Médecine : Focus sur les études de santé

Article mis à jour le 17 mai 2022 - 1 Commentaire(s)
On nomme « études de santé » le cursus débutant en deuxième année post-bac lorsque les étudiants entrent dans leur filière de spécialité entre les domaines MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapie).

 

Le parcours

On nomme « études de santé » le cursus débutant en deuxième année post-bac lorsque les étudiants entrent dans leur filière de spécialité entre les domaines MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapie).

Ces études se tiennent exclusivement à l’université mais font exception car elles ne suivent pas le plan européen du LMD (Licence-Master-Doctorat). Elles sont plus longues : 9 années post-bac pour devenir médecin généraliste et 10 à 12 pour pratiquer la médecine spécialisée (chirurgie, radiologie, pédiatrie, etc.). Leur singularité tient aussi au fait qu’elles associent l’acquisition des connaissances théoriques à la pratique hospitalière.

L’accès aux études de santé

La réforme des études de santé a sonné la fin du numerus clausus et de la PACES (première année commune) qui était jusqu’ici quasiment le seul parcours permettant d’accéder aux études de santé.

Désormais 3 voies d’accès sont possibles afin de diversifier les profils des futurs professionnels :

  1. Le PASS

Le Parcours Spécifique Santé ne peut se suivre que dans une université de Médecine. Il s’agit de la voie la plus proche de l’ex-PACES.

Le PASS correspond à une première année de Licence comprenant des enseignements « santé », dont les sciences fondamentales comme la biophysique ou la biochimie ainsi que les sciences médicales comme l’anatomie ou la physiologie. Le cursus inclut aussi au moins une discipline hors « santé » choisie par l’étudiant (droit, sociologie, maths, histoire etc.), des cours d’anglais, des modules de découverte des métiers médicaux, ainsi qu’une préparation au concours d’entrée en deuxième année.

La pédagogie y est très théorique et nécessite une grande force de travail ainsi qu’une excellente capacité de mémorisation car le par cœur y est roi.

A l’issue de l’année du PASS, deux cas de figure sont possibles :

  • L’année n’est pas validée ➔ l’étudiant ne peut passer le concours d’entrée en deuxième année et doit se réorienter en première année dans un autre cursus post-bac. Il repasse alors par la procédure Parcoursup. Il peut le cas échéant choisir de rejoindre une L.AS pour retenter sa chance.
  • L’année est validée ➔

– l’étudiant obtient une moyenne égale ou supérieure à la note plafond définie par son université et ils accède directement à la deuxième année MMOPK sans passer de concours complémentaire.

– l’étudiant valide son année sans atteindre la note plafond. Il peut alors candidater à l’entrée en études en santé. S’il réussit le concours, il intègre les études correspondant à son domaine de spécialité MMOPK. S’il échoue, il n’aura pas la possibilité de se réinscrire en PASS car le redoublement y est impossible. En revanche, il pourra intégrer la deuxième année de Licence correspondant à l’option qu’il a choisie, y compris en L.AS, ce qui lui ouvrira le droit de recandidater aux études de santé pour la deuxième et dernière fois après une ou deux années supplémentaires.

  1. La L.AS

La Licence Accès Santé correspond principalement à un univers « hors santé »  (licence d’économie, de physique, de droit etc.) sur lequel portent la majorité des enseignements suivis.

En complément, une option « accès santé » apporte des compétences nécessaires à la poursuite en études médicales (enseignements en sciences fondamentales et en sciences humaines et sociales relevant du domaine de la santé). L’option « accès santé » ne permet pas nécessairement de développer des compétences dans tous les domaines MMOPK, certaines universités ne proposant des options que pour un seul des cinq domaines par exemple. Le cas échéant, l’option n’ouvre droit à candidature que dans le domaine travaillé.

L’étudiant en L.AS est libre de passer le concours d’entrée en deuxième année MMOPK au moment qu’il désire durant ses trois années de licence.

  1. Les filières santé courtes (paramédical)

Tout comme pour les étudiants de L.AS, ceux engagés dans une filière paramédicale (infirmier, podologue, psychomotricien etc.) peuvent également candidater en études de santé après avoir justifié d’au moins une année post-bac validée. Cet accès par la voie paramédicale n’est toutefois pas permis dans toutes les académies.

Les études de santé

Les 2e et 3e années post-bac consistent en un approfondissement des enseignements, assorti de périodes de stages, notamment en soins infirmiers. À la fin de la troisième année, l’étudiant obtient son DFGSM (diplôme de formation générale en sciences médicales).

De la 4e à la 6e année, c’est l’externat consacré à la thérapeutique et à la prévention des pathologies. Les enseignements sont organisés en modules thématiques et en séminaires transversaux. À la fin de la 6e année, l’étudiant obtient son DFASM (diplôme de formation approfondie en sciences médicales).

À partir de la 7e année, c’est l’internat  qui dure de 3 à 6 ans selon la spécialité choisie. Les cours théoriques sont moins présents et l’étudiant est un membre à part entière de l’équipe médicale de sa structure.

Après avoir validé ses stages, ses enseignements théoriques et sa thèse d’exercice, l’étudiant obtient finalement le diplôme d’État de docteur en médecine et le DES (diplôme d’études spécialisées) dans la discipline suivie.

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L’admission

L’entrée en études de santé se fait par la réussite d’un concours à l’issue du PASS, d’une L.AS, voire d’un parcours paramédical.

L’étudiant peut choisir de passer un ou plusieurs concours dans les différents domaines que sont médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kinésithérapie.

Bien que le numerus clausus, très longtemps en place, ait disparu, la filière continue à sélectionner les élèves pour répondre à un principe de réalité (en effet, chaque année, 60 000 élèves candidataient en PACES -un chiffre qui devrait augmenter avec l’ouverture aux accès L.AS et paramédical-, alors que la capacité d’accueil en deuxième année n’est que de 12 000 places, tous métiers confondus). La sélection reste donc drastique et seuls 20% des prétendants au maximum réussiront à intégrer la deuxième année.

Cette sélection s’applique sur les résultats obtenus au contrôle continu et/ou aux partiels durant le PASS, la L.AS ou les études paramédicales, sur des épreuves écrites rédactionnelles ou QCM qui évaluent les sciences fondamentales, médicales et humaines, ainsi que sur des épreuves orales qui portent sur l’anglais et la découverte des métiers de la santé.

Les places disponibles ne sont pas équitablement réparties : environ 60% des places sont ouvertes aux candidats PASS, 30 à 35% aux candidats L.AS et 5 à 10% aux étudiants du paramédical. Cette répartition varie un peu selon les universités.

La candidature aux études de santé est limitée, dans tous les cas, à deux tentatives maximum.

Les débouchés

L’exercice de la médecine est multiple et varié et dépend de la spécialité et des aspirations du diplômé. Il est possible d’exercer en hôpital, en clinique, en cabinet libéral, en officine, en industrie, dans le public ou le privé… Bref, les opportunités sont très nombreuses et le chômage est quasiment inexistant !

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Commentaires
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1 Commentaire(s)
  • Dan123 Le 16 novembre 2021

    Toujours aussi scandaleux cette hyperselection pour accéder aux professions de santé alors que la France souffre d une pénurie dans ces domaines,le pire étant à venir avec le départ en retraite des medecins d avant le numerus clausus

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