Sport de haut niveau et études, faut-il choisir ?

Article mis à jour le 15 janvier 2020
Le double projet est aussi essentiel à l’épanouissement individuel du sportif qu’à sa tranquillité psychologique.

Le double projet est aussi essentiel à l’épanouissement individuel du sportif qu’à sa tranquillité psychologique. Il est même bénéfique à ses résultats et ses objectifs sportifs, qu’ils soient nationaux, européens, internationaux ou olympiques. 

Les champions de demain sont sur les bancs de l’école aujourd’hui. Philippe Coléon l’affirme haut et fort : « Si nous souhaitons qu’ils se révèlent, nous devons éviter qu’ils aient à choisir entre leur école et leur sport et créer un cadre adéquat pour les attirer au plus haut niveau dans les meilleures conditions. » Et il y a urgence à agir. 

Les études démontrent qu’en moyenne 30% des jeunes sportifs entre 10 et 17 ans abandonnent le sport chaque année parce qu’ils n’arrivent pas à concilier leur pratique avec leurs études (Selon le think-tank Sport & Citoyenneté, 2015). 

Si la France a longtemps été à la pointe de cette double exigence de réussite éducative et sportive, elle fait face aujourd’hui à une remise en cause de son modèle du double projet, dans un contexte de concurrence internationale intensive. Les dispositifs actuels permettant le double projet sont perfectibles et favorisent fréquemment le « système D ». 

Les sections sport-études, classes à horaires aménagés que met à disposition l’Éducation nationale, fonctionnent bien mais sont insuffisamment nombreuses sur le territoire ou trop ciblées sur certaines disciplines sportives pour répondre à la demande. 

Ajoutons qu’en dehors des classes à horaires aménagés, les clubs et centres optent pour des méthodes d’enseignement variées mais très aléatoires (lobbying auprès des établissements pour réussir à aménager les horaires scolaires ; CNED à temps complet ou « mi-présentiel/mi-CNED » grâce au recours à des instituts/organismes privés ou à des accords locaux avec des établissements). 

Quant aux centres de formation des clubs sportifs (116 aujourd’hui agréés par le ministère des Sports), ils manquent de moyens financiers pour développer l’enseignement scolaire ou professionnel en vue d’une reconversion. 

L’enjeu pour les clubs sportifs professionnels étant le maintien ou la disparition pure et simple de leurs centres de formation (qui ne sont pas obligatoires), la tentation peut être grande de les supprimer pour raisons financières. 

Acadomia propose donc une solution alternative et réinvente le double projet. 

L’idée est simple : bâtir des partenariats entre nous et des structures sportives en faisant en sorte que l’apprentissage soit le plus adapté possible aux jeunes sportifs. 

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