Le droit, des études qui ne ressemblent à rien d’autre !

Article mis à jour le 6 janvier 2021
Le droit fait bien souvent rêver, beaucoup de choses se disent à son propos : le droit mène à tout, ce sont des études intellectuellement enrichissantes, c’est de la culture générale, une construction intellectuelle, un raisonnement logique…

Le droit fait bien souvent rêver, beaucoup de choses se disent à son propos : le droit mène à tout, ce sont des études intellectuellement enrichissantes, c’est de la culture générale, une construction intellectuelle, un raisonnement logique… des métiers souvent au service des autres, de la collectivité…

Les carrières qui s’offrent aux diplômés sont aussi passionnantes et attractives : avocat international, juge pour enfants, commissaire-priseur, juriste d’entreprise, commissaire de police, notaire, haut fonctionnaire, « grand ténor du barreau »… et c’est vrai, toutes donnent du sens au métier, à la mission.

Pourtant, au-delà de la vie passionnante d’un juriste, la réalité des études est différente, essentiellement parce qu’elles ne ressemblent à rien d’autre, et que bien souvent les jeunes bacheliers sont déroutés voire déçus par l’enseignement dispensé. En effet, même si parfois un apprenti ingénieur ou médecin rencontre des obstacles, il peut se raccrocher à une matière qu’il a rencontrée et maîtrisée au lycée (maths, physique, SVT, …). Ici, rien de tel, il s’agit d’apprendre l’histoire du droit de la Rome antique, d’interpréter un texte de loi, de décrypter une décision de justice, de mettre en application un article du code civil, de comprendre les mécanismes des finances publiques…

Ainsi, quelques écueils coexistent, qu’il faut surmonter :

Les études se déroulent à l’université, lieu d’autonomie, de prise en charge de soi et de ses études, d’organisation de son travail, de rigueur et de persévérance. Il faut être prêt à suivre aussi bien les cours en amphithéâtre de 1 000 étudiants que les travaux dirigés en petit groupe, et comprendre les enjeux des deux. La sélection existe, en cours et en fin de première année essentiellement ; il faut donc surmonter ce premier seuil.

Ensuite, l’acquisition du langage technique est longue et parfois déroutante ; en effet, qui sait ce que sont la jurisprudence, un titre exécutoire, une prescription trentenaire, surseoir à statuer, un ayant-droit ? Ce nouveau vocabulaire est le lot quotidien des apprentis juristes, il paraît rude et rend la compréhension des premiers cours difficile… et il faut l’avouer, elle est parfois source d’amusement quand, en fin de première année, on relit ses notes de rentrée …un vrai charabia !

D’autre part, les études de droit ne sont composées que de matières juridiques (hors sciences économiques et langues), pas d’échappatoire ni de diversion, du droit, rien que du droit, au moins les premières années.

Les cours et les travaux dirigés sont consacrés à l’étude du droit sous toutes ses formes, et à ses applications ; passionnants sont les décryptages de décisions de justice, l’interprétation de textes législatifs, la lecture de la nécessaire évolution des lois en fonction de l’évolution de la société, la difficulté de devancer cette évolution, mais aussi le droit international qui conditionne nos échanges, nos marchés et permet de confronter et de comparer différents systèmes législatifs, judiciaires, et politiques… bref, autant de découvertes et de compréhension des enjeux de nos existences particulières et collectives qui font de ces études un bouillonnement de connaissances extraordinaire.

Malgré et au-delà de ces écueils, les études de droit sont passionnantes, elles permettent la poursuite d’études dans d’autres filières (admissions parallèles en écoles de commerce après une licence par exemple), de se présenter à des concours, et elles aboutissent sur des métiers très variés, très différents, qui permettent à chacun de trouver sa voie. Le fil des études, sa progression au cours des années ouvrent des opportunités extrêmement larges, dans le secteur privé ou public, en qualité d’indépendant ou de salarié, de fonctionnaire… !

Certaines fonctions liées au droit sont sélectives, parfois par le biais d’un concours : commissaire de police, commissaire-priseur, fonction publique… et celle d’avocat passe par la réussite de l’examen d’entrée au CRFPA ; elles nécessitent souvent l’obtention d’un diplôme de master.

Enfin, c’est important, tous les secteurs, l’industrie, le sport, les start-up, les grandes entreprises, les études de commissaires-priseurs, les institutions judiciaires, les grands corps de l’État, l’événementiel… ont des juristes dans leurs rangs et recrutent ces jeunes spécialistes du droit régulièrement.

Alors pas d’hésitation si le droit est votre vocation, vous allez découvrir un monde merveilleux !

L'auteur
Elisabeth Laurent est responsable des partenariats et coordinatrice internationale chez Acadomia. Elle met en place des solutions éducatives pour les villes, bailleurs sociaux, grandes écoles et entreprises, et pour les familles expatriées à l’étranger.
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Elisabeth Laurent est responsable des partenariats et coordinatrice internationale chez Acadomia. Elle met en place des solutions éducatives pour les villes, bailleurs sociaux, grandes écoles et entreprises, et pour les familles expatriées à l’étranger.

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