Retour sur le 1er E-Forum de l’orientation Acadomia, édition 2020

Article mis à jour le 7 décembre 2020
5 journées thématiques organisées sous forme de lives animés par des intervenants spécialistes des filières postbac, des vidéos de décryptage sur l'orientation et les études pour tout savoir sur les filières les plus demandées !

Un parcours d’informations pour accompagner les jeunes de la seconde à la terminale à préparer leur orientation !

La construction du projet d’études est un enjeu majeur pour les lycéens et leurs familles, à la fois dans le choix de la filière d’études mais également dans celui du type d’établissement et donc de pédagogie (université , école, prépa…). L’objectif de ce e-forum est de proposer aux jeunes de la seconde à la terminale un parcours d’information et de les aider à éclairer leur choix de parcours universitaire et leur projet professionnel.

Effectivement, ne pas savoir pourquoi travailler au lycée parce que l’on    n’a   aucun    but     d’études    ou    de  métier  rend souvent l’apprentissage et la réussite scolaire compliquées … aidons donc nos jeunes à chercher leur voie et donner un sens à leur études en cours et à venir ; leur épanouissement personnel et leur insertion professionnelle sont en jeu.

Nos écoles partenaires

L’orientation postbac

Facebook Live : Construire son projet d’orientation

Le tout premier live de notre e-forum de l’orientation était consacré à la construction du projet d’orientation. Pour réussir à trouver sa voie et ne pas s’y perdre dans la multitude de formations possibles, nos experts Aurélie Poulin et Tony Laurino ont insisté sur la nécessité de prendre suffisamment de hauteur par rapport au sujet de l’orientation, d’avoir une vision d’ensemble avant de faire ses choix.

Pour cela, il faut adopter une démarche « en entonnoir » et procéder par étapes :

  • D’abord s’interroger sur soi, sur ses préférences, ses goûts, sa personnalité (au besoin en ayant recours à des outils, comme des tests de personnalité, ou en faisant appel à un regard extérieur), afin dans un premier temps de déterminer les domaines professionnels qui pourraient convenir, c’est-à-dire dans lesquels on serait le plus susceptible de s’épanouir.
  • Ensuite entamer des recherches pour savoir quelles études postbac peuvent conduire aux domaines professionnels identifiés : ces recherches, elles aussi, doivent correspondre à une démarche progressive, de plus en plus « pointue » : on peut commencer par explorer Internet, puis se renseigner dans son lycée, et enfin faire appel à des professionnels de l’orientation.
  • Enfin, faire le choix des spécialités permettant d’accéder aux études postbac et aux domaines professionnels envisagés préalablement. Dans un premier temps, il est recommandé de se rendre sur le site fr : ce site permet de simuler des combinaisons de spécialités et de découvrir les perspectives de formations et de métiers qui leur sont liées. Les résultats scolaires sont bien évidemment à prendre en compte pour le choix des spécialités, dans la mesure où elles sont dotées d’un très fort coefficient à l’examen du baccalauréat.

Une fois le projet identifié, il faut aussi distinguer les principales filières de formation afin de choisir celle qui conviendra à la fois le mieux à son projet et à sa personnalité. Il existe 5 principales filières :

  • L’université, qui propose des formations de 3 ans minimum (niveau licence) dans des multitudes de domaines. Pour envisager la fac, mieux vaut ne pas douter de ses capacités d’autonomie et d’autodiscipline concernant le travail personnel et l’assiduité aux cours, et être attiré par un enseignement essentiellement théorique ou abstrait.
  • Les prépas ou CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles), formations sélectives en 2 ans qui préparent aux concours d’entrée des grandes écoles (d’ingénieurs, de commerce, vétérinaires, etc.). Pour envisager la prépa, mieux vaut apprendre rapidement et disposer de solides capacités de travail, apprécier un encadrement fort et faire preuve d’une assez bonne résistance à la pression et au stress.
  • Les BUT, Bachelors universitaires de technologie (anciennement DUT) qui, à compter de la rentrée 2021, proposeront des parcours en 3 ans, pour accorder un diplôme ayant le grade d’une licence. Comme les DUT auparavant, Les BUT s’adressent plutôt à des lycéens issus de la voie générale et comportent 24 mentions (les ex « spécialités ») différentes. Pour envisager un BUT, mieux vaut vouloir se spécialiser rapidement dans un secteur professionnel et souhaiter une formation théorique mais aussi concrète, avec des stages en entreprise voire en alternance.
  • Les BTS (brevets de technicien supérieur) se préparent en 2 ans au sein d’une section de technicien supérieur (STS) rattachée à un lycée, public ou privé, ou à une école spécialisée. Il existe plus de 110 spécialités de BTS, réparties dans tous les domaines professionnels. Pour envisager un BTS, mieux vaut souhaiter une formation avant tout concrète, avec de nombreux stages en entreprise voire en alternance, viser une insertion professionnelle rapide et préférer un encadrement plus proche du lycée que de la fac.
  • Enfin, les écoles spécialisées, établissements publics ou privés qui proposent des formations professionnalisantes en 2 à 5 ans. L’admission y est toujours sélective. Il existe une multitude d’écoles, et dans de nombreux secteurs professionnels : architecture, arts, communication, paramédical, journalisme, commerce, social, etc. Pour envisager une école spécialisée, mieux vaut avoir mûrement réfléchi à son projet, les possibilités de réorientation en cours de cursus étant parfois limitées voire inexistantes, et bien se renseigner au sujet de l’école visée (modalités de recrutement, contenu et coût de la formation, valeur du diplôme et insertion des diplômés, …)

Et enfin, une fois le projet bien déterminé, former ses vœux sur Parcoursup !

  • De nombreuses questions ont été posées au sujet de la plateforme, car elle suscite souvent beaucoup d’interrogations voire d’inquiétudes. Pour les apaiser, le mieux est de ne pas attendre le dernier moment pour la découvrir, d’autant qu’elle est riche en informations : chaque formation y est présentée et indique les attendus (soit les spécialités étudiées, les compétences, le niveau de résultats…) requis pour être admis. Il ne faut donc pas hésiter à se rendre sur Parcoursup dès la classe de première ou de seconde, pour prendre connaissance de l’offre de formations en amont et faire un choix éclairé le moment venu.

En ce qui concerne la formation des vœux sur Parcoursup, notre conseiller en orientation Tony Laurino a insisté sur l’importance du projet de formation motivé : il s’agit de la lettre de motivation qui doit accompagner toute candidature. Elle est importante car elle peut faire la différence, en plus des notes et des appréciations, dans certaines formations très demandées.

Pour en savoir plus sur la plateforme Parcoursup, (les dates, la formation des vœux, les réponses aux propositions) vous pouvez consulter ces autres articles de notre blog :

Vidéo décryptage : Sources d’information et conseils pour l’orientation

Article de blog du jour : Orientation : Aucun parcours n’est définitif, il est toujours possible de changer de voie

Médecine et Paramédical

Facebook Live :  Focus sur la filière médecine et paramédical

Notre deuxième live était consacré aux études médicales et paramédicales et animé par Elisa Leduc et notre expert invité Jean-Christophe Gout, enseignant en prépa médecine et responsable des formations prépas médicales et paramédicales. Ont été successivement abordés l’offre de formation, le parcours universitaire ou scolaire selon les différentes filières abordées et enfin les pré-requis pour favoriser l’admission puis la réussite.

LES ÉTUDES DE MÉDECINE

LE POINT SUR LA RÉFORME DE MÉDECINE ET L’ACCÈS EN DEUXIÈME ANNÉE.

En effet, depuis la rentrée 2020, des changements de fond sont intervenus sur le début de la formation aux études médicales. Le but principal de cette réforme est de résoudre le problème de l’important pourcentage d’échec en première année de médecine en facilitant la réorientation et de diversifier les profils des personnels soignants

LA PACES a donc disparu au profit de trois voies d’accès à la deuxième année des études de santé (DFG2 MMOPK) :

  • le PASS (Parcours d’accès spécifique santé). Cette année, qui se suit exclusivement en faculté de Médecine, est la voie la plus proche de la feue PACES, avec quelques évolutions :
  • L’étudiant doit choisir une mineure « hors santé » dans son programme afin de faciliter la réorientation en cas d’échec en fin de première année. Cette mineure est à choisir dans une offre de formation proposée par l’université et peut théoriquement correspondre à n’importe quelle filière qu’il s’agisse de sciences humaines et sociales, de sport, de sciences fondamentales etc.
  • L’impossibilité de redoubler l’année de PASS.
  • La Licence Accès Santé (L.AS). Il s’agit d’une licence classique portant principalement sur une majeure « hors santé » (licence d’économie, de physique, de droit etc.). En complément, une mineure « accès santé » apportera des compétences nécessaires à la passerelle en études médicales.

Selon la cartographie des PASS et L.AS du ministère de l’enseignement supérieur, 35 PASS et plus de 450 L.AS sont disponibles en France.

  • Les passerelles paramédicales. Les étudiants engagés dans une filière paramédicale (infirmier, podologue, psychomotricien etc.) pourront également candidater en études de santé après avoir justifié d’au moins une année postbac validée. A cette condition, ils pourront candidater en MMOP(K) pour une entrée en DFG2.

Malgré cette réforme, le début des études de santé à proprement parler se fait toujours à partir de la deuxième année, qui constitue le démarrage du premier cycle : la première année sert donc avant tout à sélectionner les étudiants et à les distribuer dans les spécialités Médecine, Maïeutique (Sage-Femme), Odontologie (Dentaire), Pharma ou Kinésithérapie si l’université propose cette dernière.

Comment se déroule l’admission en 2e année ?

Pour être admis en 2e année, deux conditions sont à réunir :

  • Avoir validé son année en obtenant la moyenne aux examens (soit 60 ECTS).
  • Déposer son dossier de candidature en 2e année.

Chaque dossier est étudié par le jury de la faculté, qui a défini les critères d’admissibilité pour chaque filière.

Les étudiants de PASS ayant obtenu les meilleurs résultats au vu de ces critères sont admis directement. Les autres admissibles devront se présenter à des épreuves d’admission.

Contrairement au PASS, les meilleurs étudiants de L.AS ne peuvent bénéficier d’un accès automatique en deuxième année et doivent réussir des épreuves d’admission. Ils sont libres de les passer quand ils le souhaitent durant leurs trois années de licence. Environ 40% des places disponibles en DFG2 qui seront réservées aux étudiants de L.AS.

Quelle que soit la voie d’accès, le nombre de tentatives pour accéder en 2e année est limité à 2.

PASS OU LAS, QUOI CHOISIR ET COMMENT ?

Le choix de l’une ou l’autre formation dépend à la fois de son projet et de son profil : si on est sûr de vouloir devenir médecin et qu’on a un solide niveau scientifique, mieux vaut choisir le PASS. Si on a davantage de doute, et moins de facilité au lycée avec les matières scientifiques, il peut être préférable d’opter pour la LAS.

En ce qui concerne la PASS, les prétendants doivent donc :

  • Disposer de très bonnes connaissances et compétences scientifiques à la fin de la terminale, notamment en Physique, Chimie, Sciences de la vie et de la terre, Mathématiques.
  • Disposer de très bonnes compétences en communication: en l’occurrence, il s’agit de savoir communiquer à l’écrit et à l’oral, et de se documenter dans une langue étrangère (surtout en anglais)
  • Disposer de très bonnes connaissances et compétences méthodologiques et comportementales : capacité d’apprentissage et de travail assidu sur la durée.
  • Disposer de qualités d’engagement importantes compte tenu de la difficulté du PASS et des filières de santé
  • Disposer de qualités humaines, d’empathie, de bienveillance et d’écoute : elles sont nécessaires dans toutes les professions médicales

Les attendus en L.AS vont bien sûr différer selon la majeure puisque c’est principalement à cette dernière qu’ils seront rattachés, 80% des enseignements de la L.AS portant sur cette majeure. Il faut donc en prendre connaissance avant candidature.

Pour la mineure, il faudra développer un peu les mêmes compétences que pour les étudiants de PASS même si on attend un niveau moins élevé. Acquérir ces compétences n’est pas juste utile à réussir le concours d’entrée en DFG2 mais permet surtout de suivre avec succès la suite de ses études.

La sélectivité à l’entrée en L.AS est tributaire de la majeure. Si vous optez pour STAPS ou Droit qui sont très convoitées, la sélection sera a priori plus difficile qu’en Licence de Bio ou Physique, bien que cela puisse différer d’une région à l’autre.

LE PARCOURS D’ÉTUDES

Les études de santé sont longues, on le sait ! Le diplôme d’État nécessaire à l’exercice de la médecine s’obtient en 9 ans pour un généraliste et en 10 ou 12 ans pour un spécialiste. Toutefois, les étudiants sont amenés à exercer bien plus tôt dans leur cursus à travers des stages d’abord, puis l’externat et enfin l’internat.

  • Le 1er cycle concerne la 2ième et la 3ième année de médecine. Elles visent à apporter les connaissances scientifiques nécessaires à l’exercice d’une profession médicale et à étudier l’homme sain et l’homme malade. La pratique commence par un stage infirmier de 4 semaines puis sur les deux années au moins 12 semaines de stage en milieu hospitalier. En fin de 3e année, les étudiants obtiennent le DFGSM (diplôme de formation générale en sciences médicales), reconnu au niveau licence.
  • Le 2ème cycle comprend les 4ième, 5ième et 6ième années : c’est l’externat pour acquérir une formation médicale complète. Elles s’articulent autour des pathologies, de leur thérapeutique et de leur prévention. La pratique clinique occupe alors de plus en plus de temps. Les externes sont à la fois étudiants et salariés de l’hôpital, Au moins 25 gardes sont à effectuer au minimum sur les 3 ans et ont lieu principalement aux urgences.

À la fin de la 6e année, les étudiants obtiennent le DFASM (diplôme de formation approfondie en sciences médicales), reconnu au niveau master.

  • A partir de la 7ième année, c’est l’internat, ou 3e Il dure 3 ans pour devenir généraliste et de 4 à 6 ans pour les autres spécialités (44 au total) L’internat de médecine est organisé en trois temps : socle, approfondissement, consolidation. Les internes effectuent des stages semestriels, tout en conservant quelques enseignements théoriques. Après avoir validé stages, enseignements et mémoire, ils obtiennent le DE de docteur en médecine et le DES (diplôme d’études spécialisées) de la discipline suivie. Dès lors ils peuvent exercer sans supervision.

Le paramédical

Le secteur du paramédical couvre plus d’une 20aine de spécialités réparties en trois catégories : les métiers du soin (aide-soignant, infirmier), ceux de la rééducation (ostéopathe, orthophoniste, ergothérapeute…) et ceux de l’appareillage (audioprothésiste, prothésiste dentaire, opticien …).

Toutes en ont en commun de pouvoir être exercées avec un DE (diplôme d’état) obtenu généralement en école ou institut ou un CC (certificat de capacité) délivré en université.

Les cursus durent en général 3 ans après le baccalauréat mais certaines spécialités réclament 4 ans comme pour le DU de manipulateur-kinésithérapeute ou 5 ans comme celui d’ostéopathe ou de chiropracteur.

Près de 2000 formations paramédicales forment à ces métiers sur tout le territoire.

Le programme des formations paramédicales

Formations professionnalisantes, pour chaque cursus paramédical, le programme est défini par le ministère de la Santé ou le ministère de l’Éducation nationale selon le diplôme. Il est donc similaire, quel que soit l’établissement qui le dispense (institut, université, écoles).

Les formations sont à la fois diplômantes et qualifiantes. L’objectif est d’enseigner un métier aux étudiants afin qu’ils soient opérationnels dès leur sortie de l’école. Un nombre certain de formations proposent même la possibilité d’être suivies en apprentissage.

Chaque formation est composée à la fois de cours théoriques (français, maths, physique etc.) et de pratique par le biais des travaux dirigés, des projets tutorés, des stages en entreprise professionnalisants.

En plus de l’apprentissage médical et technique, d’autres compétences sont nécessaires à l’exercice de ces professionnels de santé et se retrouvent au programme comme la communication, la psychologie, le développement personnel et l’enseignement des langues.

Quel profil pour les formations paramédicales ?

Les prérequis diffèrent selon les filières paramédicales. Toutefois dans la majorité des cas, on va retrouver les attendus suivants :

  • Disposer d’un intérêt pour les questions sanitaires et sociales
  • Disposer de qualités humaines et (de) capacités relationnelles
  • Avoir une bonne aptitude à la démarche scientifique et (à la) maîtrise des bases de l’arithmétique. Il est recommandé de disposer d’un profil à dominante scientifique (sauf pr l’orthophonie). D’abord en optant pour des spécialités en bio, maths, et physique-chimie et en soignant l’assiduité et les notes dans ces disciplines. Mais ne négligez pas le français qui sera aussi mesuré dans le dossier et/ou par des épreuves de concours. Côté série technologique, le bac ST2S offre de bonnes chances de réussite en paramédical, notamment dans les filières d’infirmier et de psychomotricité.
  • compétences organisationnelles et savoir être(rigueur, méthode, capacité à s’organiser, autonomie de travail, créativité…)

Comment intégrer une formation paramédicale ?

Toutes les formations paramédicales sont présentes sur Parcoursup. Tous les candidats à ces filières doivent donc formuler des vœux via la plateforme. Ils ont droit à 10 vœux parmi lesquels ils ne peuvent choisir que 5 vœux maximum par filière paramédicale. A cet égard il peut être judicieux de candidater pour des groupements d’écoles, ce qui permet de n’utiliser qu’un seul vœu tout en prétendant à plusieurs formations.

Les formations paramédicales sont très sélectives, essentiellement parce qu’elles attirent de très nombreux candidats, séduits par l’avenir radieux promis à ces professions. Toutefois tenues par des numerus clausus, elles ne peuvent accueillir tous les prétendants et une sélection s’applique donc à l’entrée.

Les BTS et DUT paramédicaux, comme Audioprothésiste, Diététicien, Opticien-lunetier ou Technicien de laboratoire, recrutent traditionnellement par Parcoursup, sur dossier (résultats scolaires de Première et Terminale, projet de formation motivé, fiche Avenir…) et entretien, voire tests dans de rares cas.
Pour le reste, la situation est variable en 2020 selon les filières et les écoles. Si certaines branches, comme les IFSI, ont abandonné le concours pour rejoindre Parcoursup et une sélection exclusivement sur dossier, de nombreuses formations conservent le concours. C’est le cas de certaines écoles d’ergothérapie et de certains IFP (Instituts de Formation en Psychomotricité) qui continueront à proposer un concours à leurs candidats au moins jusqu’en 2022-2023 (selon un arrêté de janvier 2020).

Les autres écoles (orthophonie, orthoptie, audioprothésistes notamment) prévoient désormais à de rares exceptions une sélection sur examen d’aptitude, ou sur dossier et entretien.

Vidéo décryptage : La sélectivité en PASS

Articles de blog du jour :

Paramédical : des études attractives et sélectives

La nouvelle organisation des études de santé

Commerce et Communication

Facebook Live :  Focus sur la filière commerce et communication

Notre troisième live était consacré aux études de commerce et de communication et animé par Elisabeth Laurent, ex directrice d’une école de commerce, et notre experte invitée et Emmanuelle BARUCH, Directrice Développement et Communication du groupe EDH.

Les métiers de la communication, qui se préparent dans des formations dédiées, on n’apprend pas ces métiers en école de commerce, même si des cours de communication peuvent y être dispensés.

À PROPOS DES ETUDES COMMERCE, DE GESTION ET DE MANAGEMENT

Il existe différentes filières pour accéder aux métiers du commerce, de la gestion et du management : les BTS, les DUT (qui deviennent des BUT à la rentrée 2021, les écoles postbac et les CPGE.

Quelle que soit le type d’études choisi, les spécialités à privilégier en première et en terminale pour faire des études en commerce – gestion sont :

  • Mathématiques. SI cette spécialité n’est pas conservée en fin de première, il faudra suivre l’option mathématiques complémentaire en terminale.
  • Sciences économiques et sociales.
  • Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques.
  • Humanités, littérature et philosophie ou Littérature, langues et culture de l’Antiquité
  • Langues, littératures et cultures étrangères.

LES BTS 

Le BTS (brevet de technicien supérieur) se prépare en 2 ans au sein d’une section de technicien supérieur (STS) rattachée à un lycée, public ou privé, ou à une école spécialisée.

Le BTS permet la poursuite d’études mais vise avant tout l’insertion professionnelle directe.

Il existe plusieurs spécialités de BTS liées au domaine professionnel du commerce et de la gestion, parmi lesquels :

  • Le BTS CI (Commerce International),
  • Le BTS MCO (Management Commercial Opérationnel), une spécialité très sélective
  • Le BTS NDRC (Négociation et Digitalisation de la Relation Client), ex BTS NRC – Négociation et Relation Client.

Les modes d’admission en BTS

Les BTS sont accessibles aux titulaires d’un bac professionnel (métiers du commerce et de la vente), d’un bac STMG ou d’un bac général. Des places sont réservées aux élèves de bac pro et techno ayant un très bon dossier et au moins une mention bien au bac.

Les demandes d’admission en BTS sont gérées par la plateforme Parcoursup : chaque établissement sélectionne ses candidats sur dossier avec le bac (ou un niveau bac), en cohérence avec la spécialité choisie.

Pour une demande de BTS par apprentissage, il est conseillé de formuler aussi une demande avec le statut scolaire car l’inscription n’est effective qu’une fois le contrat signé avec un employeur.

Les dossiers des bacheliers professionnels et technologiques sont examinés en priorité. Dans chaque académie, un quota de places est désormais réservé aux bacheliers professionnels pour les spécialités cohérentes avec leur bac

À noter : les BTS Support à l’action managériale et commerce international exigent la pratique de 2 langues vivantes.

Pour les spécialités rares ou très demandés, les établissements peuvent procéder à des tests de niveau et/ou à un entretien de motivation.

Les attendus pour candidater en BTS sont généralement les suivants :

  • Disposer de compétences pour travailler en équipe
  • Disposer de capacités d’organisation et d’autonomie
  • Disposer de compétences en matière de communication écrite et orale
  • Disposer de compétences dans au moins deux langues vivantes étrangères
  • S’intéresser au management des entreprises et à leur environnement économique et juridique
  • Disposer de compétences relationnelles propres aux métiers des services et de la relation client

Les BUT (ex DUT)

À compter de la rentrée 2021, le DUT sera intégré dans le BUT (Bachelor universitaire de technologie). Le BUT correspondra désormais à un parcours universitaire de technologie organisé en 180 crédits (3 ans) préparé dans les IUT. Les programmes des BUT et leurs attendus sont en cours d’élaboration, mais les ex 24 spécialités de DUT seront conservées.

La validation de la 2e année de B.U.T. délivrera toujours le DUT (diplôme Bac+2), et permettra une insertion professionnelle directe ou une poursuite d’études en licence professionnelle ou en école de commerce, notamment.
Pour être admis en 3e année de B.U.T., il faudra avoir validé la 2e année de B.U.T. Après un BUT, il est également possible de poursuivre ses études à l’université ou en école de commerce.

Les BUT liés au domaine professionnel du commerce et de la gestion sont les suivants :

  • Le BUT GEA (gestion des entreprises et des administrations)
  • Le BUT GACO (gestion administrative et commerciale des organisations)
  • Le BUT Techniques de commercialisation

Les modes d’admission en BUT 

Les BUT sont accessibles aux titulaires d’un bac général ou d’un bac technologique STMG.

Les demandes d’admission en DUT sont gérées par la plateforme Parcoursup : chaque établissement sélectionne ses candidats sur dossier avec le bac (ou un niveau bac), en cohérence avec la spécialité choisie.

Dans chaque académie, 50 % de places devraient être réservées aux bacheliers technologiques pour les BUT de spécialité proche.

Les compétences utiles pour candidater en BUT sont généralement les suivantes :

  • connaitre, mobiliser et utiliser les outils quantitatifs et les calculs fondamentaux (pourcentages, fractions, règles de proportionnalité…),
  • utiliser les fonctionnalités de base des outils informatique et de bureautique : traitement de texte, tableur-grapheur, présentation assistée…
  • maîtriser une seconde langue vivante pour progresser durant la formation.

LES LICENCES ÉCO, ÉCO-GESTION, AES

Une licence se prépare en 3 ans à l’université et débouche sur un diplôme de niveau bac + 3. Elle offre notamment la perspective de poursuite d’études en master (bac +5) puis en doctorat (bac +8).

Il existe plusieurs spécialités de licences liées au domaine professionnel du commerce et de la gestion, parmi lesquelles :

  • La licence mention économie
  • La licence mention économie et gestion
  • La licence AES (administration économique et sociale)

Les modes d’admission en licence 

Les licences sont accessibles aux titulaires d’un bac général ou d’un bac technologique STMG. Les demandes d’admission en licence sont gérées par la plateforme Parcoursup. Si les licences ne sont pas des formations sélectives, il est néanmoins recommandé de consulter attentivement les attendus de la licence envisagée pour estimer si celle-ci correspond véritablement à son profil comme à ses compétences.

Par ailleurs, pour envisager un cursus à la fac, mieux vaut :

  • Ne pas douter de ses capacités d’autonomie et d’autodiscipline concernant le travail personnel et l’assiduité aux cours.
  • Être attiré par un enseignement essentiellement théorique ou abstrait.
  • Être suffisamment à l’aise à l’écrit, savoir rédiger et organiser ses idées clairement.
  • Avoir un but : même si la fac laisse l’opportunité de mûrir son projet professionnel, il est indispensable d’y avoir suffisamment réfléchi avant de se lancer.

LES ÉCOLES DE COMMERCE-GESTION-MANAGEMENT 

Il existe deux types d’écoles de commerce :

  • Les écoles post-bac qui comme leur nom l’indique recrute après le bac : elles proposent des formations Bachelor 3 ans, des BBA (Bachelor in Business Administration) en 4 ans et pour les grandes écoles, des grades de master en 5 ans.
  • Les écoles post-prépa qui proposent une formation en 3 ans à l’issue de la CPGE et les IAE (Instituts d’Administration des Entreprises), sortes d’écoles de commerce des universités, qui recrutent sur sélection à bac + 2,3 et 4.

En ce qui concerne les écoles post-bac.

Les admissions se font sur concours.  Il existe plusieurs banques de concours – Accès, Sésame, Pass, Passerelle bachelor, etc. – qui regroupent différentes écoles et permettent de passer de mêmes épreuves écrites mutualisées. Seuls les oraux sont propres à chaque école.  Les frais d’inscription aux concours vont de 75 à 250 €.

L’inscription à un concours d’école de commerce passe par le portail Parcoursup : un concours équivaut à un vœu multiple. Chaque école du concours correspond ensuite à un sous-vœu. Le nombre de ces sous-vœux n’est pas limité et n’est pas décompté dans le maximum autorisé.

Il est indispensable de se préparer à ces concours :  les épreuves écrites sont déconcertantes car les exercices proposés ne sont pas familiers aux lycéens Il s’agit donc de découvrir et s’entrainer à ces nouvelles épreuves, pour pas être surpris le jour J.

Pour l’entretien de motivation, il faut préparer à la fois le fond (présentation de soi, son parcours, ses objectifs, le choix de telle école) et la forme : l’aisance orale y compris gestuelle, comportement vis-à-vis des jurys…

À PROPOS DES ÉTUDES COMMUNICATION

De bac+2 à bac+5, formations courtes ou longues, à l’université ou en école… les cursus en communication sont nombreux, mais ne mènent pas tous aux mêmes métiers ni aux mêmes niveaux de qualification.

Les BTS et BUT

Le BUT Information-communication et le BTS Communication permettent, respectivement en 3 et 2 ans, d’accéder aux métiers de la communication.

  • Le BTSen communication est destiné aux titulaires d’un Bac STMG ou général. La majorité des établissements recrutent sur dossier de candidature, qui doit contenir le plus souvent un CV, une lettre de motivation et des résultats obtenus au baccalauréat.
  • Le BUT Information – Communication se décline en 3 options : Communication des Organisations, Information Numérique dans les Organisations et Métiers du Livre et du Patrimoine. L’admission est sélective et se fait sur dossier via la plateforme Parcoursup.

Les écoles de communication 

Des écoles de communication, établissements privés, forment aussi à la communication au marketing : EFAP, ISCOM, Audencia Sciences Com, Bachelor Communication et stratégies digitales Excelia … Ces écoles recrutent de bac à bac+3.

Les modes d’admissions en école de communication

Les écoles recrutent leurs candidats :

  • Soit sur concours. L’inscription à un concours d’école de communication se fait bien souvent hors Parcoursup. Chaque école dispose d’un calendrier de concours avec des sessions d’examens presque tous les mois à partir de décembre. Frais d’inscription aux concours : de 75 à 150 € selon le concours présenté.
  • Soit sur dossier et entretien

En quoi consistent les concours ?

  • Des épreuves écrites : dissertation de français ou épreuve de créativité, QCM d’actualité et de culture générale et épreuve d’anglais. Il est nécessaire de s’entrainer à ces épreuves inédites pour un lycée. Ne pas être surpris le jour J. Des annales existent dans chacune des écoles
  • Des épreuves orales : pour l’entretien de motivation, il faut préparer à la fois le fond (présentation de soi, son parcours, ses objectifs, le choix de telle école) et la forme : l’aisance orale y compris gestuelle, comportement vis-à-vis des jurys…

L’insertion professionnelle et les métiers préparés 

  • 95% des diplômés trouvent un job dans les 6 mois de la fin de leur cursus
  • Il existe 3 familles de débouchés : les annonceurs, les agences, les médias et plus de 500 métiers différents : marketing, relation presse/publique, digital, évènementiel, influence, publicité, com audiovisuel, com interne/RH, com RSE, com culturelle, com du luxe, du sport, de la santé…

Vidéo décryptage : Sélectivité des écoles de commerce post-bac

Article de blog du jour :  Écoles de commerce, haut lieu d’apprentissage et d’épanouissement personnel

 Droit et Science PO

Facebook Live :  Focus sur la filière droit et science po

Notre live du 19 novembre était consacré aux études de droit et de sciences politiques et animé par Aurélie Poulin et notre expert invité Mathieu Durand, enseignant dans nos prépas Sciences Po. 

LES ÉTUDES DE DROIT

Les licences et les doubles licences, premières étapes d’un parcours en droit.

La licence de droit, d’une durée de 3 ans, est la première étape du parcours d’études. Elle offre la perspective de poursuite d’études en master puis en doctorat. Ce diplôme ouvre également l’accès à des concours de recrutement de la fonction publique ainsi qu’à des écoles de commerce et de management.

Le début de la formation (en L1 et L2) est le plus souvent commun, les enseignements se spécialisant progressivement à partir de la L3. L’étudiant a ainsi la possibilité d’effectuer ses choix d’orientation et d’affiner son projet professionnel à plusieurs moments de son cursus.

Certaines facs de droit proposent toutefois des parcours spécialisés (et souvent sélectifs) dès la L1, axés par exemple sur :

  • une branche particulière du droit (droit européen),
  • une finalité professionnelle (carrières publiques, juriste d’entreprise),
  • l’étude d’une autre discipline (langue étrangère, gestion…).

Elles peuvent aussi organiser des doubles licences conduisant à la délivrance de deux diplômes de licence. Il existe les mentions suivantes : droit-économie, droit-gestion, droit-histoire, droit-histoire de l’art et archéologie, droit-LEA, droit-sciences politiques.

Sélectifs à l’entrée, ces doubles cursus donnent lieu à deux fois plus d’heures de cours et de travail. Les diplômés d’une double licence bénéficient d’un choix de poursuite d’études plus large et présentent un profil plus intéressant pour leurs futurs recruteurs.

Comment intégrer une licence de droit ?

Les licences de droit sont accessibles aux titulaires d’un bac général ou d’un bac technologique, STMG de préférence. Les demandes d’admission en licence sont gérées par la plateforme Parcoursup.

Les universités ont la possibilité de choisir les candidats dont le profil leur semble le plus en adéquation avec le contenu de la licence visée. Certaines universités proposent aux bacheliers technologiques, STMG notamment, de faire une année de mise à niveau en français, en culture générale et en méthodologie, pour augmenter leurs chances de réussite en licence.

Quels sont les attendus et les spécialités recommandées pour une licence de droit ?

Pour envisager des études de droit, les spécialités recommandées en 1re et en terminale sont les suivantes :

  • Les sciences économiques et sociales,
  • Langues,
  • Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques,
  • Littérature, langues et cultures de l’Antiquité,
  • Humanités, littérature et philosophie.

Les attendus sont généralement les suivants :

  • Avoir suivi le module « Découverte du droit ». Il s’agit d’un outil informatif et pédagogique mis à disposition des candidats qui, grâce à lui, peuvent avoir un premier aperçu de l’adéquation de leur profil à un parcours en licence de droit. Une attestation téléchargeable certifiant le suivi de ce module sera à joindre au dossier de candidature,
  • Maîtriser la langue française,
  • Comprendre, analyser et synthétiser un texte,
  • Argumenter et raisonner sur des concepts,
  • Être autonome et organisé,
  • Maîtriser une ou plusieurs langues étrangères,
  • S’intéresser aux questions historiques, sociétales et politiques.

Certaines formations ajoutent également des attendus propres à leur établissement pour spécifier les critères de sélection. Car si le nombre de candidats ayant postulé est plus important que la capacité d’accueil, les formations choisiront en priorité les futurs étudiants qui répondent à toutes ces exigences.

Que fait-on en licence de droit ?

L’objectif général de la licence de droit est l’acquisition d’une culture juridique générale commune et d’une méthodologie propre aux juristes (dissertation juridique, commentaire d’arrêt, cas pratique…).

Un étudiant doit, en fin de licence, maîtriser les mécanismes juridiques fondamentaux et être en mesure de résoudre des problèmes juridiques de niveau intermédiaire.

Le contenu exact des enseignements diffère selon les facultés. Toutefois, de façon générale :

  • La 1re année initie aux bases du droit public (les relations entre l’État, les collectivités publiques et les particuliers) et du droit privé (les rapports entre particuliers, sociétés commerciales).
  • En 2e année, les matières plus « techniques » font leur apparition : droit administratif, droit des obligations, finances publiques…
  • La 3e année étend les enseignements au droit du travail, au droit des sociétés notamment. Elle permet par ailleurs d’amorcer une spécialisation par le biais de parcours ou d’options.

Il s’agit par ailleurs d’apprendre à comprendre et commenter un texte juridique, à lire un arrêt, à résoudre des cas concrets et à argumenter. Les travaux dirigés facilitent la mise en pratique de ces enseignements théoriques, en complément des cours en amphithéâtre.

Droit public ou droit privé ?

Plus on progresse dans son parcours, plus on se spécialise dans une branche particulière du droit. Il faut d’abord trancher entre le droit public (qui mène normalement aux concours administratifs) et le droit privé (pour travailler en entreprise ou en cabinet). Ces deux branches se divisent en d’autres catégories du droit, qui donnent lieu à une multiplicité de spécialisations (et donc de formations).

Quels métiers après des études de droit ?

Le droit mène à tout, ou presque : les études de droit ont des débouchés très vastes et conduisent à des professions extrêmement diverses. Voici les principaux secteurs et les exemples de métiers :

  • Les carrières juridiques et judiciaires : magistrat, avocat, notaire, huissier, greffier…
  • Le conseil et le service juridique aux entreprises : juriste d’entreprise, avocat fiscaliste, secrétaire juridique…
  • La fonction publique non judiciaire : attaché territorial, lieutenant et commissaire de police, directeur d’établissement sanitaire et social…
  • Les métiers non juridiques en entreprise : gestionnaire de patrimoine, chargé des ressources humaines, négociateur immobilier…

Il est à noter que certains métiers nécessitent un complément de formation et souvent une sélection : avocat, fonctionnaire, huissier, secrétaire juridique, … 

LES ÉTUDES DE SCIENCES POLITIQUES

Science Po Paris et les 9 IEP – instituts d’études politiques – de région (à Aix, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Rennes, St-Germain-en-Laye, Strasbourg et Toulouse) proposent des formations en 5 ans menant à des masters ou des diplômes valant grade de master.

Les IEP sont principalement destinés aux élèves de la filière générale, quelle qu’elle soit. Hormis à Bordeaux, les portes en restent ouvertes aux bacheliers technologiques, voire professionnels.

Comment intégrer un IEP ?

Il existe plusieurs concours différents :

  • Le concours commun « réseau ScPo » permet de candidater en même temps à 7 IEP (Aix, Lille, Lyon, Rennes, St-Germain-en-Laye, Strasbourg et Toulouse) et propose un total de 1 200 places environ.

Le concours, qui ne comprend ni examen de dossier ni entretien oral, est composé de 3 épreuves écrites :

  • Une dissertation de questions contemporaines de 3 h, fondée sur un programme thématique annuel.
  • Une dissertation d’histoire de 3 h, fondée sur un programme annuel.
  • Une épreuve de langue vivante d’1 h 30.

L’admission dans tel ou tel IEP se fait d’après le rang de classement et les préférences du candidat. L’inscription au concours a lieu sur Parcoursup.

  • Le concours Sciences Po Paris. Les modes d’admission changent à compter de cette année. L’évaluation est désormais fondée sur :
  • l’examen du dossier Parcoursup de chaque candidat, qui comprend les notes obtenues au baccalauréat, la performance académique et la trajectoire du candidat, ainsi que trois exercices écrits où le candidat expose ses activités et centres d’intérêt, défend sa motivation et son choix pour Sciences Po et propose un essai personnel.
  • Un oral d’admission pour les candidats dont le dossier est retenu.
  • Le concours de l’IEP Bordeaux se déroule en deux temps :
  • L’évaluation du dossier Parcoursup des candidats qui comprend les bulletins scolaires, la fiche Avenir, la copie d’un devoir sur table noté en français, philosophie, histoire-géographie ou enseignement de spécialité, la rubrique « activités et centres d’intérêt », le projet de formation motivé.
  • Pour les candidats dont le dossier est retenu, un entretien oral de 20 minutes visant à identifier la motivation du candidat, son intérêt pour les disciplines enseignées à Sciences Po Bordeaux, sa capacité d’argumentation et de conviction, sa personnalité et ses centres d’intérêt.
  • Le concours de l’IEP Grenoble ne comprend pas d’oral d’admission mais se compose de 2 épreuves écrites : une épreuve de 4 h sur un ouvrage d’histoire contemporaine (une œuvre au programme chaque année) et une épreuve de langue vivante d’1 h.

Quels sont les attendus et les spécialités recommandées pour intégrer un IEP ?

Pour envisager des études en IEP, les spécialités recommandées en 1re et en terminale sont les suivantes :

  • histoire-géo, géopolitique et sciences politiques,
  • sciences économiques et sociales ou humanités,
  • littérature et philosophie,
  • langues, littératures et cultures étrangères.

Les IEP recrutent des élèves excellents sur le plan académique, dotés d’une bonne culture générale, de solides connaissances méthodologiques (dissertation, synthèse…) et d’une bonne expression, orale comme écrite. Ils recherchent des jeunes ouverts sur le monde, intéressés par son actualité et capables de l’analyser.

Les activités, engagements, expériences personnelles peuvent également traduire cette curiosité et faire la différence. D’autant que les instituts cherchent à diversifier au maximum les profils. Enfin, la motivation doit être claire, le projet professionnel cohérent.

Comment se déroule la scolarité en IEP ?

Les IEP ont chacun leurs spécificités mais présentent de nombreux points communs :

  • Tous proposent une formation pluridisciplinaire fondée sur l’enseignement des sciences politiques, de l’histoire, du droit, des langues vivantes, de l’économie et des relations internationales.
  • Dans chaque établissement, les études s’articulent en 2 cycles :
  • Le premier cycle, de 3 ans, consiste en une formation généraliste et, le plus largement, de tronc commun.
  • Le cycle master, de 2 ans, est consacré à la spécialisation et à la professionnalisation.
  • Tous les étudiants, quel que soit l’IEP, passent obligatoirement leur 3e année – 2e pour Bordeaux et Grenoble – à l’étranger. Cette année de mobilité prend la forme d’une année d’études dans une université partenaire et/ou d’un stage dans une entreprise, une administration ou une association à l’étranger.
  • Les deux années de master sont conçues comme une professionnalisation progressive ; l’intervention de nombreux professionnels et les stages obligatoires préparent à l’entrée directe dans le monde du travail.
  • Pour valider chaque année de formation, les étudiants doivent obtenir 60 crédits. Cette validation repose sur des notes de contrôle continu et des notes de contrôle final, des examens étant organisés en fin de semestre.

Quels secteurs et quels métiers après un IEP ?

Si l’on regarde en détail la situation actuelle des diplômés sortis de Sciences Po Paris en 2012 : 65 % travaillent dans le secteur privé, 28 % dans le secteur public et 7 % dans une organisation internationale ou au sein des institutions européennes.

Les IEP ont eux-mêmes défini le panorama de leurs débouchés professionnels, regroupés dans les 6 secteurs de métiers suivants :

  • Action et administration publiques : métiers des trois fonctions publiques (de l’État, territoriale et hospitalière), commissaire de police, magistrat, attaché territorial, directeur d’établissement sanitaire et social, inspecteur des douanes, directeur des finances publiques, attaché parlementaire, expert en politiques publiques, etc.
  • Affaires européennes, internationales et stratégiques : lobbyiste, chargé de projets européens, fonctionnaire européen, chargé de coopération transfrontalière, directeur développement durable, etc.
  • Culture, communication, médias : grand reporter, journaliste, chargé de communication, web analyst, directeur d’institutions culturelles, etc.
  • Expertise, recherche, enseignement : enseignant-chercheur, auditeur financier, chargé de ressources humaines, chargé de mission et d’études, expert en évaluation, consultant, etc.
  • Management, économie, entreprises : créateur d’entreprise, chef de produit, juriste d’affaires, avocat, directeur général des services, directeur des ressources humaines, etc.
  • Risque, santé, social : attaché humanitaire, directeur d’hôpital, cadre des institutions sociales, responsable risque dans des sociétés d’assurance, consultant défense et sécurité, etc.

Vidéo décryptage : La sélectivité IEP en post-bac

Article de blog du jour :  Le droit, des études qui ne ressemblent à rien d’autre !

Les études d’ingénieurs

Facebook Live :  les études d’ingénieurs

L’ultime live de notre semaine e-forum de l’orientation était consacré aux études en école d’ingénieurs et animé par Élisa Leduc et notre expert invité François Henry, Enseignant de Maths et Informatique et ayant lui-même suivi des études d’ingénieurs.

Qu’est-ce qu’une grande école d’ingénieurs ?

Une grande école d’ingénieurs propose un cursus diplômant au niveau master et permet d’intégrer le marché de l’emploi avec le titre d’ingénieur. En effet, en France, les formations d’ingénieurs proposées par les grandes écoles sont accréditées par la Commission des Titres d’Ingénieurs, un organisme indépendant chargé d’habiliter toutes les formations d’ingénieurs nationales.

Comment se passe l’enseignement en école d’ingénieurs ?

Les 2 premières années du cursus en 5 ans consistent en une formation généraliste (sauf pour les écoles postbac spécialisées) qui peut avoir lieu en école post-bac, en classe prépa, ou encore en licence ou en BUT (ex DUT). À l’issue de ces deux ans, l’étudiant rejoint le cycle ingénieurs, soit par le contrôle continu s’il est déjà en prépa intégrée dans une école post-bac et qu’il y poursuit sa scolarité, soit par le biais d’une sélection (concours et/ou dossier) s’il intègre une école au niveau Bac+3 après deux années dans un précédent cursus.

Dans une école d’ingénieurs, le plus souvent :

  • La première année est un tronc commun qui permet d’approfondir les sciences de base et de se familiariser avec les réalités professionnelles (stages et projets).
  • La deuxième année est tournée vers les sciences de l’ingénieur et l’international (possibilité ou obligation de semestre(s) ou de stage(s) à l’étranger).
  • La troisième année est consacrée à la spécialisation dans un secteur, une fonction (recherche, qualité…) et à la personnalisation du parcours (options, enseignements au choix…)
  • La quatrième et la cinquième année correspondent à un approfondissement des connaissances et compétences sur les spécialités suivies et à une préparation à l’entrée sur le marché de l’emploi.

Le programme précis des enseignements dépend de l’orientation (généraliste ou spécialisée) de l’école. Les formations généralistes sont généralement plus cotées (cf. Polytechnique et Centrale) et permettent d’accéder à tous les secteurs professionnels et toutes les fonctions de l’entreprise.

Attention ! L’obtention du titre d’ingénieur est souvent conditionnée en fin de cursus par l’obtention d’un bon score au TOEIC (Test of English for International Communication) ou à un autre test officiel. Il faut donc prendre cet élément en compte et travailler suffisamment l’anglais tout au long de son parcours !

Sur quels critères choisir son école ?

Les principaux critères à prendre en compte sont les suivants :

  • La reconnaissance du diplôme en France et à l’étranger ;
  • La sélectivité du concours d’entrée (on peut consulter pour s’en faire une idée les statistiques des concours) ;
  • Les spécialités proposées (mais aussi les contenus des enseignements, les options et spécialisations possibles, etc.) ;
  • Les partenariats mis en place par l’école (avec des universités étrangères ou des entreprises locales) ;
  • La durée totale des expériences professionnelles et internationales acquises à la fin du cursus ;
  • Le taux d’insertion professionnelle et les débouchés ;
  • Le bien-être et l’équilibre de l’étudiant, en prenant en compte l’éloignement d’avec la famille, qui peut être difficile à vivre pour certains, l’attractivité de la ville hôte, etc.

 

Par quelles voies peut-on intégrer une école d’ingénieurs ?

Il existe 2 voies principales pour intégrer une école d’ingénieurs :

  • Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Pour les bacheliers généraux, il existe 5 spécialités scientifiques de CPGE à l’issue de la terminale. Après les deux années de prépa, l’étudiant passe les concours d’entrée aux grandes écoles d’ingénieurs pour rejoindre leur cycle ingénieur.
  • Les concours « postbac ». La plupart des écoles d’ingénieurs postbac recrutent via des concours communs : un même concours permet donc de candidater à de nombreuses écoles en même temps. Il en existe plusieurs, et parmi les plus en vue les concours Advance, Avenir , Puissance Alpha et GEIPI Polytech.

Les deux modes d’accès ci-dessus sont de loin les plus courants. Les voies d’accès ci-dessous sont dites « parallèles ». D’après une enquête de la Conférence des grandes écoles (CGE), près de 20 % des étudiants en école d’ingénieurs sont issus des voies parallèles, soit après un DUT, BTS, prépa ATS ou une formation L2-L3.

  • L’université : il est possible d’intégrer une école d’ingénieurs à la suite de deux ou trois années de licence scientifique (mathématiques, physique, biologie, etc.) par l’une des voies d’admission parallèles proposées : le concours Pass’Ingénieur permet par exemple à des candidats ayant validé 120 crédits ECTS, soit un niveau licence 2, de concourir pour 27 écoles différentes. Pour les admissions parallèles, là encore la sélection s’applique par concours et/ou par analyse du dossier universitaire.
  • Les BTS et BUT (ex DUT): plusieurs concours passerelle à bac + 2 sont accessibles aux diplômés de ces formations, à condition que la spécialité de leur formation initiale corresponde à celle de l’école visée.

Les titulaires d’un BTSA, BTS ou DUT scientifique peuvent également intégrer une prépa ATS (Adaptation Technicien Supérieur), classe préparatoire d’une durée d’un an pour se préparer à des concours spécifiques. 

Quelles CPGE sont accessibles après un bac général et comment y être admis ?

Après un bac général, il existe 5 voies au choix en CPGE.

  • La prépa MPSI (mathématiques, physique, sciences de l’ingénieur)

C’est la voie la plus « matheuse » et aussi celle qui attire, avec la prépa PCSI, le plus grand nombre de candidats. Les matières principales sont donc les mathématiques et la physique. En 2e année, les élèves de MPSI accèdent, selon l’option choisie en cours de première année, à l’une des voies suivantes :

  • La prépa MP (mathématiques-physique) ou MP*
  • La prépa PSI (physique-sciences de l’ingénieur) ou PSI*

   Spécialités recommandées en terminale : mathématiques + physique-chimie + option maths expertes.

  • La prépa PCSI (physique, chimie, sciences de l’ingénieur)

Voie moins abstraite que MPSI, les travaux pratiques et dirigés y tiennent une place plus importante, ainsi que l’enseignement de la physique et de la chimie. Elle s’adresse donc aux élèves qui préfèrent l’expérimentation scientifique à l’abstraction. En 2e année, les élèves de PCSI accèdent, selon l’option choisie en cours de première année, aux voies suivantes :

  • La prépa PC (physique-chimie) ou PC*
  • La prépa PSI (physique-sciences de l’ingénieur) ou PSI*

   Spécialités recommandées en terminale : physique-chimie + maths ou SI et option maths complémentaires.

  • La prépa PTSI (physique, technologie, sciences de l’ingénieur)

Il s’agit de la voie où l’enseignement des sciences de l’ingénieur est le plus important. Elle est plutôt destinée aux élèves qui préfèrent le concret et sont intéressés par l’étude et la création de systèmes industriels dans les domaines de la mécanique et de l’électronique. En 2e année, les élèves de PTSI accèdent, selon l’option choisie en cours de première année, aux voies suivantes :

  • La prépa PT (physique-technologie) ou PT*
  • La prépa PSI (physique-sciences de l’ingénieur) ou PSI*

     Spécialités recommandées en terminale : physique-chimie + maths ou SI et option maths complémentaires.

  • La prépa BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre)

Appelée aussi prépa « bio-véto », elle s’adresse aux élèves qui sont à l’aise avec l’ensemble des matières scientifiques et ont un goût plus marqué pour les SVT. En 1re année, les matières principales sont les mathématiques et les SVT, à raison de 8 h par semaine pour chacune de ces disciplines. En 2e année, les élèves poursuivent leur scolarité en prépa BCPST.

Spécialités recommandées en terminale : SVT + physique-chimie ou mathématiques.

  • À partir de 2021, la prépa MPI (mathématiques, physique et informatique), destinée aux bacheliers généraux qui souhaiteront recevoir un enseignement renforcé en informatique (6 h par semaine).

Spécialités recommandées en terminale : mathématiques + NSI.

N.B. : Les classes prépas MP*, PC*, PT* et PSI* dites « étoiles » ou « étoilées » accueillent les meilleurs élèves de 1re année pour les préparer aux concours d’entrée des écoles les plus cotées.

L’admission se fait sur dossier via la procédure Parcoursup. Dans chaque établissement, une commission constituée des professeurs de la voie demandée examine les résultats et les appréciations du candidat sur les années de première et de terminale. Des critères de sélection plus précis peuvent figurer sur la fiche de présentation Parcoursup de la formation visée.

Quels débouchés selon les prépas ?

– Les prépas MP, PC, et PSI donnent accès, via les grands concours (X, Mines-Ponts, CentraleSupélec, les concours communs polytechniques, e3a, TPE/EIVP, Mines-Télécom, …) à la quasi-totalité des écoles d’ingénieurs. Le nombre de places offertes dans chaque groupe de concours et école diffère cependant selon la voie d’origine :

  • La prépa MP : voie d’excellence, elle bénéficie de quotas de places plus importants dans les écoles les plus prestigieuses (Polytechnique, Centrale, Ponts et chaussée, Mines).
  • La prépa PC est une voie d’accès privilégiée aux écoles de chimie.
  • La prépa PSI est un choix pertinent pour ceux qui visent une école spécialisée dans les domaines de la physique (énergie, électronique, mécanique…).

– La prépa PT débouche sur un concours commun spécifique donnant accès à plus d’une centaine d’écoles ; grâce aux nombreuses places qui lui sont réservées, elle est la voie royale pour entrer aux Arts et métiers.

– La prépa BCPST ouvre sur 3 concours qui donnent accès aux écoles vétérinaires ainsi qu’aux écoles spécialisées en agronomie, agroalimentaire, biologie et géologie.

Pourquoi choisir une CPGE ?

Il peut être intéressant de choisir une CPGE, où l’enseignement reste encore très théorique et général, plutôt qu’une prépa intégrée (c’est-à-dire deux années d’études postbac effectuées directement dans une école d’ingénieurs) si l’on souhaite :

  • Viser une grande école prestigieuse via les concours X, Mines ou CCP, qui donnent accès aux écoles les plus sélectives après une CPGE.
  • Se laisser encore du temps pour réfléchir avant de choisir une spécialité et de s’orienter par exemple vers une école d’informatique, de mécanique, de chimie en fonction de ses goûts et de ses résultats en prépa.
  • Acquérir une méthode de travail.

Comment choisir sa voie et/ou sa prépa ?

Pour bien choisir sa voie, mieux vaut :

  • Tenir compte de ses résultats mais aussi de ses goûts : à niveau égal, mieux vaut opter pour la voie qui favorise les matières que l’on préfère ; le plaisir est un moteur puissant !
  • Se renseigner sur les concours et les écoles accessibles selon les voies, affiner son projet professionnel.
  •  Comparer la sélectivité des voies en fonction des concours et écoles visées : le pourcentage de places par rapport au nombre d’inscrits peut être plus ou moins favorable.
  • Pour choisir sa prépa, il faut :
  • Se renseigner sur l’ambiance de la prépa et aller aux journées portes ouvertes.
  • Faire des choix cohérents en fonction de son dossier, sans se censurer ni se surévaluer.
  • Anticiper la question des transports : la distance trajet-domicile doit être raisonnable.
  • Penser à la possibilité d’être interne, statut qui peut grandement faciliter les conditions de travail.

La meilleure prépa n’est pas forcément la plus prestigieuse mais celle où l’on pourra donner le meilleur de soi-même pour travailler et progresser ! 

Faut-il avoir peur de la prépa ?

Beaucoup d’élèves s’attendent à vivre un enfer en prépa et hésitent, voire préfèrent renoncer à se porter candidats.

Bien sûr, faire une prépa exige des sacrifices : il faut travailler beaucoup et la vie sociale et personnelle s’en trouve forcément limitée. L’esprit de compétition de certaines prépas peut être stressant et les premières notes, souvent très inférieures à celles du lycée, décourageantes.

Toutefois, une scolarité en CPGE est (le plus souvent) une expérience très enrichissante dont on garde de bons souvenirs, pour au moins une de ces raisons :

  • L’ambiance de la classe est le plus souvent conviviale et solidaire (surtout si vous êtes interne).
  • Les enseignants sont brillants, dévoués à la réussite de leurs étudiants et très disponibles.
  • On y acquiert une rigueur et des méthodes de travail qui seront utiles toute la vie.
  • On y suit des enseignements intellectuellement stimulants qui amènent à repousser ses limites et élargir ses horizons.

Quelles sont les particularités des écoles d’ingénieurs postbac ?

Les écoles dites postbac proposent généralement deux premières années théoriques, communément appelées prépa intégrée, avant l’entrée en cycle ingénieur à partir de la troisième année. La continuité naturelle lorsqu’un élève entre en école postbac est qu’il suit tout son cursus dans l’établissement en question mais il lui est possible également de tenter des concours d’admission parallèles pour changer d’école en cours de cursus.

Il existe aussi des écoles ou universités organisées en réseau, proposant des cycles préparatoires communs (CPC) lors desquels les étudiants suivent pendant deux ans des enseignements généraux pour ensuite être affectés dans une des écoles du réseau, en fonction de leur classement.

Dans le cas de la prépa intégrée ou du cycle préparatoire commun, la scolarité s’organise donc classiquement en 2 + 3. Les trois dernières années correspondent au cycle ingénieur.

Les écoles d’ingénieurs postbac sont de deux natures :

  • les écoles généralistes qui dispensent les premières années un enseignement scientifique pluridisciplinaire à large spectre. L’étudiant a le temps d’approfondir son orientation en appréhendant par le biais des options et de ses stages son affinité avec les différentes disciplines. C’est à partir de la troisième année qu’il choisira une spécialité sectorielle ou fonctionnelle.
  • les écoles spécialisées qui proposent dès l’entrée une dominante d’enseignement orientée vers une spécialité scientifique (informatique, aéronautique, développement durable, etc.). Ces écoles dispensent une formation scientifique généraliste de qualité mais approfondissent dès la première année un secteur en particulier. Elles sont destinées aux étudiants ayant dès le lycée une idée précise de leur projet professionnel et de leur préférence sectorielle.

Comment intégrer une école postbac ?

Toutes les écoles d’ingénieurs postbac recrutent par le biais de Parcoursup. Dans tous les cas seront étudiés :

  • le dossier scolaire : les résultats (plus particulièrement dans les matières scientifiques), les appréciations des enseignants, et les notes du bac anticipé,
  • la motivation du projet renseignée dans Parcoursup,
  • la conformité du candidat avec les attendus de l’école.

À cette première sélection peuvent venir s’associer :

  • un concours écrit (épreuves scientifiques et parfois langues et français),
  • et/ou un concours oral (généralement un entretien de motivation).

Pour connaître les modalités d’admission d’une école en particulier, se renseigner directement auprès de l’établissement ou en se rendant sur son site Internet.

Les écoles postbac recrutant sur concours se regroupent souvent sous une même banque (en passant un même concours, on tente l’admission dans plusieurs écoles). Les écoles en concours propre (un concours pour une seule école) se raréfient.

Les plus grandes banques de concours Ingénieurs sont les suivantes :

  • Puissance Alpha, qui permet de se présenter à 15 écoles. Le concours comprend l’examen du dossier (les meilleurs dossiers, nommés « grands classés », sont dispensés des épreuves du concours et admis directement) et 4 épreuves écrites (mathématiques, sciences appliquées, anglais, connaissance verbale et linguistique).
  • Avenir, qui regroupe 7 écoles. Le concours comprend l’examen du dossier (les meilleurs dossiers, nommés « grands classés », sont dispensés des épreuves du concours et admis directement) et 3 épreuves écrites (mathématiques, sciences, anglais).
  • Advance, qui permet de se présenter à 4 écoles. Le concours comprend l’examen du dossier (les meilleurs dossiers, nommés « grands classés », sont dispensés des épreuves du concours et admis directement) et 3 oraux de 30 minutes chacun en maths, anglais et entretien de synthèse et de motivation.
  • Geipi Polytech, qui permet de candidater à 34 écoles dont certaines plus destinées aux bacheliers technologiques, via deux concours : l’un à destination des élèves de STI2D et STL qui consiste en un entretien oral de motivation, l’autre pour les bacheliers de la voie générale qui propose soit un entretien de motivation pour les « grands classés » (élèves dont le dossier scolaire est jugé très solide), soit, pour tous les autres candidats, 2 épreuves écrites, l’une obligatoire (mathématiques) et l’autre au choix (physique-chimie ou NSI ou SI ou SVT).

Pour plus d’informations (détails sur les écoles, coefficients des épreuves, calendrier des concours, consultation des annales etc.), il faut se reporter aux différents sites des concours. Il est à noter qu’Acadomia propose une préparation à ces concours qui permet d’optimiser largement les chances d’y réussir.

Quels débouchés après une école d’ingénieurs ?

Un ingénieur sera amené à travailler dans la branche d’activité dans laquelle il se sera spécialisé durant son cursus et qu’il aura côtoyée grâce à ses stages. Il pourra donc intervenir dans différents secteurs (ex : pétrochimie, informatique, télécommunications, optique, etc.), mais aussi dans différents services (recherche et développement, conseil et expertise, production) selon ses affinités et les opportunités au moment de sa recherche d’emploi. Il pourra également travailler à l’étranger.

Il occupe généralement des postes d’encadrement de projet et/ou de management.

Grâce au lien tissé avec le monde de l’entreprise, les écoles d’ingénieurs sont en capacité de dispenser des formations au plus près de la réalité du marché, ce qui a pour effet de favoriser le recrutement des diplômés. Ces écoles restent un tremplin indéniable vers l’emploi. L’enquête Insertion publiée en 2018 par la Conférence des grandes écoles annonce que 90 % des diplômés d’écoles d’ingénieurs trouvent un emploi dans l’année qui suit leur sortie d’école (62 % avant même la fin de leur cursus) et le plus souvent en CDI.

Le métier est rémunérateur puisque le salaire moyen d’embauche pour les jeunes diplômés est de 33 353 € bruts annuels hors primes.

Vidéo décryptage : La sélectivité en école d’ingénieurs en post-bac

Article de blog du jour :  Écoles d’ingénieurs : l’innovation pédagogique dans la pédagogie de l’innovation

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