ou qu’ils ont cru choisir alors que c’était un choix par loyauté familiale, conscient ou inconscient. Ou un choix par défaut, j’aurai voulu être un artiste… je serai ingénieur car, dans ma famille, un artiste est un « bon à rien » dont le talent ne peut se conjuguer avec la réussite, la réussite de vie. « Tu dois faire un « vrai »métier », « artiste, c’est pour le loisir, ce n’est pas avec ça que tu gagneras ta vie … » …Quand on pense qu’aujourd’hui nos adolescents doivent se déterminer en seconde, voirea vant alors qu’ils sont en pleine construction. Construction identitaire, construction de la pensée, construction de vie dans un mouvement, une dynamique qui ne peut trouver sa stabilité avant quelques années.

 

Les recherches actuelles nous expliquent que notre cortex pré-frontal, cette zone du cerveau capable de planifier, d’analyser, d’anticiper n’arrive à maturité qu’à … 25 ans ! Comment savoir quand on en a 15 ce qui nous convient, là où on sera bien ?Posons-nous, centrons-nous, ressentons. Ce que je suis aujourd’hui, ce que je vis, comment je le sens ? Est-ce que je me sens bien, confortable, à ma place dans cette vie qui est la mienne ? Vous voyez, le mot que l’on prononce ici est bien lié au ressenti, à notre corps !Comment je me « sens » ? Et si, dans le creux de soi, une souffrance, un grattement, une tristesse, un regret pince, picote, brule, étouffe … alors peut-être faut-il avoir le courage de l’accepter, avoir le courage de redistribuer les cartes de sa vie et changer de direction. Le courage, qui, étymologiquement, vient du cœur, est une force que nous avons tous en nous pour nous mettre en mouvement. Au bon moment. Celui que l’on choisit.Et se souvenir, qu’une étude récente nous indique que seuls 4% qui ont changé de vie le regrettent … Alors ?

L'auteur
Psychologue, auteure, fondatrice de Cogito’Z. Conseillère d’Acadomia en charge de l’innovation psycho-pédagogique.
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Psychologue, auteure, fondatrice de Cogito’Z. Conseillère d’Acadomia en charge de l’innovation psycho-pédagogique.

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