Intégrer une école d’ingénieur

Article mis à jour le 11 février 2021
En France, un peu plus de 200 écoles délivrent le titre d’ingénieur après 5 années d’études supérieures.

Le parcours

En France, un peu plus de 200 écoles délivrent le titre d’ingénieur après 5 années d’études supérieures. Ce titre est accessible après avoir suivi une formation habilitée par la Commission des Titres d’Ingénieurs (CTI). La moitié de ces écoles recrute immédiatement après le baccalauréat, les autres à partir d’un bac + 2 validé (notamment CPGE scientifiques).

Les écoles dites post-bac proposent généralement deux premières années théoriques communément appelées prépa intégrée avant l’entrée en cycle ingénieur à partir de la troisième année. La continuité naturelle lorsqu’un élève entre en école post-bac veut qu’il réalise tout son cursus dans l’établissement en question, mais il lui est également possible de tenter des concours d’admission parallèles pour changer d’école en cours de cursus.

Il existe aussi des écoles ou universités organisées en réseau, proposant des cycles préparatoires communs (CPC) durant lesquels les étudiants suivent pendant deux ans des enseignements généraux pour être ensuite affectés dans une des écoles du réseau, en fonction de leur classement.

Dans le cas de la prépa intégrée ou du cycle préparatoire commun, la scolarité s’organise donc classiquement en 2+3 années. Les trois dernières années correspondent au cycle ingénieur.

Les écoles d’ingénieurs post-bac sont de deux natures :

  • les écoles généralistes qui dispensent les premières années un enseignement scientifique pluridisciplinaire à large spectre. L’étudiant a le temps d’approfondir son orientation en appréhendant, par le biais des options et de ses stages, son affinité avec les différentes disciplines. C’est à partir de la troisième année qu’il choisira une spécialité sectorielle ou fonctionnelle.
  • les écoles spécialisées qui proposent dès l’entrée une dominante d’enseignement orientée vers une spécialité scientifique (informatique, aéronautique, développement durable, etc.). Ces écoles dispensent une formation scientifique généraliste de qualité mais approfondissent dès la première année un domaine en particulier. Elles sont destinées aux étudiants ayant dès le lycée une idée précise de leur projet professionnel et de leur préférence sectorielle.

Les enseignements

Les deux premières années, une place centrale est donnée aux sciences fondamentales et théoriques (mathématiques, physique, sciences de l’ingénieur, informatique, chimie, etc.), et ce même dans les écoles dites spécialisées. L’objectif est d’approfondir les notions abordées au lycée pour acquérir le socle scientifique solide dont aura besoin un ingénieur quelle que soit sa spécialité. Lors de ces années de prépa intégrée, le programme et le rythme de travail sont proches de ce qui est demandé en prépa scientifique externe suivie en lycée (CPGE), bien que l’approche y soit plus concrète.

À partir de la troisième année interviennent les enseignements plus techniques qui permettront à l’étudiant de s’orienter progressivement vers un secteur précis.

Le programme laisse également une place significative aux compétences liées à l’environnement de l’entreprise qui sont également nécessaires au métier d’ingénieur : droit, ressources humaines, management, gestion, marketing, etc.

Enfin, des cours de langues permettent de préparer les tests d’anglais puisqu’un niveau certifié (TOEIC, IELTS, BULATS, etc.) conditionnera en fin de cursus la délivrance du titre d’ingénieur.

L’admission

Toutes les écoles d’ingénieurs post-bac recrutent par le biais de Parcoursup. Dans tous les cas seront étudiés :

  • le dossier scolaire : les résultats (plus particulièrement dans les enseignements de spécialité, préférentiellement scientifiques pour un élève souhaitant intégrer une école d’ingénieur), les appréciations des enseignants et les notes du bac anticipé,
  • la motivation du projet renseignée dans Parcoursup,
  • la conformité du candidat avec les attendus de l’école.

À cette première sélection peut venir s’associer :

  • un concours écrit (épreuves scientifiques et parfois de langues et français),
  • et /ou un concours oral (généralement un entretien de motivation).

Pour connaître les modalités d’admission d’une école en particulier, il convient de se renseigner directement auprès de l’établissement ou en se rendant sur son site Internet.

Les concours

Les écoles post-bac recrutant sur concours se regroupent souvent sous une même banque (c’est-à-dire qu’en passant un même concours, on tente l’admission dans plusieurs écoles). Les écoles en concours propre (c’est-à-dire un concours pour une seule école) se raréfient.

Les plus grandes banques de concours d’ingénieurs sont (liste non exhaustive) :

Puissance Alpha

Il permet de présenter 15 écoles (ex : ISEN, ELISA, ESIEE, etc.). Le concours comprend l’examen du dossier (les meilleurs dossiers, nommés « grands classés », sont dispensés des épreuves du concours et admis directement) et 4 épreuves écrites (mathématiques, sciences appliquées, anglais, connaissance verbale et linguistique).

Pour tous les candidats en Terminale générale en 2020-2021, les épreuves écrites sont remplacées par une seconde étude de dossier faite par les écoles. Cette étude comptera pour les 40% de la note correspondant aux épreuves complémentaires.

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Avenir

Il regroupe 8 écoles, (Ex : Esigelec, Estaca, EISTI, etc.). Pour les candidats de terminale générale, le concours comprend l’examen du dossier (les meilleurs dossiers, nommés « grands classés », sont dispensés des épreuves du concours et admis directement) et 3 épreuves écrites (mathématiques, sciences, anglais), sous forme de QCM. Les candidats de terminale STI2D, sont convoqués à un entretien après examen de leur dossier.

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Advance

Ce concours permet de se présenter à 4 écoles (EPITA, ESME, IPSA, SUP biotech). Le concours comprend l’examen du dossier (les meilleurs dossiers, nommés « grands classés », sont dispensés des épreuves du concours et admis directement) et 3 oraux de 30 minutes chacun en maths, anglais et entretien de synthèse et de motivation.

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Geipi Polytech

Il permet de candidater pour 34 écoles (ex : Sup Galilée, Télécom, Polytech, etc.) dont certaines destinées aux bacheliers technologiques, via deux concours : l’un à destination des élèves de STI2D et STL qui consiste en un entretien oral de motivation, l’autre pour les bacheliers de la voie générale qui propose soit un entretien de motivation pour les « grands classés » (élèves dont le dossier scolaire est jugé très solide), soit, pour tous les autres candidats, 2 épreuves écrites, l’une obligatoire (mathématiques) et l’autre au choix (physique-chimie ou NSI ou SI ou SVT).

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Pour plus d’informations (détails sur les écoles, coefficients des épreuves, calendrier des concours, consultation des annales, etc.), il convient de se reporter aux différents sites des concours.

Acadomia propose ici une préparation à ces concours qui permet d’optimiser largement ses chances d’y réussir.

Débouchés

Un ingénieur sera amené à travailler dans la branche d’activité dans laquelle il se sera spécialisé durant son cursus et qu’il aura côtoyée grâce à ses stages. Il pourra donc intervenir dans différents secteurs (ex : pétrochimie, informatique, télécommunications, optique, etc.) mais aussi dans différents services (recherche et développement, conseil et expertise, production) selon ses affinités et les opportunités au moment de sa recherche d’emploi. Il pourra également travailler à l’étranger.

Il occupe généralement des postes d’encadrement de projet et/ou de management.

Grâce au lien tissé avec le monde de l’entreprise, les écoles d’ingénieurs sont en capacité de dispenser des formations au plus près de la réalité du marché, ce qui a pour effet de favoriser le recrutement des diplômés. Ces écoles restent un tremplin indéniable vers l’emploi. Les enquêtes insertion annoncent qu’en moyenne 90 % des diplômés d’écoles d’ingénieurs trouvent un emploi au cours de l’année suivant leur sortie d’école (62 % avant même la fin de leur cursus) et le plus souvent en CDI.

Le métier est rémunérateur puisque le salaire moyen d’embauche pour les jeunes diplômés est d’environ 33 000 € bruts annuels hors primes.

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