Déterminer son orientation en terminale

Article mis à jour le 22 janvier 2020
La terminale est l’année des choix d’orientation définitifs. Si la réflexion a été menée suffisamment en amont, cette perspective ne devrait pas trop inquiéter.

La terminale est l’année des choix d’orientation définitifs. Si la réflexion a été menée suffisamment en amont, cette perspective ne devrait pas trop inquiéter. Mais si le projet postbac est encore vague, voire inexistant, il faut sans tarder mettre en oeuvre un plan de bataille pour y remédier.

Faire le point sur le calendrier

L’enchaînement des échéances laisse assez peu de temps pour se décider :

  • Avant le conseil de classe du premier trimestre, chaque élève devra renseigner une fiche dialogue. Elle vise à faire état de l’avancée de ses réflexions concernant son projet et à exprimer ses intentions d’orientation. Le conseil de classe en prendra connaissance et formulera au besoin conseils et recommandations.
  • Le 22 janvier s’ouvre la période des inscriptions sur Parcoursup. Les terminales ont jusqu’à mi-mars pour créer leur dossier et formuler de 1 à 10 voeux (et 20 sous-voeux) maximum.
  • Le 12 mars se clôture la procédure des voeux. Bien que les élèves aient jusqu’au 2 avril pour confirmer leurs voeux, il ne leur est plus possible d’en ajouter de nouveaux.
  • Après le mois de mars, les élèves qui n’auraient pas fait de choix n’ont donc plus guère d’options, si ce n’est d’attendre la procédure complémentaire de Parcoursup, mise en place à la fin du mois de juin. C’est ainsi au plus tard durant le premier trimestre de terminale que le projet professionnel, et donc d’études supérieures, doit être défini.

Réfléchir à son profil, ses envies

Si le projet n’est pas encore arrêté, il est essentiel de procéder rapidement à une réflexion introspective, première étape qui mènera aux choix d’orientation. Pour mieux se connaître et faire le lien entre son profil et les choix possibles, on peut se poser les questions suivantes :

  • Quelles sont les matières que j’étudie avec le plus de plaisir, et pourquoi ?
    C’est une des questions les plus simples pour trouver ou valider son projet : même s’il n’est pas facile de savoir ce que l’on veut faire plus tard, on sait au moins quelles sont ses matières préférées et celles dont on ne voudra plus entendre parler. On poursuivra la réflexion en s’interrogeant sur les raisons de ses préférences et de ses aversions.
  • Quels sont mes passe-temps favoris ?
    On ne souhaite pas nécessairement faire d’un de ses hobbies son métier, mais réfléchir aux activités qui procurent du plaisir, à ce que l’on fait uniquement par envie, est à explorer : le fait de préférer les activités manuelles ou les sports individuels peut par exemple être un indicateur précieux.
  • Quels sont les traits principaux de ma personnalité ?
    Il ne s’agit pas de faire la liste de ses qualités et de ses défauts, exercice toujours difficile, mais de s’interroger sur sa position parmi les grandes dichotomies de personnalité : suis-je plutôt extraverti(e) ou introverti(e), tourné(e) vers le concret ou l’abstrait, attaché(e) à mes habitudes ou avide de changement, méthodique ou désordonné(e), attiré(e) par les rôles de leader ou indépendant, sensible au stress ou placide, etc. On se demandera ensuite dans quelle mesure son profil est compatible avec les études envisagées.
  • Qu’est-ce que j’attends de ma vie professionnelle ?
    On s’interroge ici sur les représentations que l’on se fait de sa future vie professionnelle, sur ce que l’on en espère avant tout : être utile, ne jamais cesser d’apprendre, exercer des responsabilités, gagner beaucoup d’argent, prendre des risques, travailler à son compte, voyager, aider les autres… ?
  • Quels sont les secteurs professionnels qui m’attirent ? Quels sont ceux que je n’envisagerais à aucun prix ?
    Il existe des quantités de métiers, mais les secteurs professionnels ne sont finalement pas si nombreux et ils sont présentés dans tout site d’orientation, par exemple sur l’Onisep. En terminale en effet, l’idée n’est pas d’aller forcément jusqu’à définir un choix précis de métier : celui-ci s’affinera dans le supérieur par la découverte des disciplines de spécialité et par les expériences en stages, puis dans le monde du travail grâce aux opportunités d’embauche. Pour le moment, il peut être tout à fait suffisant de se demander si on se projette
    ou non dans le commerce, la communication, les assurances, le droit, le bâtiment, etc.
  • Quel est mon rythme de travail ?
    Certaines filières (les études de médecine, les prépas…) exigent une très forte capacité de travail. Il convient donc de s’interroger sur ses propres capacités et sur les « réserves » dont on pense disposer : est-il déjà difficile de faire face à la quantité de travail demandée en terminale ? Ai-je par ailleurs l’autonomie de travail nécessaire pour telle filière ?
  • Quelle durée d’études suis-je prêt(e) à envisager ?
    La durée des études supérieures peut être relativement courte (2 ans) ou très longue (8 ans ou plus). Si l’on souhaite des enseignements plus concrets et entrer rapidement dans la vie active, mieux vaut s’orienter vers une formation courte (BTS, bachelor, DUT). Il sera toujours possible ensuite de changer d’avis et de poursuivre son parcours grâce aux passerelles permettant de rejoindre d’autres cursus. À l’inverse, les études universitaires pouvant aller jusqu’au doctorat attireront les élèves avides de connaissances et intéressés par la recherche.
  •  Quel est mon degré d’autonomie, de quel encadrement ai-je besoin ?
    Les BTS, les prépas et dans une moindre mesure les écoles postbac et les DUT proposent un suivi régulier de leurs étudiants, assez proche de ce qui se pratique au lycée. Les promotions réduites facilitent en outre la socialisation. L’université, qui laisse beaucoup plus de liberté, convient davantage aux personnalités indépendantes et capables d’autodiscipline.
  •  Quels sacrifices suis-je prêt(e) à faire ?
    Il faut ici se demander si on est en mesure de travailler beaucoup, quitte à tirer un trait sur les sorties entre étudiants ? À consentir des efforts financiers, à travailler durant ses vacances si la formation visée est coûteuse ? À partir pour une autre région, bien loin de sa famille et de ses amis ? Il est important de réfléchir à l’impact de ses choix sur sa future qualité de vie.

Explorer le champ des possibles

Les moyens de se renseigner sur l’ensemble des formations accessibles après la terminale sont nombreux :

  • Internet regorge de sites consacrés à l’orientation. Pour obtenir des informations précises et fiables sur les filières et leurs procédures d’admission, mieux vaut consulter des sites publics ou reconnus : education.gouv,Onisep, l’Étudiant, Studyrama, Diplomeo, Digischool.
  • Par ailleurs, des vidéos de métiers permettent de découvrir différents secteurs d’activité et de se projeter dans l’exercice d’une profession sur Onisep TV, lesmétiers.net, lecanaldesmétiers.tv ou jobteaser.com.
  • Les interlocuteurs de l’orientation : conseillers au lycée, professeurs principaux ou conseillers des CIO sont autant de personnes qui peuvent enrichir la réflexion en apportant principalement de l’information à propos du monde du supérieur.
  • De multiples salons et forums de l’orientation se tiennent partout en France à partir du mois d’octobre. Les universités, les IUT, les écoles publiques et privées, etc., viennent y présenter leurs formations. S’y rendre permet de vérifier les informations trouvées sur Internet, de poser des questions et pourquoi pas d’élargir ses horizons.
  • Les semaines de l’orientation, organisées dans chaque établissement en novembre et en janvier-février, sont l’occasion d’échanger avec les équipes pédagogiques de l’établissement, de rencontrer des acteurs de l’enseignement supérieur pour mieux connaître les différentes filières de formation, ou encore de communiquer avec des acteurs du monde professionnel.
  • La plateforme Parcoursup ouvre dès le 20 décembre afin de permettre aux élèves de consulter l’offre de formations dans son ensemble et de prendre connaissance des contenus, attendus, débouchés professionnels et critères d’examen des dossiers des formations envisagées.
  • Les journées portes ouvertes des établissements supérieurs permettent d’explorer « sur le terrain » : c’est l’occasion de visiter des locaux, de rencontrer enseignants et étudiants pour savoir si l’on parvient à se projeter dans une formation.
  • Les journées d’immersion proposées dans la plupart des établissements permettent enfin de profiter d’une expérience encore plus approfondie que les portes ouvertes : découvrir les différents cursus proposés par l’établissement, assister à des cours, prendre connaissance des services de l’établissement (insertion professionnelle, logement, activités sportives, associations, etc.).

Obtenir l’aide de professionnels de l’orientation

Que faire si, malgré les réflexions et les démarches entreprises, aucune idée concrète de projet ne germait ? Pour éviter de se retrouver acculé et contraint de choisir une orientation par défaut, il est essentiel de se tourner suffisamment tôt (durant le premier trimestre) vers une aide professionnelle et individualisée. Cet accompagnement, dépassant largement le simple apport d’informations, est un véritable coaching avec tests de personnalité et entretiens personnalisés à l’appui qui permet d’aboutir à l’identification d’un projet motivant.

Acadomia propose ainsi plusieurs solutions d’accompagnement encadrées par des professionnels de l’orientation, afin de répondre aux différents besoins de chaque élève.

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