Anticiper ses choix d’orientation en première

Article mis à jour le 15 janvier 2020
La première est l’année idéale pour entériner son projet d’orientation : moins lourde en matière de décisions.

La première est l’année idéale pour entériner son projet d’orientation : moins lourde en matière de décisions – les spécialités ou la série de première ont été choisies l’année d’avant, tandis que les voeux postbac le seront l’année suivante –, cette période de transition permet d’aborder le sujet avec plus de tranquillité et de temps.

Voici nos conseils pour profiter de cette période de réflexion et aborder sereinement l’heure des choix définitifs de terminale :

Dès le premier trimestre

Se donner les moyens de ses ambitions

Pour avoir le plus large choix possible en terminale, il est important de faire une bonne année de première :

les bulletins des trois trimestres de l’année seront en effet pris en compte dans le dossier d’admission postbac. Il s’agit donc de se mettre au travail dès le début de l’année afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles. Cela permettra aussi d’aborder sereinement, dès janvier, les premières épreuves de contrôle continu du baccalauréat, comptant pour 40 % de la note finale.

Chercher à se connaître

Les résultats scolaires, s’ils sont importants, ne doivent pas être utilisés comme seul critère de sélection d’une orientation : il faut aussi prendre le temps de s’interroger vraiment sur ses goûts et ses priorités, ses atouts ou ses faiblesses, pour choisir une voie qui corresponde suffisamment à sa personnalité. Faire le point sur ses compétences (matières fortes, façon de travailler, qualités reconnues par les proches…) et ses appétences (matières préférentielles, activités extra-scolaires, rêves, ambitions…) est indispensable. Par ailleurs, l’image que l’on a de soi n’est pas nécessairement celle qu’en a l’entourage : les échanges sur ce sujet peuvent être éclairants.

Faire de son orientation une affaire personnelle

Il est important de s’investir suffisamment tôt dans son orientation, mais aussi de s’investir vraiment. De nombreux dispositifs sont proposés comme aide à la réflexion (CIO, conseiller d’orientation des établissements, sites Internet d’orientation, etc.), mais celle-ci doit surtout se fonder sur des démarches personnelles.

Être curieux et actif est indispensable pour réussir son orientation : aller chercher l’information, se déplacer, questionner, effectuer des stages… Et c’est une excellente habitude à prendre avant l’entrée dans le supérieur, où il est crucial de savoir se prendre en main !

Profiter des semaines de l’orientation

En novembre (mais aussi en janvier-février) sont organisées dans chaque établissement les semaines de l’orientation. Si celles-ci sont en priorité destinées aux terminales, les élèves de première sont invités à y participer pour nourrir leur réflexion. Elles sont par exemple l’occasion de rencontrer des représentants d’universités ou d’écoles (enseignants, élèves ou anciens élèves).

Ces semaines de l’orientation viennent compléter l’AP (accompagnement personnalisé) qui, en première, consacre environ 15 heures à l’approfondissement des réflexions d’orientation : des séquences pédagogiques sont organisées pour s’informer sur les métiers, les formations et affiner le projet professionnel.

Se rendre aux salons de l’orientation

Ces rendez-vous, organisés à partir du mois de novembre, sont l’occasion de s’informer sur un grand nombre de formations supérieures : les universités, les IUT, les écoles publiques et privées, etc, viennent y présenter leurs formations. S’y rendre permet de vérifier les informations trouvées sur Internet, de poser des questions et pourquoi pas d’élargir ses horizons. L’abondance de l’offre peut dérouter : préparer sa visite est donc indispensable afin qu’elle ne soit pas une perte de temps.

À partir du deuxième trimestre

Anticiper le choix des spécialités de terminale

Au cours du deuxième trimestre, chaque élève de première générale devra choisir les 2 spécialités qu’il souhaite conserver en terminale, la spécialité abandonnée faisant l’objet, lors du 3e trimestre, d’une épreuve comptant pour le contrôle continu. Ce choix détermine en partie le champ des possibilités postbac. Pour s’en faire une idée, on peut consulter le site Horizon 2021, qui permet de tester des combinaisons de spécialités afin de savoir à quelles formations ou métiers elles peuvent mener.

Participer aux journées portes ouvertes

Aller « sur le terrain », c’est-à-dire se rendre aux journées portes ouvertes des établissements supérieurs que l’on envisage d’intégrer après le bac, est particulièrement riche d’enseignements : c’est l’occasion d’assister à des cours, de visiter des locaux, de rencontrer enseignants et étudiants pour savoir si l’on parvient à se projeter dans une formation.

Solliciter les enseignants

Les enseignants sont des interlocuteurs précieux pour discuter de son projet, et pas uniquement pour savoir si son niveau scolaire correspond à la filière envisagée. Ils sont aussi là pour guider, encourager, renseigner sur tel ou tel établissement postbac, qu’ils peuvent connaître grâce aux retours de leurs anciens élèves. Le conseiller d’orientation de l’établissement est également une aide.

Démythifier le monde du travail

Cet univers peut sembler lointain, fermé, voire effrayant. Entrer en contact avec des professionnels, évoquer la réalité concrète de leur quotidien, est le meilleur moyen pour corriger ses représentations. Outre les forums des métiers organisés par certains lycées, la famille et l’entourage peuvent servir d’intermédiaires.

Au troisième trimestre

Se rassurer

Au troisième trimestre, le projet ne sera peut-être pas encore très clair. L’idéal serait d’avoir déterminé 3 à 4 secteurs d’activité de prédilection, qui seront encore réduits durant le premier trimestre de terminale. Choisir une orientation à 17 ans est difficile et il est normal d’hésiter, de craindre de ne pas trouver « sa voie ». Or se tromper n’a rien d’irrémédiable : des solutions existent pour les étudiants qui souhaitent se réorienter en cours d’année.

Par ailleurs, une année postbac qui n’aboutit pas ne doit pas être vécue comme un échec, mais comme le moyen d’en apprendre plus sur soi et ses préférences. Donc même si la définition de son projet d’orientation est un sujet essentiel à ne pas prendre à la légère, il ne doit pas devenir source d’anxiété.

Faire appel à des professionnels de l’orientation

Beaucoup d’élèves et de familles ressentent pourtant cette forte pression qui peut entraîner un sentiment d’angoisse : et si après avoir visité de nombreux sites Internet, écumé tous les lieux d’information, amassé les brochures, tout restait flou ? Pour sortir d’une irrésolution qui peut être paralysante pour la scolarité, il est utile de se tourner vers une aide professionnelle et individualisée, avec tests et entretiens personnalisés à l’appui. Acadomia propose ainsi plusieurs solutions d’accompagnement encadrées par des professionnels de l’orientation, afin de répondre aux différents besoins des élèves.

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